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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 23:24

   Abstract(Résumé) : L'UPADS  est l'Union Pan Africaine pour la Démocratie sociale créée au début des années 90 pour permettre au professeur Lissouba d'accéder à la magistrature suprême en 1992 au Congo-Brazzaville. Son règne, le seul qui peut se réclamer démocratique a duré 5 ans et a été interrompu en octobre 1997 par le coup de force du général d'armée Sassou Nguesso appuyé par la France et Elf-Aquitaine. Ce parti politique est en proie à des problèmes de pilotage, de leadership et de projet politique, vu qu'au sommet du parti, les chefs se détestent, se nient quand ils ne s'autoproclament pas à tel ou tel poste. Cette situation est accentuée par le fait que le président du parti en la personne de Pascal Lissouba est présenté "comme politiquement indisponible "(mais pour qui ? Pour tous ?)... Il faut donc trouver du sens dans cette cacophonie où quelques acteurs sont en quête du graal suprême : la place du professeur pour espérer avoir le même sort national que lui. Mais ce n'est pas gagné d'avance ! La problématique que nous posons ici est celle-ci : qui exerce le pouvoir le plus élevé au sein de l'UPADS  puisque le professeur ne peut plus exercer son autorité légitime ? Quels sont ses buts si on admet qu'un parti ne vaut réellement que s'il a l'intention de mettre une personnalité en orbite en vue de la conquête du pouvoir politique ? Si tel est le cas, quel est son plan politique de reconquête du pouvoir à l'heure où Sassou multiplie les erreurs politiques, alors qu'aucune critique ne vient de l'UPADS préoccupée à se déchirer ?

 Il y a une négation systématique de toute autorité qui viendrait se dresser au-dessus de l'autorité du secrétaire général par intérim qui n'accepte plus que l'autorité de Lissouba qu'il proclame indisponible.  De façon statutaire, le secrétariat général n'est pas la plus haute institution du parti. Or, comment un parti peut-il avoir au pinacle du pouvoir :

1)un président impotent et indisponible qui ne s'exprime plus publiquement, jetant le doute sur tout ce qu'on veut bien lui prêter ? Que prévoit les textes en cas d'indisponibilité du président du parti ?

2)un secrétaire général par intérim qui voit son intérim se prolonger indéfiniment, avec comme seule légitimité un acte signé de Lissouba ? Ne trouve-t-il pas que son prétendu pouvoir lui-même est fragile ?

3)A présent que Gamassa a pris la présidence par intérim, l'UPADS a donc deux "intérimaires"  au plus hauts postes de l'exécutif. Pourquoi cette fragilisation des institutions du parti ? Qui en est véritablement le chef ?


 

 

 

 

   Pour ceux qui ne connaissent pas le Congo-Brazzaville, c'est un petit pays du golfe de Guinée en Afrique centrale de 3 millions d'habitants, un pays riche de son pétrole mais pauvre de la prédation de ses élites politiques successives depuis l'indépendance en 1960. Il est frontalier du Gabon, du Cameroun, de la République Centrafricaine et du Zaïre.

   Il y a trois grands partis politiques au Congo-Brazzaville depuis 1992 :

- le Parti Congolais du Travail ou P.C.T., une survivance du communisme, qui n'a pas été enterrée avec la mort de son fondateur, Marien Ngouabi. Actuellement, il est divisé entre les réformateurs sous la coupe de Lékoundzou et les conservateurs qui ont pour porte-parole Oba Apounou. Il semble que Sassou pense à créer un autre parti autour de sa propre personne. Affaire à suivre ;

- l'UPADS, le parti créé par le professeur Lissouba en 1992 et qui était certainement le plus grand, à l'époque de son accession au pouvoir. Il n'a pas su protéger la jeune "démocratie congolaise" en entrant dans le piège d'une guerre civile tendue par Sassou ;

- le MCDDI, le parti créé par Bernard Kolélas qui rentré au Congo-Brazzaville depuis peu, s'est rallié à Sassou qui a levé les sanctions qui pesaient sur sa personne. L'éviction de Mampouya, celui qui a tenu le parti en son absence de la direction du parti au profit de ses fils et des membres de sa famille a créé un certain trouble au sein de ce parti.

