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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 10:54

COMMENTAIRE : Voici un commentaire d'un de mes plus fidèles lecteurs, Mwangou, qui confirme que toute la classe politique, à toutes les époques, est coupable d'avoir tiré le pays vers le bas, vers la division ou vers la décadence en l'appauvrissant et en y instaurant des antivaleurs comme normes à la place des valeurs. Tant que les crocodiles et les éléphants seront dans nos "fleuves et nos forêts politiques", le Congo ne sera jamais en paix.

En commentant l'article que l'on trouve à l'adresse suivante, http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/2015/05/video-les-consultations-pour-la-mort-de-la-nation-et-de-l-etat-ont-commence.html      il a écrit un texte qui mérite d'être lu par tous, dans la mesure où il fait montre d'une analyse de notre politique qui apporte de l'eau à mon moulin. TOUTE LA CLASSE POLITIQUE DEPUIS YOULOU JUSQU'A SASSOU EN PASSANT PAR MASSAMBAT-DEBAT, MARIEN NGOUABI, YHOMBI ET LISSOUBA, EST COUPABLE D'AVOIR TIRE LE PAYS VERS LE BAS. ILS DOIVENT DONC TOUS RENDRE DES COMPTES. Vous me direz que certains sont morts ; à ceux-là, nous demanderons aux historiens d'établir leurs responsabilités. Massambat-Débat que je considère comme le meilleur président du Congo - pour le moment - a péché par sa JMNR, entre autres choses. Oui, Pascal Lissouba a aussi sa part de responsabilité, lui et son entourage qui l'a entraîné dans sa violence. Vous comprenez pourquoi j'estime que toute cette classe politique, plutôt cette classe "pourritique", doit quitter l'arène de la gestion des affaires de la cité si leur culpabilité est établie : il faut qu'ils soient tous jugés et rétranchés de l'espace politique national pour que le Congo connaisse enfin la paix et le développement. LES COUPABLES DOIVENT PERDRE LEURS DROITS CIVIQUES ET NE PLUS JAMAIS EXERCER UNE ACTIVITE POLITIQUE OU PUBLIQUE. A voir pérorer d'anciens ministres et d'anciens responsables politiques, qui portent aujourd'hui la veste d'"opposants", m'horripile car ils ont été les incendieurs à un moment ou à un autre de notre histoire politique nationale, et voilà qu'ils jouent aux pompiers - alors qu'ils appartiennent à la même race politique que Denis Sassou Nguesso, la race des "POURRITIQUES" et des "POLITICHIENS". Si nous ne leur demandons pas des comptes, comment pouvons-nous espérer nous débarrasser de cette classe politique corrompue liée par les liens de la franc-maçonnerie, de la sorcellerie, de l'ethnie, de la famille, etc. ? En effet, ils squattent la haute sphère politique pour certains depuis près de cinquante ans !

                                                               *

Bjour LDM! on ne comprend pas grand chose de ce texte et/ou consultation. Mais si on essaie de suivre, je pense que "CE N'EST PAS SASSOU NGUESSO QUI A TUE LA NATION ET/OU L'ETAT...IL A ENFONCE LE CLOU; LA DÉRIVE POUR UNE MORT DE LA NATION ET DE L'ETAT A ÉTÉ ENTAMÉE PENDANT LA TRANSITION JUSTE APRES LA CNS 1991, ET ACCÉLÉRÉE PAR LA POLITIQUE DU PREMIER PRESIDENT ÉLU P. LISSOUBA". Sassou Nguesso le tribaliste, a été réconforté dans sa foi, par ce qu'on observera entre 1992 - 1997. Bien des intellectuels qui sont devenus si saints, doivent aussi en assumer la responsabilité : On se souviendra que mêmes les actes de la CNS, ont été magistralement refoulés par le Professeur Président ; on se souviendra que c'est pour les avoir ignorés que la politique s'est dévoyée, qu'Ondongo ministre des finances, répond au Parlement aux questions dans le sillage de la méthode UPADS Moungounga Nguila, que si Lissouba parlait pour exposer le NIBOLEK, Sassou Nguesso parle peu, mais a donné effectivement la priorité du développement à sa région (je ne discute pas de la qualité!)...L'ethnisation du pouvoir a été le socle de la politique sous LISSOUBA...et les intellectuels de l'upads ont éclairé les intellectuels du PCT... Bon !  Il y a peut-être excès...

Si en 1972-73, Ngouabi fait tonner les canons dans le Pool, en 1986, Sassou Nguesso fait tonner les mêmes canons dans la Cuvette, sa région et curieusement, après la CNS, c'est bien Lissouba qui fait tonner les canons dans la ville, semble t-il avec des prétentions sur le reste du pays, ce qui donnera des idées à Sassou Nguesso de reprendre ce flambeau des canons qui tonnent dans la ville et dans les régions qu'ils considèrent comme lui étant naturellement hostiles. ET NOUS ÉTIONS TOUS EN ADMIRATION PAR NOTRE NEUTRALITÉ...

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 22:14

L'Afrique a besoin de regarder en arrière pour comprendre d'où elle vient et où elle va. Ce n'est qu'en  scrutant son passé qu'il lui sera possible de voir les forces qui la poussent en avant pour la contrôler - sans qu'elle sache où elle va. Or, elle s'y refuse et tant que ce sera le cas, rien ne sera résolu. ON NE COMBAT PAS LES FORCES QUI VOUS RETIENNENT CAPTIFS SI ON LES IGNORE. TOUTE LIBERATION COMMENCE PAR UNE PRISE DE CONSCIENCE. ET QU'EST DONC LA PRISE DE CONSCIENCE SINON LA DISTINCTION DE CE QUI CONSTITUE L'ETRE VERITABLE ET CE QUI LE CORROMPT ? ACCULTURATION, ALIENATION, MANIPULATION, DOMINATION, VOILA LES MAUX QUI MINENT L'ETRE ATAVIQUE AFRICAIN. IL NOUS FAUT UN REPERE QUE L'AFRIQUE A PERDU. L'HYBRIDISME IDENTITAIRE CARACTERISE L'AFRICAIN QUI NE SAIT PAS COMMENT EN SORTIR. NOUS DEVONS REAPPRENDRE A REDEVENIR NOUS-MEMES. 

