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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 20:34

Voici un texte de mon grand-frère Mwangou qui s'interroge sur de nombreux sujets. Je vais essayer d'y réponse en inscrivant mes réponses en rouge.

Bonjour LDM ! Il y a, je crois, une question simple que les Noirs d'Afrique aujourd'hui ne se posent pas : Pourquoi, nous avons échoué, là où les colons, souvent pas très cultivés, en tous cas pas très diplômés, avaient pu innover, imposer l'organisation ? Pourquoi tant de hauts diplômés universitaires noirs n'ont pas pu faire émerger l'innovation, l'organisation, la performance, dans la société ?

 

Réponse : les colons ont réussi parce qu'ils viennent de sociétés qui ont un modèle et une organisation tournés vers le profit, vers la production capitaliste, l'exploitation des ressources, vers l'imagination des solutions - une disposition d'esprit qui ne dépend pas de la grosseur du diplôme. Et l'observation montre souvent que la simplicité de mise en place de méthodes fractales conduisent au succès. On peut donc réussir en partant de peu de moyens.

 

Nos hauts diplômés ont obtenu des diplômes qui sont adaptés à des sociétés données. Quand ils reviennent au pays, ils entrent dans une nouvelle société et doivent adapter leur diplôme à la nouvelle réalité qui ne se réforme pas. Ils sont souvent obligés de s'adapter car la société elle ne change et eux n'ont pas toujours le pouvoir de la changer. L'innovation exige une technicité et une technologie ad hoc que nous n'avons pas mais que nos Etats peuvent acquérir. Hélas, ils refusent de le faire. Nous n'avons aucune école d'ingénieurs et aucun tissu industriel comme si ceci pouvait expliquer cela. Produire sa propre connaissance et sa propre technologie tournées vers soi, vers sa propre société. Nos dirigeants et hommes politiques préfèrent la dépendance dans ce domaine. Il n'y a qu'à voir ces hauts diplômés quand ils sont employés dans des sociétés adaptées : ils sont performants. Le diplôme nécessite un environnement adéquat à son utilisation optimale. Il faut donc préparer le "nid environnemental" pour mieux utiliser nos hauts diplômés et c'est là que nous péchons. Ceux qui ont le pouvoir de transformer notre environnement social ne le font pas.


Au gouvernement congolais actuel, il y a un certain Mouamba C., premier docteur d'Etat en économie au Congo (au moins parmi les trois premiers, Miokono, Mouamba, Badinga, etc.) premier ministre, puis suivent des cracs au cycle secondaire ayant connu tant de mérites au cycle universitaire ; ils sont légion... Des docteurs, des ingénieurs, qui entourent Sassou Nguesso... Mais pourquoi ça ne marche pas ?

 

Réponse : cela ne marche pas pour une raison simple : ces hommes sont bien souvent au service de leurs propres intérêts qu'à ceux du pays parce que celui qui est au sommet de l'Etat conduit cette politique de l'intérêt individuel. Non seulement, il y a la question du cadre que nous venons de soulever supra mais il y a aussi la faiblesse de la notion de "nation" ou celle d'"intérêt national" qui va avec. Si personne ne travaille vraiment pour le pays qui n'est qu'un prétexte d'enrichissement personnel, cela ne sert à rien d'avoir de grands diplômés. Il y a un décalage flagrant entre la compétence ou les compétences et l'intérêt général. Le problème de la consistance de la nation est très important pour orienter toutes les compétences vers l'atteinte d'objectifs collectifs ; ce qui n'est pas le cas au Congo. D'autre part, à quoi cela sert-il d'avoir des diplômes d'ingénieurs si nos sociétés n'ont pas la chaîne de technologie pour les utiliser de façon à faire profiter leur génie à tous ? Ils obtiennent des doctorats d'Etat mais arrivent dans des sociétés qui sont incapables de les assimiler de façon optimale. Ces gens finissent par voir la culture ambiante déteindre sur eux.


Pourquoi Mouamba n'arrive pas à donner une impulsion nouvelle à la dynamique sociale et économique au Congo? Comment peut-il se laisser ranger tout bonnement dans le coffret vieillot de la démagogie improductive avec un Mboulou, un Ndenguet, un Gondo, de piètres professeurs de collège ou instituteurs, lui qui aurait pu s'affirmer dans le milieu universitaire européen ? Comment ? C'est incompréhensible et intolérable. 

 

Réponse : si vous avez lu ce que j'ai écrit plus haut, vous trouverez que c'est compréhensible. Et vous saisirez aussi pourquoi un homme comme Pascal Lissouba, titulaire d'une chaire de génétique en France, a échoué en tant qu'homme politique - encore faut-il ajouter que l'on a tout fait pour qu'il échoue. SI VOUS INTRODUISEZ LA PLUS HAUTE TECHNOLOGIE DANS LA SOCIETE DE L'HOMME DES CAVERNES ET QUE VOUS DEVEZ TRAVAILLER AVEC LUI DONT LA MENTALITE DOMINE LA SOCIETE, VOTRE HAUTE TECHNOLOGIE RISQUE DE NE PAS PRODUIRE LES EFFETS ESCOMPTES A MOINS DE COMMENCER PAR CHANGER L'ENVIRONNEMENT ET L'ESPRIT GLOBAL DE LA SOCIETE DE L'HOMME DES CAVERNES. Clément Mouambe a certes un doctorat d'Etat mais l'esprit qui domine dans notre pays est celui non pas du professeur de collège mais celui du chef traditionnel, l'esprit du kani.