  Le peuple congolais souffre d'être riche car il n'a jamais été aussi pauvre que depuis qu'il est aussi riche. Ce peuple est un prétexte. Sa liberté n'est que virtuelle.

 

                            


QUI DIRIGE L'UPADS AUJOURD'HUI  ET POUR QUOI FAIRE ?

   Il y a trois faits indéniables :

- le fait que le président de l'Union Pan Africaine pour la Démocratie Sociale, en sigle, UPADS, le professeur Pascal Lissouba soit malade (on parlerait de la maladie d'Alzheimer). Or, on s'étonne que la santé de cet homme public tant aimé du peuple congolais ne nous soit pas dévoilée clairement : peut-être que par nos prières, Dieu pourrait lui rendre la plasticité de ses neurones. S'il est "politiquement indisponible" pour tous, alors quelqu'un dirige le parti à sa place et je me demande qui et dans quel but. Cette personne tient au statu quo sinon depuis longtemps, il y aurait déjà eu un congrès. Ceci n'est qu'une hypothèse ;

- le fait qu'il soit désormais incapable de balbutier un mot et de justifier qu'il soit encore capable de diriger le plus grand parti du Congo-Brazzaville (ce qui pose le problème de son maintien au sommet de la superstructure politique du parti. A qui profite l'infantilisation du "grand homme ?" Qui est désormais le marionnétiste  en chef ?);

- le fait que son silence soit l'occasion d'une guerre pour contrôler le parti entre les tenants des institutions passées incarnées par Christophe Moukouéké, en théorie toujours secrétaire général (car seul le congrès peut lui nommer normalement un successeur et surtout, par le fait qu'il n'y ait au niveau du secrétariat général qu'un secrétaire général par intérim), ceux des institutions provisoires représentées par le secrétaire général par intérim, Paulin Makita, se proclamant fidèle continuateur de l'oeuvre du professeur Président et revendiquant tenir de lui son pouvoir et un courant familial en la personne de Pascal Gamassa, cousin de Lissouba, qui s'est vêtu du rôle de Président par intérim de l'UPADS.

  Dans un système parfait, il y aurait au-dessus de tous les tables de la Loi politique par le biais des statuts du parti que plus personne ne respecte vraiment, surtout quand ils n'arrangent pas la position de celui qui les interprète. Le stalinisme des textes n'est pas reconnu, lui qui devrait mettre tout le monde d'accord. Seul est scandé le stalinisme des hommes. Il est à noter qu'une organisation qui piétine ses propres textes se désacralise aux yeux de sa propre base et de l'opinion nationale mais les enjeux sont certainement ailleurs... Or, l'expérience de la démocratie doit d'abord commencer en interne au sein des partis. En effet, si nos partis ne parviennent pas à faire preuve de comportements démocratiques en leur sein, comment peuvent-ils prétendre en appliquer les principes au sommet de l'Etat ?

   Sans nier la légitimité des ambitions, comment comprendre le fonctionnement du parti aujourd'hui ? Est-il encore un vrai parti dont le but est la reconquête du pouvoir ou ne reste-t-il de l'UPADS que le squelette d'un parti moribond divisé en deux ou en proie à une diarchie ? Qui peut aujourd'hui incarner véritablement l'UPADS en dehors de Lissouba ? Va-t-on voir un vieil homme malade, incapable de s'exprimer même par voie de presse être exposé comme candidat  impotent à la présidence de la République du Congo-Brazzaville ? (Faudra encore que Sassou l'accepte car il s'est taillé un code électoral sur mesure qui exclut d'office ceux qui auront résidé pendant plus de trois ans hors du Congo. Et c'est le cas de Saint Pascal Lissouba...) Où se trouve le centre du parti ? Au Congo ? En France ? Qui va organiser la succession du professeur Lissouba ? Ne doit-on pas craindre que ceux qui crient tout le temps au loup soient catalogués eux-mêmes comme le loup en question ? Quelles sont les ambitions de l'UPADS pour le Congo ? Pourquoi le parti ne joue-t-il plus son rôle de parti d'opposition à la dictature démocratiquement élue ?