Qui étions-nous vraiment avant toute pollution identitaire ? Que sommes-nous devenus depuis lors ? Et pourquoi ? Comment redevenir soi ou l'art de sortir de la fascination de la civilisation du matérialisme triomphant ? Comment se " deshybrider " sans se couper du monde totalement connecté ? Questions à résoudre en tenant compte de tout ce qui nous aveugle depuis plus de six siècles. Il faut un vrai dépassement pour trouver l'être dans la gangue des ajouts culturels qui se sont accumulés au cours des siècles. Sans fond d'identité propre, nul développement véritable possible.

Les chaînes de la servitude ne sont plus au niveau du pied et des mains mais dans la tête et on se les met tout seul au travers de l'éducation, de la culture, de la consommation. On consomme la culture d'autrui comme on consomme la tomate importée. La délivrance de l'Afrique est, à mes yeux, la chose la plus difficile à réaliser. Ce challenge commencera par une véritable prise de conscience. Redevenir producteur de sa propre culture suppose une redécouverte de notre culture passée qui définissait nos ancêtres.

KIMUNTU, LA RACINE DE L'ETRE PRIMORDIAL EST PERDUE QUELQUE PART DANS NOTRE SUBCONSCIENT. NOTRE METAMMORPHOSE EST A LA FOIS SIMPLE ET COMPLEXE : REDEVENIR NOUS-MEMES. SIMPLE PARCE QUE LA TRANSFORMATION SE FAIT AU-DEDANS DE NOUS SELON NOTRE PROPRE MOTIVATION, COMPLEXE PARCE QUE NOUS AVONS PERDU LE CODE ORIGINEL DE NOTRE PROPRE IDENTITE. S'AUTO-TROUVER. SE RETROUVER. UNE REPROGRAMMATION. UNE CONFORMATION. TELLE EST LA QUETE.

Le temps des interrogations décisives approche. Si on l'esquive, on perpétuera un cycle qui dure depuis plus d'un demi-siècle en ce qui concerne les indépendances mais qui remonte à 1482 en ce qui concerne le royaume du Kongo sur les plans culturel et identitaire. Ce millénaire sera celui du réveil de la vraie conscience africaine ou ne sera pas. LES SOLUTIONS AU PRESENT SONT A TROUVER AU PASSE. EN NOUS. Une dialectique qui fait doucement son chemin. Espérons qu'elle n'aboutisse pas trop tard. COMPRENNE QUI LE POURRA...

                                      Lyon, le 22 mai 2015.

      LION DE MAKANDA MWAN' MINDZUMB'

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 21:06

LE PARTI DU PEUPLE

LE PAPE

 

PARTI HUMANISTE PAR EXELLENCE

 

PRESIDENCE

 

 

 

DECLARATION DU PRESIDENT DU PARTI DU PEUPLE
LE PAPE


A L’OCCASION DE L’INVITATION DES FORCES VIVES DU CONGO, Y COMPRIS LES PARTIS POLITIQUES, PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CONGO POUR UNE COMMUNICATION SUR LA VIE DE L’ETAT ET LA NATION (Communiqué du 18 mai 2015 du Ministre d’Etat Directeur de Cabinet).

 

 

Le Président du Parti du Peuple-Le PAPE, saisit cette occasion pour appeler l’attention des militants de son Parti et le peuple congolais sur les enjeux qui se dessinent derrière ces rencontres envisagées par Monsieur le Président de la République, Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, par une observation sur la procédure de convocation et sur le véritable enjeu.

 

  1. Observation sur la procédure de la convocation.

 

Semblent être en cause la Nation et l’Etat dont le chef de l’Etat est le garant. Nous imaginons qu’il y a certainement des problèmes au niveau de ces deux entités, et qu’il lui paraît nécessaire d’informer le peuple congolais et d’obtenir des solutions éventuelles. Mais, est-ce que c’est par la consultation de chaque parti politique, de chaque institution prise individuellement, de chaque association civile ou religieuse, que de tels problèmes peuvent être abordés et résolus ? De quoi souffrirait l’Etat ou la Nation Congolaise  dont la solution serait trouvée auprès d’un Parti ou association pris individuellement même si on les alignait à la queue le leu ?

En effet, la Nation Congolaise qui n’existe pas encore par manque d’une politique véritable de construction d’une Nation, et l’Etat congolais segmenté, quadrillé, finalement occupé par le pouvoir, posent effectivement problème. Nous aurions souhaité que le Président de la République pose le problème aux institutions habilitées à recevoir ses aveux d’impuissance et d’inefficacité de sa politique. Le peuple congolais serait informé et, ensemble, nous chercherions des solutions. Dans une démocratie, les institutions pour accueillir un tel évènement serait le Parlement (l’Assemblée Nationale et le Sénat).

Mais on sait que la préoccupation du président SASSOU reste celle de vouloir modifier ou changer la constitution, sa propre constitution taillée sur mesure, afin de se donner d’autres mandats présidentiels. Cette technique d’organiser des entretiens presque privés avec chaque responsable des Forces Vives n’a pour objectif que de segmenter, diviser, en fin de compte quadriller, occuper et contrôler la classe politique au Congo, avec à la fin de l’opération, en plus de la victoire, la satisfaction d’avoir muselé les Forces Vives du pays. A vous-même de juger cette manière de traiter l’opposition de son pays.

C’est pourquoi, à partir de l’évocation par monsieur le Président SASSOU NGUESSO de la vie de la Nation et de l’Etat, nous prenons acte avec lui que ces deux Institutions posent problème au Congo.