Comment même un Nganongo et même un Itoua Bruno, de brillants élèves et qui ont mené brillamment leur cursus universitaires, se retrouvent-ils en train d'applaudir des Nianga Mbouala et autres, qui sont parvenus soi-disant au sommet, à force de drames et de scenarii en tous genres, sacrifiant leurs compétences pour constituer la haie d'honneur aux tribulations ethniques? Comment.

Réponse : c'est tout simplement à cause du "fétichisme" du pouvoir. Par fétichisme du pouvoir, j'entends l'inhibition de certaines facultés humaines par le pouvoir suprême - surtout quand ce dernier menace votre vie ou la tient en otage. Chez nous, le pouvoir est au bout du canon, une balle prête à gicler. On applaudit donc le cerveau peu élevé qui tient entre ses mains l'instrument qui peut détruire le cerveau le plus brillant. L'intelligence d'un Bruno Itoua ou d'un Nganongo sert d'abord à survivre qu'à autre chose. Chacun se rend compte que personne ne travaille vraiment pour le pays et que l'intelligence doit servir au succès personnel et à la survie dans cette jungle sociétale. On peut être ministre mais sentir que celui qui possède le pouvoir est celui qui a le pouvoir de vous prendre votre vie, c'est-à-dire, de rendre nulle, de renvoyer à néant votre grande intelligence. Dans ce sens, il vaut mieux applaudir un "Nianga Mbouala" que de recevoir une balle de son chargeur. Il faut faire en sorte que l'intelligence soit ..

 

Ces noms cités le sont à titre d'illustration, pour mieux comprendre le sens de la question de départ ; ceux-là étant justement aux commandes. Mais on aurait pu citer d'autres, ceux qui avaient induit le Professeur Pascal Lissouba dans l'erreur. Et justement, comment un Professeur a-t-il pu échouer aussi "brillamment", là où tout le monde avait misé sur ses compétences ? Et pourquoi, par lui-même, l'instituteur Massamba-Débat pouvait penser à l'évolution économique, et pourquoi les hauts diplômés universitaires de l'époque, l'avaient-ils entraîné dans les abysses de la médiocrité en ayant choisi de donner la priorité au bruit, sous forme d'action politique, s'écartant ainsi des options fondamentalement positives de l’instituteur-président ?

Réponse : Massambat-Débat était un nationaliste. Il se trouvait au bon endroit, celui où l'on prend les dernières décisions mais il avait une société qui n'était pas encore une VRAIE nation. IL A ECHOUE PARCE QU'IL N'A PAS PRIS LA PEINE DE CREER UNE NATION, CROYANT QUE LE SUCCES ECONOMIQUE SUFFISAIT. Il a oeuvré à donner au pays un esprit nouveau mais a buté contre ceux qui voulaient juste profiter à titre privé du système. Le professeur Pascal Lissouba a été mal entouré, lui qui a pourtant été un bon serviteur de l'esprit de Massambat-Débat comme si le diplôme n'était efficace qu'au service de la grandeur nationale qui elle ne dépend pas du diplôme mais du KIMUNTU. En effet, la prise de bonnes décisions n'a rien à voir avec le gros diplôme.


La réponse me semble se situer donc au niveau des fondamentaux de l'école.
Parmi les gens qui avaient mal réagi à la parution du livre en 1962, de l'Afrique noire est mal partie, il y a le chef d'Etat guinéen aujourd'hui. Que fait-il en Guinée ? Il mène le même combat que l'instituteur en formation, devenu militaire, président du Congo : Se faire bien voir par leur petit-fils, président de la France actuellement. C'est tout. Mais comment sommes-nous, nous Noirs d'Afrique ?

Réponse : c'est une question liée aux fondamentaux de l'école qui ne nous enseigne pas la question essentielle du KIMUNTU-BOMOTO ou comment être un être digne qui se met au service de son pays dont l'intérêt doit être supérieur à l'ambition individuelle : c'est une école à l'occidentale qui nous inocule les valeurs du maître, la culture de la dépendance, le culte de la servilité car la technicité finale qui va avec notre système éducatif est détenue par le dehors et non le dedans. Aussi, on doit aller l'achever à l'étranger pour devenir un docteur d'Etat totalement inadapté à sa propre société. L'école à occidentale fait le lit de l'individualisme pour mieux casser notre esprit traditionnel grégaire pour mieux nous soumettre.