  Une triade en guerre se profile, chacune niant les deux autres pour se réclamer seule autorité légitime. Il y a en filigrane une opposition entre deux générations et une autre opposition ethnique, celle-là, à laquelle se double une opposition familiale. Hérite-t-on d'un parti comme on hérite d'un patrimoine ?

  Le processus de légitimation de la vieille génération ou celle de Christophe Moukouéké s'appuie sur :

- une solidarité passée, générationnelle (nous sommes les amis de Lissouba, nous l'avons connu avant vous, etc.);

- une solidarité événementielle ("nous avons partagé la prison avec Lissouba);

- une légitimité juridique qui s'appuie sur les textes du parti.

  Le malheur de Moukouéké est d'être entré en disgrâce auprès de Saint Pascal Lissouba qu'il aura critiqué dans un livre (cf. Trente ans de révolution pour rien). Après une guerre civile perdue, ce livre a été interprété comme un clin d'oeil pour retrouver les grâces de Sassou Nguesso, l'actuel Président de la République du Congo-Brazzaville. Va-t-il se contenter de briguer le secrétariat général du parti, alors qu'il peut prétendre à la présidence ? Comment va-t-il réagir ? Il a critiqué Pascal Gamassa tout comme Paulin Makita à travers son site internet. Personne n'aime se faire déborder par l'aile familiale d'un joueur politique ! Pourquoi ne demande-t-il pas pardon à Lissouba à l'heure où le pardon est à la mode ? Son sort amène tout de mène une interrogation : mais quel est donc ce parti qui tout en admettant les courants n'accepte pas la critique ?

  Quant à la génération pauliniste, elle prend pour bouclier

- sa fidélité à Lissouba (en effet, les trahisons ont été légion de la part des "amis politiques" du professeur des professeurs. La jeunesse en laquelle le professeur n'avait pas cru quand il était au pinacle du pouvoir devient son dernier rempart) ;

- sa capacité à mieux représenter les idées du professeur (on aimerait que quelqu'un parle enfin de l'héritage politique de Lissouba! Encore faut-il que quelqu'un s'en soucie vraiment);

- le fait que Paulin ait été nommé par Lissouba lui-même (sur le site officiel du l'UPADS, cette référence est sans cesse rappelée en  l’acte n°012/01-CN/CD-P du 17 avril 2001.).

  Or, il semble que ce soit les dernières décisions fiables que Lissouba ait prises et Paulin Makita en a conscience. Mais cette source de légitimation suffira-t-elle ? Makita doit affronter un réseau politique vieux de plus de trente ans qui ne le reconnaît pas comme un de ses membres et qui ne cherche qu'à l'évincer. Lui, essaie de créer son propre réseau avec des jeunes cadres du parti qui croient en lui. Encore faut-il qu'il ait le soutien populaire, le soutien de la base la plus composite qu'un parti puisse avoir.

  Le courant Paulin a maintes et maintes fois proclamé la radiation de certaines personnalités qu'elle trouve gênante mais celles-ci se maintiennent au sein du parti. UPADS, comme on t'aime au point de refuser le divorce ! On va t'étreindre si fort jusqu'à la mort !

- Quant à Pascal Gamassa dont l'avantage réside dans la possibilité de voir Saint Lissouba au titre de la consanguinité, mieux de la collatéralité, il a des éléments filmés de sa légitimité : une vidéo dans lequel le président Lissouba lui confierait les rênes de l'UPADS. Il est à noter que le pouvoir en place a eu des doutes quant au texte de pardon au peuple congolais qui était censé provenir du professeur Lissouba.

  On pourra toujours arguer qu'au PCT ou au MCDDI, les affaires ne sont pas au beau fixe non plus mais la question est que Lissouba est présenté comme un démocrate par l'exercice du seul régime démocrate du Congo-Brazzaville. Comment se fait-il que le jeu de la démocratie n'ait pas lieu dans son propre parti ?