 

  1. De la Nation et de l’Etat

 

L’observation de notre vie nationale permet de relever trois facteurs qui contrecarrent nos performances : l’absence d’une option véritable du développement, l’absence d’une volonté réelle de construire la Nation et le blocage du pays et donc de l’Etat dans son rôle de stratège par une élite corrompue et finalement inefficace. Parlons de la situation de l’Etat et de la Nation en question :

1-L’absence d’une volonté réelle de construire une Nation.

Nous avons hérité de la colonisation non pas d’une Nation, pour n’avoir pas toujours fait des choses ensemble avant la colonisation, mais des ethnies parfois de cultures différentes et mêmes opposées, le tout tenu par une administration coloniale conçue pour les besoins de celle-ci. Tout pouvoir qui venait après la colonisation avait pour mission de construire une Nation avec comme support un Etat de Droit. Le Congo aujourd’hui c’est 342.000 km2, à peine 4.000.000 d’habitants et 52 ou 53 ethnies, la question que l’on peut se poser présentement c’est : quel est le niveau d’intégration de ces 52 ou 53 ethnies dans l’ensemble du pays, autrement dit de la Nation congolaise ? Lorsqu’un pouvoir s’organise à construire quelques ilôts de bonheur dans une vaste pauvreté, on ne peut prétendre qu’on a construit une Nation. La politique de la Municipalisation accélérée, hormis la fonction paternaliste et ostentatoire pour fasciner, manipuler le peuple, a-t-elle vraiment aidé au désenclavement du pays et à l’intégration des populations ? Nous disons que non !!! c’est un constat d’échec, notre jeunesse est toujours désœuvrée puisqu’on ne crée toujours pas d’emplois, même les maladies endémiques ont ressurgi.

Le modèle de la construction nationale suppose que le pays soit envisagé par les dirigeants comme un espace humain là où vivent les hommes et non seulement les animaux. Si cet objectif n’est pas atteint, on ne peut se prévaloir d’avoir construit une Nation. C’est le problème réel qui se pose à la gouvernance de monsieur SASSOU qui dure depuis des décennies.

 

2- Blocage du pays et donc de l’Etat dans son rôle de stratège par une élite corrompue et finalement inefficace.

 

Les concepts comme Etat, Administration, Constitution, etc.., si on n’a pas le réflexe immédiat de se dire qu’il s’agit en fait des hommes qui animent ces institutions, on se perd. Pour que un Etat fonctionne, soit impersonnel, rende des services à tous ceux qui en ont besoin, il faut que les animateurs de ces institutions soient compétents au sens générique du terme, pas seulement professionnel ou technique, mais aussi déontologique par le respect des règles morales que leur impose l’exercice de leur fonction.

Or au Congo, depuis le mouvement des 13, 14, et 15 aout 1963, un système politique donné, froid, insensible s’est construit patiemment, au grès de ses luttes et de ses contradictions internes, ce système a secrété des techniques d’actions et de culture d’Etat qui sont toujours présents et qui se reproduisent depuis plus de 50 ans. Cet Etat se caractérise aujourd’hui par la violence de l’Etat ; une violence incarnée par les dirigeants de ce système. Le phénomène de la corruption et de l’enrichissement sans cause est devenu la valeur centrale de ce système. Le mode d’accès ou de recrutement se fait par simple reproduction. Quelle peut-être l’efficacité d’un tel Etat dans la construction d’une Nation ?

Et tout naturellement pour en être le chef éventuel, il faut pouvoir en être le connaisseur, celui qui sait exprimer et défendre ce système. Les actions de segmentation des administrations n’ont autre objectif que le contrôle du système. Vu l’inefficacité du système, le blocage du pays qu’il entraîne, quelle peut être la distance d’explication que peut prétendre le Président SASSOU par rapport à ce goulot d’étranglement de notre pays commun  depuis des décennies ?

 

Conclusion

 

C’est pour toutes ces raisons que s’il se pose aujourd’hui un problème de l’inadaptation de la constitution de 2002 aux nécessités du temps présent qu’évoque le Président SASSOU, les problèmes qui se posent à nous aujourd’hui sont plus larges et plus profonds que le seul problème de la révision ou du changement de la constitution.

Quand vous voulez réformer un système quel qu’il soit, il faut commencer par faire l’analyse de l’existant. De ce point de vue on s’apercevra que l’un des facteurs de blocage de notre pays c’est le rôle meneur du système par monsieur SASSOU depuis des décennies.

Dans les obligations qui s’imposent au président SASSOU, en tant que Chef de l’ETAT et Chef de la NATION, il y a l’obligation républicaine de respecter les INSTITUTIONS de son Pays. Le devoir de monsieur SASSOU aujourd’hui est de terminer son mandat en 2016 et de permettre que la vie nationale continue comme il a lui-même a su le dire : la vie doit continuer sans lui après son devoir accompli.

C’est ainsi que le Parti du Peuple- Le PAPE ne s’inscrit pas dans cette logique des rencontres segmentées avec monsieur SASSOU.

Les militants du Parti du Peuple-Le PAPE doivent se préparer aux assises de la Constituante qui est sollicitée par le pouvoir et l’ensemble de la classe politique. A la fin du mandat de monsieur SASSOU, s’ouvrira nécessairement une période transitoire qui posera fondamentalement l’ensemble des problèmes qui se posent à notre pays.

 

Fait à Paris, le 19 mai 2015

 

OTTA Jean Joseph William
Président du Parti du Peuple
Le PAPE

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 18:10

Il doit exister un seuil de supportabilité  de l'injustice et du mépris du peuple par la dictature. Oui, d'aucuns diront que la violence n'est pas une solution mais qui a commencé, hein ? Et depuis combien de temps ? N'entendez-vous pas tous ces Congolais que l'on violente gratuitement ? N'avez-vous pas entendu que même Sassou en avait assez de voir couler les larmes et le sang des autres ? N'est-ce pas un aveu de violence ? Désormais, même l'opération "Mbata ya Mokolo Sassou", qui n'a jamais eu lieu à Oyo, agresse des Ponténégrins. Qui a commencé la violence qui répond à la violence à sept mille kilomètres de Brazzaville ? La jeunesse exaspérée ou le régime des crocodiles du PCT qui ajoute de la violence à la violence, de l'injustice sur l'injustice ou du crime sur le crime ? Ah, j'oubliais ! Eux ont le droit à la violence légale et non légitime - même lorsqu'elle ne se justifie pas ! Il y a un temps où l'on doit dire : "SASSOUFIT" !  Que l'on s'entende bien : je ne cherche pas à justifier la révolte de mes cadets mais à comprendre leur rage devant l'immobilisme d'un peuple que les hommes politiques regardent mourir en silence, dans l'indifférence des puissants et la peur des affamés.