C'est une question liée à l'école et à l'éducation qui doivent être totalement réformées pour donner une chance à la nation. IL NOUS FAUT INSTITUTIONNALISER PAR L'EDUCATION LA CULTURE DE LA NATION QUI NOUS MANQUE. Dans la société traditionnelle, l'individu était totalement immergé dans son mvila, dans son kanda, dans sa société au point où il y avait une faible propension à l'individualisme. Ce qui n'est plus hélas le cas de nos jours. Si les générations actuelles sont difficiles à transformer, on peut changer les choses pour les générations à venir. Pour cela, il faut changer le système éducatif pour produire un nouveau citoyen.

Quant à notre "instituteur", il honore la source de son pouvoir qui vient du dehors et non du dedans. Il n'honore que celui qui le maintient au sommet de l'Etat comme Hérode le Grand honorait Rome contre les Juifs de son époque. Par pur intérêt personnel. Comme son pouvoir ne dépend pas de l'intérieur, de son environnement direct, il ne le respecte pas et ne ressent aucune obligation à l'honorer. Cette situation explique plusieurs choses comme le fait que la France s'en fout de ce qu'il se passe chez nous - se contentant de voir ses propres intérêts notamment énergétiques respectés.

NE NKOSSI, NGOMBULU ZA MAKANDA,

LION DE MAKANDA,

MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 20:39

Voilà trois semaines que la France est en ébullition. Les Français écument les rues. Emmanuel Macron a soulagé les riches de l'impôt sur la fortune mais continue à faire les fonds de poche des masses populaires françaises en augmentant les impôts et les taxes. Depuis l'augmentation des prix du carburant au nom de l'écologie et au prétexte de la défense du climat et de l'environnement, les Français sont dans les rues. Les gilets jaunes imposés par Nicolas Sarkozy aux automobilistes deviennent le signe du ralliement de la cause de ceux qui se plaignent de ne plus réussir à boucler leurs fins de mois. Toutes les grandes villes de France comme Paris, Marseille, Lyon ou Lille manifestent. Aujourd'hui, les manifestants ont été peu nombreux mais les dégâts ont été plus importants que le samedi dernier. Samedi prochain, les gilets jaunes reviennent à l'assaut titiller des policiers et gendarmes épuisés. Nous ne croyons pas qu'il y ait en une semaine une annonce qui désamorce la grogne sociale. Excédés par des prélèvements multiples, les Français sortent de leurs tanières. Emmanuel Macron ne semble pas prêt à céder. On pourrait se diriger au clash. La preuve est faite que même dans un pays dit de vieille démocratie, l'Etat n'est pas au service des faibles qu'il presse pour servir les puissants. Et on doit voter pour ça ! Le peuple français est déçu et trahi par son Etat depuis que je suis en France, un pays qui a connu la désindustrialisation et la perte de sa souveraineté monétaire. Elle survit par son impérialisme, notamment par la néo-colonisation. L'argent de ses ex-toujours colonies vient souvent à sa rescousse. Le franc cfa est un pouvoir et une bouée de sauvetage pour l'économie française qui pousse l'Elysée à fermer les yeux sur les dictatures.

En observant ce qu'il se passe en France, nous avons la cinglante illustration que lorsqu'il n'y a pas dialogue, on tombe souvent dans la violence. Tôt ou tard. Peu organisé, le mouvement des gilets jaunes aura du mal à discuter avec le gouvernement français qui semble jouer le pourrissement. Hélas, la situation est déjà assez pourrie comme ça avec un pouvoir d'achat malmené pour qu'on espère un essoufflement. Tout ceci finira par un dialogue. Le gouvernement Macron ne peut pas tenir longtemps face à cette contestation qui gagne toute la France. C'est un bras de fer entre le peuple et l'Etat à travers sa force publique qui se profile. Peut-être pour longtemps.

Quelques centimes de plus sur le prix du litre du carburant et on frise la révolution en France ! Cela peut faire beaucoup si on utilise sa voiture au quotidien pour travailler et pour se déplacer. 

L'Europe ne peut pas se passer d'énergie fossile, de pétrole ; d'ailleurs, toute l'économie mondiale en dépend. C'est à ce titre que les guerres sont fomentées dans le monde ou des dictateurs soutenus ici ou là. Vous aurez compris que des pays comme le Congo qui font l'indépendance énergétique de la France, une politique mise en place par De Gaulle, soient tenus par des dictatures soutenues par les puissances du monde avec la France au premier plan. Imaginez un instant que le Congo défende à la France de jouir de son pétrole : on assistera à une invasion en due et bonne forme de notre pays ! Le pétrole pour l'Europe, c'est la vie ! Avec le mouvement des gilets jaunes, on comprend que la question de l'énergie est capitale pour la stabilité des pays occidentaux car elle influence même leur politique intérieure en conditionnant leurs économies. Pourtant, le prix du baril de brut n'est pas si élevé que ça ! On comprend mal pourquoi à la pompe, ils sont si élevés. Il y a trop de taxes sur le prix du pétrole. C'est aussi simple que cela...