   On grenouillerait ici et là parce que Sassou aurait dans l'esprit de mettre en place un gouvernement d'union nationale pour acheter la paix sociale. Le positionnement au sommet des pyramides politiques est indispensable.

  Imaginons un congrès de l'UPADS. Il s'agira d'élire non pas seulement un secrétaire général mais aussi un président du parti. Le calcul ne doit pas être simple pour Paulin Makita car à quel poste va-t-il être candidat ? Président du parti ? Ca serait l'idéal car aujourd'hui il tient ce rôle à cause de la santé du professeur mais sans l'avouer. Secrétaire général ? Il prendrait  le risque d'avoir au-dessus de lui une personne à qui il devrait faire allégeance. Ce dilemme est sérieux car il risque tout simplement de se voir évincé à tous les postes. Il lui resterait encore le poste de premier secrétaire UPADS FRANCE... C'est une bête politique qui saura trouver les réponses à toutes ces énigmes...

  Le congrès se prépare en triple exemplaire. Les comités ad hoc se multiplient et on se demande ce qui va se passer... En effet, il est d'adage reconnu que celui qui organise récolte les dividendes pour lui-même.

  En son temps, le professeur, par son charisme et son passé politique, avait tout pour être un instrument de conquête du pouvoir. Sans lui, que vaut l'UPADS dans la bataille politique interne nationale au Congo-Brazzaville ? 

   En tout cas, l'UPADS semble être un parti incapable de susciter une parfaite entente au sommet. Si par amour, personne ne veut de la mort de la poule aux oeufs d'or, personne ne reconnaît l'autorité de l'autre et la maladie du professeur semble être une aubaine politique pour les uns et les autres. Je me demande ce qu'il adviendra de ce parti à la mort de Saint Pascal Lissouba qui n'a pas pris la peine de désigner son successeur. Du moins, un successeur qui fasse consensus entre les chefs potentiels. Il faudrait peut-être laisser les militants trancher par un vote véritablement démocratique. Gamassa se prévaut d'un titre de président par intérim de l'UPADS ; ce que conteste Paulin Makita et Moukouéké : il vaut mieux un Lissouba  incapable de prendre la moindre décision politique comm Président factice qu'un autre qui viendrait faire de l'ombre...

             Alors, question :

 

QUI DIRIGE L'UPADS AUJOURD'HUI ET POUR QUOI FAIRE ? OU MENE-T-IL LE PARTI ?
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3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 22:58

   Le changement de nom sert souvent à donner l'illusion d'un changement réel, d'une vraie transformation organisationnelle. En se débarrassant de son "O", l'Organisation de l'Unité Africaine est devenue l'Union Africaine, en sigle, "UA". Mais qu'est-ce qui a vraiment changé ?  Est-elle devenue plus perfomante, plus efficace ? S'est-elle dotée de plus de moyens ? Rien du tout !  De l'OUA à l'UA, doit-on y voir rien que l'ellipse d'une petite voyelle ?

- Sur le plan politique, elle n'a toujours pas une véritable organisation  car une organisation a des objectifs et des moyens (humains, matériels, financiers, juridiques) pour atteindre ceux-ci ; ce qui justifierait qu'elle se soit débarrassée de son "O". En outre, en nommant un sanguinaire à sa tête par la personne de monsieur Sassou Nguesso, elle se décrédibilise encore un peu plus! Souvenez-vous qu'elle n'a jamais par elle-même résolu un seul conflit sur le sol africain. Pour ne parler que du Darfour, l'affaire qui aura empêché le Président soudanais d'accéder à la présidence de l'UA, il faut compter sur l'ONU, c'est-à-dire sur les Etats-Unis pour que quelques sacs de riz soient catapultés aux pauvres Bantous du Soudan. Peut-être par pitié chrétienne. En Côte d'Ivoire,  il faut que le policier colonial français s'interpose pour empêcher que des frères se retirant des parts d'ivoirité se canardent !  Je ne parle pas de tous les jeunes Africains qui meurent sous les balles des policiers marocains ou espagnols  pour venir vivre un rêve qui est en fait une illusion en Occident sans que l'Union Africaine ne laisse filtrer un soupir ! Mais quelle est donc cette "Union" incapable de s'entendre sur le moindre petit sujet politique ? Qu'ont donc uni les pays africains ? Le désir de créer un marché africain ? Non ! Le fait de jouer ensemble un véritable rôle politique sur le continent ? Non ! En fait, on se rend compte qu'il s'agit d'un continent sous tutelle qui reçoit ses ordres des anciennes puissances coloniales ; d'où l'impossibilité de trouver le moindre petit compromis tellement les intérêts des uns et des autres sont inconciliables.