On entend : "C'est pour Régis Batola que l'on fait ça !" Régis Batola. Voilà ce que l'on sait du décès de ce jeune homme de vingt-huit ans : 

" BATOLA Régis, âgé de 28 ans et fils de BATOLA Placide menuisier-charpentier de profession, a trouvé la mort le 13 avril 2015 au Commissariat central de Pointe-Noire, où il était incarcéré depuis le 06 avril ; et interpellé le jour même dans la nuit à une veillée au quartier Mpaka, dans l’Arrondissement 3 Tié-tié. BATOLA Régis a été sous-alimenté et confiné plusieurs jours durant dans une cellule exigüe en compagnie d’autres détenus au commissariat central. Ces mauvais traitements ont conduit à son décès. Durant la même période, la RPDH a été informée du décès en détention de deux autres jeunes qui ont trouvé la mort dans les mêmes conditions au commissariat central.  Par ailleurs, la police pour brouiller les pistes, a tenté de déposer le corps de BATOLA Régis à l’hôpital A. SICE de Pointe-Noire, avant d’essuyer un refus catégorique de la part du personnel de l’établissement. C’est ainsi que le défunt a été conduit à la morgue" 'source : http://www.rpdh-cg.org/news/2015/04/25/congo-brazzaville-deni-du-droit-la-vie-et-atteintes-graves-aux-libertes)...

Ces jeunes révoltés, qui font entendre leurs voix en brisant quelques vitres qui seront vite réparées par monsieur Henri lopes tandis que la vie de Régis Batola est perdue à jamais - parmi tant d'autres que l'on tue de mille et une manières, que celui qui n'a rien à reprocher à la dictature de Sassou, une violence d'Etat qui tue pour un regard de travers ou pour la vente d'un DVD ou d'un CD, leur jette la première critique...

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 09:57

Ce 20 mai 2015, comme annoncées, les consultations pour "la vie de la nation et de l'Etat" ont débuté au palais présidentiel à Brazzaville. Si vous voulez comprendre le mode de pensée luciférien, il vous suffit d'inverser certains mots dans les intentions affichées. Lorsque Denis Sassou Nguesso parle de "vie de la nation et de l'Etat", il entend plutôt le contraire : la "mort de la nation et de l'Etat". De toute façon, l'Etat est déjà mort puisque privatisé. La nation agonise de sa complète déconnexion avec l'Etat assassiné depuis 1997. Nous mettons en ligne la première vidéo qui montre les premiers invités à la table du croque-mort des bords de l'Alima. Parfait Kolélas, Bokamba Ya Ngouma et Bounkoulou, entre autres.

Lorsque l'on ne soutient pas une action, on ne prend pas la peine d'aller sur place pour le dire : on se contente de le montrer. Certains parleront de "respect". Quel respect ? On ne doit respecter que le respectable. Comment respecter celui qui veut tuer votre pays et votre Etat ? Les mots et les actes doivent marcher en harmonie sans le moindre écart : dire ce que l'on fait, faire ce que l'on dit. Autrement, c'est de l'hypocrisie, de la manipulation...

En ce moment même, la réaction de nos jeunes frères sur la place de Paris n'a pas tardé : ils ont occupé l'ambassade du Congo en France, une ambassade dont le personnel serait en fuite - selon Brazza News. Nous attendons d'avoir plus d'informations...

 

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 20:43

Denis Sassou Nguesso a certainement prévu de prendre tout le monde de court en demandant à son directeur de cabinet, Firmin Ayessa, de publier un communiqué annonçant l'organisation de consultations populaires pour la MORT (et non la vie) de la nation et de l'Etat, ce 20 mai 2015, à peine deux jours avant l'événement - ce qui laisse peut de temps pour organiser un rassemblement de l'opposition. Cependant, la réaction n'a pas tardé à se manifester. Le FROCAD a décidé de ne pas céder à ce piège ridicule. Nous avons déjà demandé à ce que le FROCAD ne cède pas aux sirènes du dialogue. Oui, Si Denis Sassou Nguesso demeure de quelque façon au pouvoir, il faut craindre la mort de la nation et la mort de l'Etat, tout deux déjà agonisants. Il y a trop de gâchis tandis que notre peuple manque de tout. Les ressources fissiles ne sont pas éternelles. Un jour, il n'y aura plus de pétrole. Si rien n'est fait aujourd'hui pour arrêter ce système prédateur, dans dix ans, le Congo n'appartiendra plus aux Congolais (si ce n'est pas déjà le cas).

LA STRATEGIE EST SIMPLE : PAS DE CONSULTATIONS = PAS DE DIALOGUE. PAS DE DIALOGUE = PAS DE REFERENDUM.

Nous publions ici la liste de tous ceux qui ont apposé leur signature pour dire NON à ces consultations qui sont un prélude au dialogue. Tenez bon. Ne soyez pas des traîtres à votre propre pays. Il est temps de porter l'habit de la dignité en résistant aux pesanteurs de l'argent de la corruption, en surmontant les intimidations, en fermant les oreilles à tout discours visant à diviser le pays. Ceux qui viennent de dire NON à ces consultations de la mort de la nation et de l'Etat doivent rester dignes et constants dans leur décision. Denis Sassou Nguesso essaiera de vous forcer la main. RESISTEZ !