Certes, la question du carburant n'est que la goutte d'essence qui fait déborder le vaste de la colère mais elle est vitale. S'il n'y a plus de carburant et d'énergie en Europe, nous assisterons à la déliquescence de la civilisation occidentale et pour éviter cela, ils sont prêts à tout. On ne sait pas encore faire du développement économique sans le pétrole. Les pays détenteurs de pétrole ont donc une ressource qui est au centre du développement de l'Europe. D'où l'instabilité politique qu'on y constate dans un pays comme le Congo. On ne souhaite donc pas la démocratie véritable dans ces pays, une démocratie qui pourrait déstabiliser économiquement l'Europe. Aussi, on déstabilise les pays qui possèdent le précieux liquide noir. Nous avons même vu comment les Etats-Unis ont mis un bémol sur l'assassinat de Jamal Khashoggi pour ne pas se brouiller avec le plus grand pourvoyeur de pétrole au monde : l'Arabie Saoudite. Priver les puissances du monde de pétrole est une véritable déclaration de guerre, déjà que la hausse du prix de pétrole en interne suscite des remous sociaux.

Il faudra pourtant bien aux Africains trouver le moyen d'utiliser la dépendance du monde à leur pétrole et à leur uranium comme moyens de pression pour obtenir la démocratie. Si l'immigration peut être contenue ou absorbée, personne ne peut se passer du pétrole, une ressource que les pays africains ne contrôlent pas - alors qu'ils détiennent cette ressource. Comment en effet, peut-il manquer d'essence et de gaz-oil au Congo, un pays producteur de pétrole ? Nous n'utilisons pas cette ressource à notre profit - puisque nous importons encore du produit raffiné. L'idéal serait d'utiliser d'abord le pétrole dans notre propre intérêt en privilégiant le développement national et non la vente à l'étranger...

Irak, Iran, Libye, Syrie, des pays qui ont été tous déstabilisés parce qu'ils exerçaient ou exercent un plus grand contrôle de leur pétrole. Le pétrole, le gaz et l'uranium n'ont pas encore été utilisés comme moyens de pression pour que les pays occidentaux et les puissances du monde aident les pays africains à se démocratiser. Il faudra peut-être un jour prendre ce risque, celui de marchander l'énergie contre la démocratie avec les pays qui nous imposent des dictatures. On ne peut pas perdre nos richesses et ne pas au moins gagner la démocratie ! De manière générale, l'Afrique doit œuvrer pour un plus contrôle de ses ressources. La démocratie en dépend...

 

NE NKOSSI, NGOMBULU ZA MAKANDA,

LION DE MAKANDA,

MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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27 novembre 2018 2 27 /11 /novembre /2018 11:07

Mes chers compatriotes,

je me vois obligé d'éclaircir ma position vis-à-vis des combattants de la liberté et de la démocratie au regard des événements qui se sont déroulés à Paris ces derniers jours encore une fois car de nouveaux éléments apparaissent sur les réseaux sociaux qui donnent un éclairage nouveau quant aux intérêts réels de certains dans la cause pour laquelle nous nous battons depuis si longtemps : pour certains, le Congo n'est qu'un prétexte, un piédestal pour atteindre des buts inavoués. Qu'on s'entende bien car il ne s'agit pas pour moi de remettre en cause les vertus d'un VRAI dialogue qui est toujours préférable à la violence. Cependant, on peut profiter d'un événement en compagnie de personnes irréprochables pour se mettre ou se remettre politiquement en selle afin d'assouvir des bas intérêts personnels.

 

D'abord, je ne suis pas un routinier de la politique. Ceux qui ont vécu ou qui vivent de la politique ne sont pas mes amis ou mes connaissances - même si ce ne sont pas mes ennemis. Je ne partage rien avec eux. Ni l'idéal, ni la vision du Congo, ni les affaires louches de la république. Je n'ai jamais profité des largesses de la politique, je n'en ai jamais fait la demande non plus. Ceux qui ont suivi ma première vidéo sur Zenga-Mambu savent que j'avais dit qu'avec ces gens nous ne pouvons nous entendre que sur un seul sujet : l'intérêt du Congo, le bien-être et le mieux-être des Congolais. Ensuite, je n'ai jamais participé à une opération qui a nui à notre peuple, de près ou de loin. Enfin, mon ambition n'est pas de faire demain carrière en politique au milieu des requins et des serpents qui détruisent notre pays mais juste que TOUS les Congolais soient heureux de vivre dans notre pays. 

 

Pour le reste, nous parlons tous du Congo mais cela n'empêche pas que certains poursuivent des objectifs liés à l'ambition personnelle. Ce qui n'est pas mon cas. Je ne me bats pas pour occuper les premières places par intérêt personnel. J'ai juste ressenti la nécessité de livrer le bon combat pour notre pays depuis 1997 de façon désintéressée.