- Sur le plan économique, l'Afrique pavée de richesses est incapable d'apporter nourriture et eau à ses continentaux. La sécheresse fait rage dans des pays où il suffirait de créer des systèmes d'adduction d'eau pour que les troupeaux et les personnes soient préservés. Pour ceux qui en douteraient, la Lybie toute seule est en train de mettre en place un tel programme. Alors, ce qui est possible à l'échelle d'une nation ne le serait pas à l'échelle du continent ? Sans blague, c'est d'un ridicule déconcertant ! Du reste, l'UA n'est pas même pas capable de coordonner le marché intérieur africain ; ce qui permettrait un commerce plus équitable entre pays africains. On préfère encore payer des produits si chers en Europe avec la douane en plus, alors qu'il suffirait d'organiser un marché africain. aujourd'hui, les Asiatiques s'organisent, le Commonwealth est déjà un marché et le protectionnisme américain n'a de secret pour personne... L'Union européenne est là pour nous montrer combien les vrais continents qui ont leur destin en main peuvent mettre quelque chose en commun comme une monnaie européenne. alors, à quand la monnaie africaine ?

- Voilà un continent qui n'est même pas capable de se doter de son propre sattelite de communication pour avoir ne fût-ce qu'une petite bribe d'indépendance communicationnelle qui prétend qu'elle possède une institution qui génère une union entre les pays africains ! Le ridicule ne tue pas mais il devrait car cela nous éviterait d'assister à des mascarades du genre UA. Ne serait-ce que pour résoudre la question de la fracture numérique, on aurait aimé voir le continent africain trouver des solutions ensemble, mais tu parles !

- Quant à monsieur Sassou Nguesso, il faut que les Congolais sachent qu'il va utiliser les ressources nationales pour assumer son rôle de président de l'Union Africaine : en effet, il n' y a pas de budget qui soit alloué par l'UA à cette fonction honorifique de président. Que va-t-il faire hormis recevoir Koffi Anan ou quelques personnalités ? il a fallu le voir très mal à l'aise dans ce costume trop gros pour lui de président de l'UA sur France 3.  A la question de savoir ce qu'il faisait avec l'argent du pétrole, il a répondu qu'il construisait des routes (quelles routes, alors qu'il n'y a même pas une autoroute entre Brazzaville et Pointe-Noire ?), des aéroports, payait les pensions sans l'aide de personne, alors qu'il bénéficie de remise de dettes, notamment de la part de la France... En effet, l'argent qui ne lui sert plus à payer le service de la dette qui culmine à quelques 10 milliards de dollars est une sorte de donation...

 Que peut donc faire une souris venimeuse en un an à la tête d'un continent pour celui-ci alors même qu'il n'a rien fait à la tête de son pays pendant plus de vingt ans au sommet du pouvoir ?

  Il sied donc de s'interroger sur l'utilité de cette Union qui en perdant son "O" a ipso facto perdu son caractère d'organisation. Il est normal que l'UA soit résolue à faire des grimaces car elle n'a pas le nerf de la guerre : l'argent. Ici et là, les soldats africains sont payés par l'ONU car l'UA n'a pas les moyens de payer les militaires qu'elle envoie ici et là pour faire acte de présence. C'est donc une institution moribonde qui devrait disparaître, surtout si elle n'a même plus de caution morale en permettant à un sanguinaire notoire comme monsieur Sassou Nguesso de représenter l'Afrique !  Le crime est à la tête de l'Afrique, mesdames, messieurs ! Il faut donc que Kaddafi et ses pairs aient le courage de "manger" le "U" de UA pour qu'il ne reste que le "A de "AH"! Car une union est un concept qui implique la mise en commun au moins d'une chose. Or, j'ai beau chercher, je ne vois par le point de convergence de tous les pays africains dans une institution qui mériterait d'avoir une dimension continentale brodée sous une appelation d'"U"nion.