Nous prenons le peuple à témoin en publiant ces listes. Cette fois-ci, nous n'oublierons pas, nous ne pardonnerons pas le parjure et la trahison : il y a un peuple en danger de mort à sauver. NE CEDEZ PAS ! Cette guerre des volontés de tout un peuple contre un seul individu, dictateur de son Etat, ne peut avoir qu'un vainqueur : LE PEUPLE. OR, NOUS SOMMES LE PEUPLE. NOUS SOMMES LE VRAI POUVOIR. IL EST TEMPS DE SE FAIRE OBEIR ET DE SE FAIRE RESPECTER...

CONSULTATIONS POUR "LA MORT" DE LA NATION ET DE L'ETAT" : CEUX QUI DISENT NON DOIVENT RESTER DIGNES ET CONSTANTS
CONSULTATIONS POUR "LA MORT" DE LA NATION ET DE L'ETAT" : CEUX QUI DISENT NON DOIVENT RESTER DIGNES ET CONSTANTS
CONSULTATIONS POUR "LA MORT" DE LA NATION ET DE L'ETAT" : CEUX QUI DISENT NON DOIVENT RESTER DIGNES ET CONSTANTS
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 11:43

L'opposition congolaise dans son entièreté, celle de l'intérieur du pays et de la diaspora, refuse d'aller à la convocation de monsieur Sassou, ce 20 mai 2015.

Il semblerait que les taupes Mathias Dzon et Tsaty Mabiala veulent se rendre seuls auprès de leur frater Sassou - nonobstant le refus de leurs partis respectifs à participer à ces consultations. Le peuple souverain connaît enfin ceux qui sont les caméléons et les véritables traîtres du peuple congolais.

 

                      LE PARTI LIBERAL CONGOLAIS

 

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 11:26
COMITE D'ACTIONS POUR LA RESTAURATION DE LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT : REUNION D'URGENCE
LES MEMBRES DE LA DIASPORA CONGOLAISE, MILITANTS POLITIQUES, ET DE LA SOCIÉTÉ CIVILE, SONT PRIES DE BIEN VOULOIR PRENDRE PART A UNE  RÉUNION TRÈS  IMPORTANTE  QUI A LIEU CE MERCREDI 20 MAI 2015 A 18 HEURES AU N° 43 RUE DUNKERQUE - 75000 PARIS.
 
                      ORDRE DU JOUR  
 
LA SUITE A DONNER AU COMMUNIQUE DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE  DU CONGO-BRAZZAVILLE RELATIF aux différentes consultations que le Président de la République va avoir avec les acteurs politiques, ceux de la société civile, des confessions religieuses et autres  sur la vie de la Nation et de l’État.

Présence obligatoire.
               Auguste M.  pour le CARDD
 
Métro/RER : GARE DU NORD
 

 

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 20:37

Monsieur Patrick Gabriel Dion a partagé sur Facebook un document signé du ministre d'Etat, directeur du cabinet présidentiel, monsieur Firmin Ayessa que j'ai retrouvé ailleurs sur un site de propagande de la dictature. Le document semble authentique. La question essentielle est : qui a organisé son fuitage sur internet et les réseaux sociaux et pourquoi ? QUI : cela ne peut provenir que des proches de Firmin Ayessa ou de lui-même. POURQUOI : quel est le but de ce fuitage ? Un fuitage organisé par le régime permettrait une diffusion beaucoup plus rapide, à partir du moment où le système des crocodiles du PCT sait que nous commenterons l'événement qui se prépare dans deux jours. Par contre, s'il provient de quelqu'un qui a voulu avertir la diaspora, c'est pour nous donner l'occasion de crier : "ATTENTION, AU FEU !"

Ce communiqué date d'aujourd'hui 18 mai 2015. A peine paru, déjà sur internet et sur Facebook. Tout cela est donc suspect. Firmin Ayessa annonce des consultations par le chef de l'Etat Denis Sassou Nguesso, des chefs de partis politiques, de la société civile, des responsables de confessions religieuses, des dirigeants de certaines institutions constitutionnelles et des personnalités. Sur quel sujet ? La vie de la nation et de l'Etat.

La lecture en profondeur de ce communiqué révèle un aspect idéologique trompeur que vous décelez dans l'objet, la raison de la convocation inscrite dans le communiqué : "LA VIE DE LA NATION ET DE L'ETAT". Attendez, nous avons appris à décoder le langage politique qui est occultant par excellence. Que signifie donc "LA VIE DE LA NATION" ? "LA VIE DE L'ETAT" ? Il s'agit de deux choses disctinctes. La vie de la nation pourrait être confondue avec le fonctionnement de la nation : voilà près de vingt ans que Denis Sassou Nguesso, en monarque absolu gère le pays comme une nation castifiée, d'un côté la race des seigneurs comme au temps des colons remplacés par l'ethnie, la famille et le clan du roi et de l'autre, tout le reste de la nation, les serfs, les esclaves qui n'ont pas droit au chapitre et qui doivent mendier en obéissant naïvement selon le principe esclavagiste du "TOSSA OLIYA". Tout ceci est une parfaite illustration du syndrome de Spartacus que j'ai déjà évoqué à plusieurs occasions et qui mérite un livre à lui tout seul pour le retrouver fonctionnant dans l'histoire. Quant à la "vie de l'Etat", elle ne concerne que Denis Sassou Nguesso himself, nobody else. Alors dire qu'il va consulter sur ces deux thèmes, c'est nous prendre pour des gamins.

Ce qui est en cause c'est le changement de la constitution du 20 janvier 2002, un acte illégal et sulfureux qui pourrait exploser au visage de Sassou ; aussi prend-il des précautions pour dire si nécessaire comme toujours en sa qualité de roi de l'esquive (serpent) : " CE N'EST PAS MOI, CE SONT LES AUTRES". Oui, sur cela, il peut consulter car lorsqu'il distribue l'argent du Congo à l'étranger, détourne les deniers publics ou discrimine les populations sur une base ethno-régionale, il ne consulte personne, notre mokilimbembé de l'Alima, un tiers serpent (fourbe et venimeux), un tiers crocodile (vicieux et sans pitié) et un tiers ndzokou ou éléphant (force destructrice, gloutonnerie, mégalomanie).