 

C'est le pays de tous les Congolais. On ne peut donc interdire à personne de parler du Congo ou d'en évoquer la politique. C'est ainsi que se mêlent les dignes enfants du Congo et les indignes qui n'ont pas le sens du bien commun. Mon aspiration est de rentrer chez moi vivre dans un pays libre et pacifique dans lequel les droits du peuple sont respectés, un pays où les étrangers ne font pas la loi sur les fils du tsi, un pays dont les ressources profitent à tous les enfants du pays.

 

En me rendant à Paris dans l'intérêt de l'organisation d'un dialogue inclusif qui pourrait associer cette fois-ci la diaspora, je n'ai pas eu dans l'esprit comme on me le prêtre ni de devenir ministre, ni de recevoir un pécule immérité. Peut-être que derrière cette noble intention, certains poursuivaient d'autres lièvres personnels. C'est leur droit. Je suis un démocrate. Je respecte la liberté et la vie privée. Force est cependant de constater que même dans le lot, certains étaient des infiltrés qui n'ont pas hésité à balancer des photos sur le net en les saupoudrant de mensonges. Je n'ai rien à me reprocher. Je suis juste déçu de voir que la conscience politique de certains est faible devant les pesanteurs matérielles.

 

Nous ne sommes pas nombreux à croire en la démocratie, de rêver d'un Congo uni dans lequel les filles et fils de ce pays vivraient ensemble, en harmonie, en partageant le même destin. Je l'affirme encore une fois, notre problème, avant que ce soit Sassou ou quelqu'un d'autre, C'EST D'ABORD NOUS-MÊMES. Nous prétendons avoir la même quête mais au fond, chacun pense d'abord à lui, à ses propres intérêts qui passent avant ceux du Congo. Et c'est cela le grand MAL du Congo.

 

Pour le peu que j'ai vu, m'étant approché de ce monde par un tout petit hublot, j'ai vite compris qu'il n'était pas fait pour moi car il y a trop de fourbes et de cupides. C'est même dangereux et risqué de se plonger dans ce milieu rempli de serpents et de requins. Certes, beaucoup protestent, clament qu'ils ne pensent qu'au Congo mais peu ont ma blancheur de plus de vingt-un ans. Derrière les carapaces et les oripeaux, on finit par découvrir que les peaux de brebis cachent parfois des hyènes et des chacals sinon des vautours et des charognards.

 

Je ne regrette pas d'avoir participé à l'appel pour un dialogue mais je me plains de ce que certains n'étaient pas à la hauteur de l'événement, ni dans les mêmes dispositions d'esprit pour ne voir dans cette occasion qu'une opportunité pour faire avancer le Congo. A Paris, j'ai aussi rencontré de belles âmes qui veulent faire avancer la concorde entre les Congolais, condition nécessaire pour la restauration de la démocratie demain.

 

Dans sa quête de l'illumination, le Bouddha a expérimenté le jeûne extrême qui a failli lui coûter la vie. Ayant observé un musicien qui apprenait à des enfants comment régler leur guitare, il a compris que si la corde est trop tendue, elle casse (extrémisme) et si elle n'est pas assez tendue (mollesse, absence de volonté), elle ne peut jouer. Il a donc décider de choisir une voie médiane en arrêtant son jeûne extrême. La position du Bouddha qui celle du milieu demeure la posture que je me dois désormais d'adopter pour ne pas tomber dans les extrémismes des ennemis du Congo qui veulent garder le pouvoir pour leurs propres intérêts ou dans celui de ceux qui refusent toute possibilité de dialogue pour faire avancer la cause du pays. J'ai compris que la démocratie a de nombreux ennemis dans notre pays, des ennemis qui parfois s'ignorent. Même ceux qui croient faire acte de violence pour le bien de tous peuvent agir contre notre peuple car ils empêchent toute discussion sincère entre les filles et les fils de ce pays.

 

A ceux qui prêchent l'effondrement du régime Sassou pour laisser Dieu et le destin faire les choses, je rétorque que la continuité de l'Etat fera que le pouvoir retombe entre les mains du même clan si ce n'est la même ethnie et que nous avons tort d'attendre que ce monde s'effondre de lui-même. Même un pays totalement ruiné a besoin d'un Etat. Le régime peut s'effondrer mais nous n'avons aucune garantie que le pouvoir revienne aux démocrates comme par enchantement - si on ne livre pas le bon combat. Il faut avoir la faiblesse de privilégier la raison et le dialogue - même si les Congolais ne sont pas tous pour ce dernier et qu'ils ne sont pas prêts à y jouer franc jeu.

 

Nous avons une nation à bâtir en surmontant les divisions exacerbées par les pesanteurs idéologiques de l'ethnie et celles de l'argent ou de la réussite personnelle. Le problème n'est pas en soi le Congo mais le prototype biaisé du Congolais qui ne croit pas en son propre pays. Il faut un nouveau Congolais pour produire un nouveau Congo. Il y a encore du chemin avant d'en arriver là. Cependant, même dans les pays dits de vieille démocratie, il a fallu du temps pour y parvenir et même là, les luttes ne sont jamais terminées comme le prouve le combat des gilets jaunes contre l'Etat français.