  On assiste désormais à des simulacres d'arrestations d'anciens Présidents africains pour des crimes de guerre. C'est vrai qu'ils n'ont plus leur immunité présidentielle mais on ne devrait pas protéger des criminels quelle que soit leur fonction ! Le crime n'est pas crime pour un chef d'Etat que pour un petit de ce monde. Le spectacle d'un Sassou absout de ses crimes  contre l'humanité dont celui des disparus du Beach de Brazzaville, a de quoi nous faire vomir puisque l'UA l'a trouvé plus "blanc" que le Président soudanais écarté à cause du drame du Darfour. Or, Sassou, c'est à tout un peuple qu'il nuit par une corruption gigantesque et jamais connue par le passé. Pays producteur de pétrole, le Congo est en pourparler pour être admis parmi les pays les plus endettés, alors que le baril du pétrole flambe à plus de 60 dollars.

  Le continent africain est à l'image de l'UA, un continent qui n'a pas son destin en mains car les sphères de pilotage du continent se trouvent ailleurs. On nous donne l'illusion d'avoir notre destin continental en mains, alors qu'à l'échelle mondiale, l'UA n'est même pas capable de défendre un seul grain de riz du Sénégal !

   L'esclavage continue. certes sous d'autres travers mais tout de même !  Qu'à cela ne tienne, il vaut mieux ne pas faire semblant de nous laisser croire que l'UA défendra le continent face à la communauté européenne ou face aux Etats-Unis. Ceux qui en douteraient n'ont qu'à voir le poids des institutions africaines lors des discussions de l'OMC qui gère le commerce mondial. Si l'UA avait une utilité, elle défendrait le coton du paysan sénégalais ou empêcherait que les Chinois viennent pêcher le thon sur nos côtes africaines.

 Alors, en toute sincérité, Ô, à quoi sert  l'UA ?

 

 

 

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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 09:05


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Chers compatriotes du Congo-Brazzaville et d'ailleurs,

à la diaspora congolaise dans le monde.

  Le monde se divise en deux sortes de nations : celles peuplées de leaders politiques qui aiment leur pays et le défendent en recevant leurs droits du peuple et celles peuplées de dictateurs sans scrupules qui oppriment le pays qui leur a donné la vie car en eux il n'y a aucun idéal élevé.

  Le patriote se bat pour son pays car il l'aime comme sa propre chair et sa propre vie n'est pas pas plus grande que celle du plus petit de ses compatriotes qu'il veut voir marcher la tête haute.

  Demain le Congo-Brazzaville  est un journal qui poursuit le noble projet de combattre la dictature qui sévit tristement au Congo-Brazzaville depuis 1997 et bien avant quand la "souris venimeuse" régnait déjà au Congo... Nous invitons tous les amoureux de la vie, de la liberté et de la démocratie de nous soutenir contre les forces de l'oppression qui bénéficient de toute la puissance du mal.

  Nous en appelons à un élan patriotique sans précédent afin de porter à la lumière de la vérité et de la justice tout ce qui se trame au Congo-Brazzaville.

  C'est la terre qui nous donne le manioc et celui-ci a fait le lait que nous avons bu. Nous sommes donc la terre du Congo-Brazzaville (je parle des vrais Congolais) devenue verbe. Et quand la mère est en danger, quand nos frères crient "au secours", il faut se lever et prendre l'arme qui agit sur les consciences : la plume. Il faut dénoncer, critiquer car c'est la seule façon de bonifier ceux qui se croient tout permis afin qu'ils se rendent compte que nous ne partageons pas leur façon de faire.

 

                                                                              Mouvimat I. Loundou.

 

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