Cette étape était prévisible - sauf que nous l'attendions plus tard - notamment après septembre 2015 pour laisser passer les jeux - à moins qu'il ne consulte maintenant jusqu'en septembre pour organiser son pseudo-dialogue dès octobre 2015 ou en novembre car il ne faut pas oublier que le 15 août prochain, les festivités du "DETOURNEMENT ACCELERE" (400 milliards de francs cfa ce coup-ci encore), seront organisées à Ouesso dans la Sangha.

Nous lançons un vibrant appel à toutes les forces vives de la nation : " NE CEDEZ PAS AUX SIRENES DU DIALOGUE ! DENIS SASSOU NGUESSO VEUT JUSTE VOUS UTILISER COMME TREMPLIN POUR SON REFERENDUM NON CONSTITUTIONNEL VISANT LE TOUT AUTANT NON CONSTITUTIONNEL CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION. TOUS CEUX QUI PACTISERONT AVEC LE DIABLE AURONT DES COMPTES A RENDRE AU PEUPLE ET A L'HISTOIRE. LE CONGO N'EST EN CRISE. L'ETAT, NON PLUS. POUR UNE FOIS, DEPASSEZ LES PESANTEURS DE LA PEUR ET DE L'ARGENT POUR ENTRER DANS L'HISTOIRE COMME DES FILS DU KIMUNTU - D'AUTANT QUE JE VOUS DIS QUE CETTE VIE, TOUTE COURTE QU'ELLE EST, N'EST PAS LA SEULE, CONTRAIREMENT A CE QUE L'ON VOUS FAIT CROIRE.."

L'heure est grave car décivise. Nous reconnaîtrons le bon grain national et l'ivraie dans vos prises de position. NE CEDEZ PAS ! SASSOU NE VOUS A JAMAIS CONSULTE QUAND IL DISCRIMINE, MASSACRE, EMPOISONNE, TUE, AFFAME, LAISSE MOURIR DE MALADIE. Ceux d'entre-vous qui tomberont dans le piège tendu par le molosse d'Edou mourront par le piège tendu. Dès que Sassou n'aura plus besoin de vous, comme à son habitude, il vous éliminera.

Vive le KIMUNTU (1), la plus ancienne religion de la terre, mère de toutes les autres, dont je suis le prêtre auprès des morts, des vivants et des âmes à venir,

Vive la République,

Vive le Congo.

LION DE MAKANDA

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(1) Tous les principes du christianisme sont préalablement contenus dans le KIMUNTU (crainte de Dieu qu'on ne dérangeait pas pour rien, respect du prochain assimilé à soi-même par le partage et la compassion, respect du vivant en ne prélevant que le nécessaire, ne pas convoiter, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas commettre d'adultère, ne pas tuer pour tuer, la circoncision partagée par tous les BANTUS y compris les PYGMEES, honorer ses père et mère - qui s'observe dans l'absolu en Afrique, etc), simplicité de l'existence par la recherche préalable des choses spirituelles - y compris les germes de la démocratie (prééminence du TOUT sur les parties), de la liberté véritable (personne ne vivait du travail d'autrui) et de l'harmonie universelle dans laquelle vivaient nos ancêtres. Il n'est donc pas étonnant que nos ancêtres à Kongo Dia Ntotila reçurent le christianisme comme LEUR religion car ils la pratiquaient déjà dans le KIMUNTU - avec plus de puissance par ailleurs si on s'en tient aux miracles relatés par l'histoire orale. Le PERE céleste apporta LUI-MEME le KIMUNTU aux premiers hommes qui apparurent en AFRIQUE. Quand Il revint comme FILS, il diffusa la même doctrine qui devint le christianime. L'homme noir possède une bonté naturelle qu'on ne retrouve pas ailleurs ; elle est le fruit du KIMUNTU en nous. Hélas, nous avons été corrompus par notre contact avec l'Occident. Le KIMUNTU est la LOI DIVINE inscrite dans la CHAIR - directement dans l'ADN par la PAROLE PREMIERE DU CREATEUR. Christ n'avait pas besoin de venir en Afrique : il alla vers ceux qui reçurent une loi extérieure inscrite sur la pierre. Pour l'instant, je ne peux en dire plus...

 

URGENT/HOLD-UP CONSTITUTIONNEL : CE 20 MAI 2015, SI OPPOSITION CONVOQUEE, NE CEDEZ PAS !
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 13:21
MOHSEN HOJEIJ, L'HOMME QUI PEUT FAIRE SAUTER LE CONGO

COMMENTAIRE : Quelles casseroles sales allons-nous trouver après le départ de Denis Sassou Nguesso ? Nous découvrirons des choses terribles sous ce règne de l'horreur avec des crimes en tous genres qui ont eu le temps de proliférer pendant près de vingt ans voire plus. En tout cas, des filoux comme Mohsen Hojeij, pas certainement un seul mais plusieurs qui auront le pouvoir de faire chanter le Congo en justice pendant des années.  L'opacité financière est telle que le peuple ne sait pas comment sont gérées les recettes de l'épiciérie familiale "CONGO" sous le clan Sassou & Nguesso. La plupart des comptes du Congo sont bloqués et Mohsen Hojeij en est l'un des instigateurs ; par conséquent, l'argent du Congo passe par des chemins détournés. Quand ils partiront, n'en déplaise à ceux qui disent qu'il ne faudra pas être regardants du côté des malversations, quand ils lèveront l'ancre en emportant avec eux les caisses de l'Etat, ils ne nous laisseront que des dettes comme celle de l'escroc Mohsen Hojeij qui représente à elle seule 17% du budget du Congo. La question est : "COMBIEN D'AUTRES MOHSEN HOJEIJ SE CACHENT DERRIERE LE LIBANAIS ?" Nous n'avons pas fini de dire que TOUS DOIVENT RENDRE DES COMPTES AU PEUPLE POUR AVOIR TRAHI LE CONGO, POUR AVOIR LIVRE LE PAYS AUX ETRANGERS. Il faut se préparer au nom de la continuité de l'Etat à se retrouver devant des situations complexes parce que le Congo a été dirigé depuis cinquante-quatre ans par une engeance corrompue jusqu'à l'ADN et comme ils ont fait des petits...