 

Je ne me reproche de rien. Je n'ai fait que répondre à l'invitation d'un compatriote pour tenter de faire avancer la cause du Congo. J'ai peut-être été trompé car certains avaient d'autres intentions mais en dépit de cela, malgré les insultes et les calomnies, si j'ai porté la croix pour que le salut apparaisse demain dans mon pays, je ne le regrette pas. J'affirme juste ici que je suis un homme de conviction. Je ferai juste plus attention quand on m'invitera prochainement pour parler du Congo - en regardant de plus près quels genres de reptiles se cachent dans le lac avant d'y plonger.

 

Que les Congolais croient en ma détermination en vue d'œuvrer à la restauration de la démocratie dans notre pays. J'ai suivi la voie recommandée par le professeur Pascal Lissouba d'être son propre témoin que de se l'entendre dire.

 

La bataille pour un VRAI dialogue ne fait que commencer. Il faudra peut-être envisager d'en changer certains acteurs mais c'est un débat nécessaire. En France, les gilets jaunes et le gouvernement finiront par dialoguer (deux personnes ont déjà été reçues à ce titre). Les intérêts et les préoccupations de Sassou et de son Etat clanique ne sont pas ceux du peuple congolais. Il faudra bien que des gens parviennent à le faire savoir à ceux qui tiennent le destin du pays en discutant avec le régime autour d'une table. Autrement, c'est le statu quo qui se poursuivra.

 

Je ne me suis pas trompé de route. Peut-être juste de compagnons de route pour certains mais il y avait aussi ceux qui sont venus de bonne foi. Nous avons encore un long chemin avant d'arriver à la case démocratie. Nous allons continuer à marcher. Nombreux tomberont en chemin. Pour ma part, je suis encore debout. Ma présence a donné à cet événement le rayonnement suffisant pour que la participation de la diaspora au prochain dialogue soit une préoccupation que plus personne ne peut ne pas examiner. Il suffit parfois d'un seul juste pour que la justice entre dans une maison...

 

On dit que les peuples gagnent toujours. A une condition : qu'ils soient correctement représentés au sommet de l'Etat. Nous voyons que même la démocratie n'arrête pas la guerre des intérêts entre les riches et les pauvres. Les Etats sont souvent à la botte des puissants : on le voit même en France où l'on prend l'argent des pauvres pour le donner aux riches. Cela ne discrédite pas pour autant la démocratie qui est notre destination finale. Les institutions ne font pas la démocratie car ce sont les hommes qui font les institutions et qui finissent par faire la démocratie. Tout est donc question de la qualité des hommes qui animent une nation à travers ses institutions...

 

A mes frères de lutte, le combat pour la liberté et le bien-être de notre peuple continue. Nous avons un long chemin encore avant d'y arriver. Nous devons savoir juste distinguer le bon grain de l'ivraie. Parfois, il faut côtoyer des Judas pour arriver au salut. Tous les Congolais ne sont pas mauvais. C'est l'histoire seule qui distinguera les bons et les mauvais. Nous ne pouvons pas sonder les cœurs pour démasquer ceux qui parlent du Congo en vue de satisfaire seulement des ambitions personnelles. Cependant, seul le temps est le véritable arbitre. Juste pour vous dire qu'avant de construire une nation, il faut faire émerger un peuple et pour accoucher d'un peuple, il faut éduquer dans le même sens tous les individus. C'est un long processus. Avec persévérance, nous y arriverons. Ceux qui quitteront la route s'élimineront par eux-mêmes.

 

Personne n'est à l'abri de la tentation car les pièges de l'adversaire sont nombreux. Je ne vous demande pas des excuses car je n'ai commis aucune faute mais j'en appelle à votre compréhension. SI NOUS HEURTONS UN CAILLOU, C'EST QUE LA ROUTE NOUS DIT DE REGARDER OU L'ON POSE LE PIED. Il y a de nombreux écueils sur la route de la liberté et de la démocratie. Pour moi, c'est le premier et le dernier...

 

NE NKOSSI, NGOMBULU ZA MAKANDA,

LION DE MAKANDA,

MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 10:11

Bonjour, LDM !
Votre plaidoyer pour ce que vous pensez être l'une des solutions à essayer pour sortir ce pays de sa situation actuelle, paraît tout à fait défendable. Comme je venais de vous le dire, aller vers le président actuel du Congo pour un dialogue franc et constructif pour ce pays, n'est pas du tout un délit. Dans le rapport de force actuel, on peut aussi bien être accusé de non-assistance à personne en danger, toute personne qui se contenterait de nier l'évidence qu'actuellement il y a un président au Congo, et que les souffrances du peuple lui sont imputables. Alors que faire ? En tant que retraité qui souffre, je dirais que toutes les solutions qui se présentent sont à explorer. 
Oui, il n'y a pas qu'à Paris qu'on entend le bruit des casseroles ; à Brazzaville aussi, devant la poste. Il s'avère que cela n'est plus suffisant pour faire avancer les choses. De même qu'il n'est pas superflu de se poser des questions sur les dérives autoritaires des dirigeants de l'Etat, quand on voit que des anciens militants de la liberté en France et ailleurs en Occident sont devenus les inspirateurs de ces dérives ? Alors, la sagesse commande peut-être de faire acte d'humilité, et de penser que le radicalisme n'est pas toujours opportun dans une situation où le rapport de force a peu de chance de s'inverser, quelle que soit la détermination des acteurs, qui ne sont que des hommes.
Je crois que dans l'état actuel des choses, il est de mise de laisser l'éclosion des solutions, de les expérimenter, puisque l'on ne sait jamais d'avance laquelle est la meilleure.
Merci !