                                                            *

L’homme trône dans une des salles de réunion capitonnées d’un grand cabinet de conseil en communication londonien, non loin de Trafalgar Square, entre sa conseillère juridique et ses deux chargés de communication. Ses mains posées à plat sur la table arborent une énorme chevalière au majeur. Depuis trente ans, Mohsen Hojeij, 60 ans, stature massive, œil clair, mène une bataille judiciaire acharnée pour recouvrer la créance qu’il dit détenir sur l’un des pays les plus pauvres du monde – l’un des plus corrompus aussi –, le Congo-Brazzaville du président Denis Sassou Nguesso.

Son dossier ressemblerait aux milliers de contentieux générés par la vie chaotique des affaires africaines, n’était le montant astronomique qu’il réclame : 800 millions d’euros environ, à la suite des deux condamnations du Congo, en 2000 et 2013, par la cour d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI), basée à Paris. Contractée entre 1983 et 1986, réclamée sans relâche depuis lors, cette dette privée raconte aussi l’histoire dramatique du Congo depuis trois décennies et les hallucinantes mœurs financières de ce petit pays de 4,7 millions d’habitants, ravagé dans les années 1990 par deux guerres civiles.

Le montant de la facture brandie par Mohsen Hojeij, équivalant à 17 % du budget de l’Etat, « pourrait mettre en danger la capacité [du Congo] à rembourser des dettes commerciales rapidement », selon l’agence de notation Standard & Poor’s. Autrement dit, l’homme qui livre ses explications au Monde, s’exprimant publiquement pour la première fois, peut « faire sauter » la République du Congo.

Reconnaissances de dette

L’histoire congolaise de Mohsen Hojeij commence au moment du boom pétrolier, à l’aube des années 1980, qui transforme l’ancienne colonie française devenue « République populaire » en pays de Cocagne. Elle s’achève en 1997, en pleine guerre civile, dans un avion de l’armée française qui évacue en urgence l’homme d’affaires anglo-libanais vers Paris.

« Je possédais des sociétés, des terrains et ils m’ont tout volé. J’ai construit des écoles et des églises au Congo, j’ai aidé des jeunes à passer le bac et on veut me faire passer pour un étranger », s’indigne l’homme d’affaires. Pour mieux s’expliquer, il a, à titre exceptionnel, éteint ses deux antiques portables qui sonnaient sans arrêt. « Cela fait trente ans que je réclame ma dette et je ne vais pas m’arrêter là. J’utiliserai tous les moyens légaux pour retrouver mon argent et mon honneur. »

Mohsen Hojeij, né au Nigeria avant l’indépendance de parents libanais, eux-mêmes issus d’une grande famille du Liban très présente en Afrique, débarque au Congo en 1972. Il ouvre un magasin de confection à l’enseigne « Roméo et Juliette » dans le quartier Ouenzé de Brazzaville. La société prospère et fait des petits, dont Commisimpex. Avec ses 5 000 salariés, cette entreprise de BTP devient le plus gros et le plus influent employeur du Congo, grâce au « plan quinquennal » de travaux lancé par le régime militaro-marxiste de Denis Sassou Nguesso et financé par les recettes pétrolières.

Entre 1983 et 1986, Mohsen Hojeij obtient plusieurs marchés : réhabilitation d’une palmeraie, travaux d’assainissement de camps militaires, construction de « villages pour travailleurs ». Selon ses détracteurs, ces contrats sont de simples morceaux de papier décrivant des chantiers surfacturés, concédés par le régime, soucieux de conserver les faveurs d’un acteur influent, notamment auprès de banques arabes dont l’Etat a besoin.

« Lors du lancement des marchés d’Etat, les ordonnateurs du budget gonflaient les factures au point que le kilomètre de goudron congolais était le plus cher du monde », assure Benjamin Toungamani, l’un des responsables de l’opposition à Denis Sassou Nguesso qui, depuis Paris, dénonce les « biens mal acquis » par le président congolais. Il estime que les chantiers attribués à la Commisimpex sont « largement virtuels ». Assertion quasiment invérifiable, après trente années et deux guerres civiles destructrices : sur le terrain, il ne reste pas grand-chose de la palmeraie et des « ravins » d’assainissement. Mohsen Hojeij « figurait parmi mes contribuables récalcitrants. Ses bilans étaient peu consistants », ajoute Jean-Luc Malekat, alors directeur général des impôts, qui le qualifie de « personnage à la réputation sulfureuse, proche du chef de l’Etat [M. Sassou Nguesso] » à l’époque.

Mohsen Hojeij dément formellement. Selon lui, les travaux ont été réalisés et les documents reconnaissent sans équivoque la dette contractée par le Congo à l’égard de son entreprise. L’organe de presse officiel du parti unique, Mweti, ne salue-t-il pas, dans un article de 1987, le « partenariat loyal, sincère et déterminé » de Commisimpex dans « la renaissance » des palmeraies d’Etoumbi, dans le nord-ouest du pays ? Depuis, tous les tribunaux internationaux qui ont étudié la question ont donné raison à l’homme d’affaires.

Fin de la période dorée

Au milieu des années 1980, la période dorée de Mohsen Hojeij au Congo touche à sa fin. La situation économique du pays se dégrade rapidement, en raison d’une fonction publique démesurée, de la gourmandise des politiques et des trop maigres recettes rétrocédées par les deux opérateurs pétroliers Elf et Agip. En 1986, l’effondrement des cours du brut précipite la crise sociale. Mohsen Hojeij, mandaté de façon informelle par le ministre des finances, obtient que la banque anglo-pakistanaise BCCI (Bank of Credit and Commerce International) consente à l’Etat congolais un prêt de 45 millions de dollars gagé sur les recettes pétrolières. Sur cette somme, l’homme d’affaires obtient 15 millions, seule partie de la créance qu’il dit avoir perçue.