                                                       MWANGOU

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19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 22:46

Notre pays est dans l'abîme. Nous avons touché le fond des abysses. L'Etat patauge dans la mélasse, incapable de résoudre les problèmes du quotidien de nos compatriotes. La diaspora est vent debout depuis que nous avons semé la graine de la critique qui hélas tombée sur un sol rocailleux n'a pas encore donné des fruits politiques qui apaiseraient la misère du peuple. C'est que l'Etat, lieu de recherche de solutions et de mise en pratique des résolutions, est en panne. De pourvoyeur de solutions, pour notre pays, l'Etat est devenu lui-même LE problème au lieu de constituer LA solution.

Pendant vingt-et-un ans, je n'ai vu que l'avers de la médaille en ne voyant dans l'Etat que la source de nos problèmes - jusqu'à ce que je comprenne que le revers de cette médaille structurelle est la face solution. Quelle que soit la façon dont un individu accède au pouvoir, dès qu'il s'installe au sommet de l'Etat, il devient gestionnaire de la boîte à solutions car il prend les décisions suprêmes. Cependant, la puissance d'Etat avec toutes les ressources financières du pays, la puissance nantie de la violence "légitime", peut échouer et faire appel à la puissance collective pour trouver des solutions. C'est tout à son honneur. SI DENIS SASSOU NGUESSO REFUSE UN VRAI DIALOGUE, C'EST QU'IL NE VEUT PAS RESOUDRE LES PROBLEMES DU PAYS, LUI DONT LA FONCTION EST DE TROUVER DES SOLUTIONS AUX PROBLEMES DU PEUPLE CONGOLAIS TOUT ENTIER : VOULOIR A TOUT PRIX CONSERVER LE POUVOIR N'EMPECHE EN RIEN LA RESOLUTION DES PROBLEMES DU PEUPLE. 

Le Maréchal Mobutu en son temps disait : " Le président fondateur n'est pas un magicien. Seul, il ne peut rien. Avec l'appui de tous, il peut tout". La mise en branle de la résolution des problèmes d'un pays interpelle donc une association puissance d'Etat + puissance collective. Encore faille-t-il que les préoccupations de l'Etat reviennent à résoudre les problèmes du peuple et non simplement à enrichir les membres de cette superstructure. Cela n'est pas très aisé quand la culture démocratique est faible dans un pays qui n'a pas encore atteint l'étape de la nation. Oui, au Congo comme dans de nombreux pays africains, la nation est à construire. Et c'est ensemble qu'il faut bâtir la maison Congo.

Quand on ne comprend pas que le dialogue, le VRAI, celui qui est recherche collective de solutions et mise en exergue commune des résolutions, est la VOIE ROYALE, c'est qu'on n'a pas réalisé que la violence, la haine, le tribalisme, l'ethnocratie, etc, ne sont que des voies de destruction d'un pays qui finit par sombrer et par tomber entre les mains des étrangers - s'il ne sombre pas avant dans la guerre civile.

J'ai bâti l'essence de la critique politique pour montrer ce qui va mal dans mon pays mais l'égoïsme et les intérêts spécifiques ont jeté la cécité sur l'élite cupide du pays qui ne pense qu'à jouir des ressources de tous les tsis mises en commun. La dictature ne justifie pas autant de misère, autant de calvaire qui fait qu'il manque l'essentiel comme l'eau, l'électricité, la santé, l'éducation. Voilà 21 ans que nous le disons. Hélas, les choses empirent d'année en année. Le pays est au bord du précipice. Il faut sauver le pays ou ce qui en reste et on ressent le besoin de migrer de la critique pure à la recherche de la solution. Aussi, quand on m'appelle en me disant qu'il y a ce coup-ci possibilité de dialogue avec association de la diaspora, j'accoure, je quitte Lyon pour Paris. Cependant, la démarche de rencontrer le chef de l'Etat est mal perçue. Certes les dialogues qu'il a initiés ont tous été des échecs. Sibiti, Ewo, Dolisie, seules les préoccupations du pouvoir ont été prises en compte mais rien ne dit qu'on ne peut réussir le prochain dialogue. Le problème de notre pays est celui-ci : les préoccupations du peuple ont été laissées sur le bas côté.