En 1991, dans le sillage de la chute de l’URSS et du discours de La Baule de François Mitterrand qui lie l’aide de la France au multipartisme, le régime du parti unique de Denis Sassou Nguesso s’effondre. Le président déchu perd les élections remportées l’année suivante par Pascal Lissouba dans un climat qui va dégénérer en affrontements armés. Les milices des candidats luttent pour le contrôle de la manne pétrolière qui finance leur armement.

Dans ce contexte explosif, Mohsen Hojeij n’a pas oublié sa dette. Peu après l’élection de Pascal Lissouba en août 1992, il obtient du nouveau régime un protocole d’accord qui confirme sa créance et promet le remboursement sur dix ans avec intérêts. Après son évacuation en urgence du pays, le chef d’entreprise ne désarme pas. Il saisit la cour d’arbitrage de la CCI, à Paris, qui lui donne raison en 2000 et condamne le Congo à le rembourser.

Le 25 octobre 1997, Denis Sassou Nguesso, dont les milices Cobras aidées par l’armée angolaise ont vaincu celles du président élu Lissouba, s’autoproclame président. Son ami le président revenu au pouvoir, Mohsen Hojeij présente de nouveau sa facture. Il retourne à Brazzaville en 2003, d’où il rentre avec une nouvelle reconnaissance de dette revêtue du cachet du nouveau régime « Sassou II ». « Tout le monde reconnaît ma créance », répète l’homme d’affaires en malaxant son chapelet entre ses doigts. Mais le président congolais ne l’entend pas de cette oreille. « Il a considéré qu’Hojeij s’était entendu derrière son dos avec ses ministres qui s’en sont mis plein les poches au passage, assure un proche du chef d’Etat, qui reconnaît la réalité des chantiers des années 1980. Sassou assimilait Hojeij aux fonds vautours qui spéculaient sur la dette du Congo. »

Le nouvel arrangement n’est donc pas davantage exécuté que les précédents. Saisie de nouveau, la cour d’arbitrage de la CCI rend en 2013 une nouvelle décision favorable à l’homme d’affaires, dont la créance reconnue atteint le montant faramineux de 773 millions d’euros, compte tenu d’intérêts fixés à 10 % par an.

Une dette miraculeusement doublée

Comment quelques terrassements sur des terrains militaires, la construction d’un village, la réhabilitation d’une palmeraie, voire la participation à la construction d’un pont sur le fleuve Congo, possiblement effectués au début des années 1980, ont-ils pu générer pareille ardoise ? En 1992, le protocole d’accord signé avec le gouvernement Lissouba mentionnait une somme huit fois moindre : 440 millions de francs, soit environ 100 millions d’euros actuels. Mais en mai 2003, Mohsen Hojeij a réussi à faire signer un nouveau protocole : la dette initiale passe alors à 960 millions de francs.

Par quel miracle ? La cour d’arbitrage de la CCI a curieusement reconnu la validité d’une lettre qui aurait été signée par de hauts fonctionnaires du régime Lissouba, que Mohsen Hojeij assure avoir perdue dans un cambriolage en 1998, puis s’être fait restituer en 2003 par le président Sassou Nguesso en personne. « Un faux », assurent les avocats du Congo.

Entre le palais présidentiel de Brazzaville et les prétoires aseptisés des tribunaux de commerce, deux mondes se font face. D’un côté, une certaine réalité africaine, faite d’arrangements oraux basés sur des besoins financiers immédiats et de confusion entre argent public et fortune du président ; de l’autre, le monde international des affaires où avocats et juges dissèquent les contrats et convertissent le temps passé en intérêts de retard. « Du moment qu’ils touchent de l’argent tout de suite, les ministres africains signent les contrats, car ils savent qu’ils ne font que passer. L’avenir n’a pas de sens pour eux. C’est un fossé culturel fondamental », résume l’ancien dirigeant d’une société pétrolière opérant au Congo. Joint par téléphone, Firmin Ayessa, directeur de cabinet du président Sassou Nguesso, n’a pas répondu à notre demande d’entretien.

Dans le bureau capitonné de Londres, Mohsen Hojeij veut croire qu’il recouvrera la « dette de sa vie », grâce à la compétence de ses avocats. Ceux-ci ont, il est vrai, obtenu une série de décisions favorables et, comme ceux du Congo, d’impressionnants honoraires.

Mais c’est à Brazzaville que pourrait se dénouer l’affaire Hojeij. Là-bas, le président Sassou Nguesso, 71 ans dont trente passés au pouvoir, veut, faute de pouvoir, changer la Constitution… proclamer une nouvelle République pour se maintenir au pouvoir après deux mandats. Le renversement par la rue de Blaise Compaoré au Burkina Faso et la montée d’un mouvement panafricain « anti-troisième mandat » compliquent la réalisation de ce dessein, en dépit de l’étonnant soutien du Fonds monétaire international (FMI) qui, en 2010, a annulé la dette du Congo. Sous la férule de l’un des derniers dinosaures de la Françafrique, le Congo végète, en dépit de sa place de cinquième producteur africain de pétrole. « La dette Hojeij risque de plomber tout changement au Congo », s’inquiète l’opposant Benjamin Toungamani. Trente ans après avoir été contractée, la créance inouïe revendiquée par Mohsen Hojeij pèse sur l’avenir du Congo, telle une bombe à retardement que les dirigeants de Brazzaville tentent en vain de désamorcer.

En savoir plus sur

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/05/12/mohsen-hojeij-l-homme-qui-peut-faire-sauter-le-congo_4632472_3212.html#hYT7oCT9MHpT26Vy.99

 

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