Je peux comprendre ceux qui pensent que l'on ne peut pas dialoguer avec un autocrate. Mais dans ce cas, que nous reste-t-il donc ? Les mêmes ont des exigences, des préalables. Oui, il faut libérer le Général Mokoko. Mais qui en a le pouvoir ? Qui peut en imposer à Denis Sassou Nguesso ? On oublie souvent que cet homme est assis à l'endroit où l'on ne reçoit pas d'ordre mais où on les donne. Les bons comme les mauvais. Lorsqu'on ne tient pas compte de cela, on passe 21 ans à répandre sa salive, à crier, à vociférer, à lancer des imprécations dans le désert. Il en arrive même que certains cèdent à la violence. l'Etat répare bien vite les dégâts causés à l'ambassade. En attendant, les retraités, sans pensions, croupissent dans la misère, dans le noir et sans eau potable, rongeant un os sous la pluie battante.

Certains dans leurs fauteuils moelleux à Paris estiment  qu'il faut continuer dans cette voie qui recycle le statu quo en niant la puissance d'Etat : on peut se le permettre quand on ne manque de rien à l'étranger. J'ai compris qu'il est temps que la puissance d'Etat se transforme en puissance publique. Aussi, quand l'opportunité de s'entretenir avec le chef de l'Etat de mon pays est annoncée, je saisis l'occasion - sans arrière-pensée, juste pour le bien du pays, le bien-être de mon pays car j'espère qu'il se tiendra un jour un dialogue où seuls le Congo et tous les Congolais seront gagnants. J'ai été voué aux gémonies pour cela : on m'a calomnié, insulté, lynché verbalement. Les attaques de ces jours ont été une vraie crucifixion politique. Certains qui ont pourtant semblé partager cette démarche sont vite apparus comme des Judas - alors que je n'ai rien d'un Jésus. On m'a diffamé, utilisé des photos prises innocemment pour me salir. Cependant, comme un canard, je ne me souille pas à la boue des menteurs. Pourquoi ? Parce que la cause de mon pays le Congo est plus grande que ma petite personne. Suffise que j'agisse dans ce sens pour que je me sente pétri d'innocence. En effet, que me reproche-t-on ? De chercher des solutions pour mon pays ?

Si vous lisez ce texte, vous aurez compris ma démarche. Celle d'un naïf qui vient à la lisière qui sépare le monde des politiciens et celui des critiques politiques. Combien me refusent la passerelle qui permet d'enjamber la frontière entre le discours pur et l'action politique ? Des centaines voire des milliers. J'ai comme l'impression d'avoir trahi le camp de ceux qui veulent le statu quo qui ne profite pas à notre peuple, ceux qui se complaisent dans des démarches politiquement stériles. Le concert de casseroles sur la place de Paris est une musique qui rassemble tous ceux qui sont entrés dans la religion de la critique dont j'ai été le grand prêtre pendant plus de vingt ans. UNE MUSIQUE QUI NE FAIT DANSER QUE LES ESTOMACS REMPLIS DE SEMOULE...

A vous qui avez refusé tout compromis, tout dialogue, je rappelle juste que lorsque le pasteur Ntumi s'engage dans un dialogue avec le régime de Brazzaville pour arrêter les hostilités dans le Pool, il est applaudi, encouragé. De nuit, on sort Ntondo de prison, un homme qui se retrouve d'abord tout seul devant la puissance de l'Etat. Avec courage, le dialogue aboutit à un compromis. Si Ntumi avait refusé de dialoguer avec Sassou, quelle serait la situation dans le Pool aujourd'hui ? Je vous laisse répondre à la question. Si on a cru aux vertus du dialogue dans ce cas, on le rejette quand on apprend que le Lion De Makanda le recherche pour tout le peuple. Tout est prétexte à lui donner un coup de griffe. Je cours le risque d'être incompris aujourd'hui pour être compris demain.

Je prends aujourd'hui le peuple à témoin. Cette portion congrue de la diaspora qui pue le Camembert et le Bourbon, loin de la misère congolaise, elle qui croit qu'elle peut apporter seule les solutions - juste en contestant - veut se complaire dans des hurlements qui la met en orbite mais ne veut pas que les choses changent dans notre pays. Le radicalisme intransigeant sans dialogue n'aboutit à rien. Quand ils comprendront que leurs cris d'orfraie n'ont pas le pouvoir de déraciner Sassou, peut-être comprendront-ils qu'il faut dialoguer - dans le seul intérêt du peuple - pour que les choses changent véritablement dans notre pays. L'Arabie Saoudite et le Yémen se dirigent vers des pourparlers après trois ans de guerre. En Palestine comme en Syrie, pendant que des bombes répondent à des tirs de roquettes, ou que des bombes répondent à des jets de pierres, des hommes souterrainement dialoguent, se parlent pour arrêter les souffrances des peuples. Donald Trump et Rocket Man ont fini par se serrer la main afin d'éviter une guerre dévastatrice entre les Etats-Unis et la Corée du nord...

Qui plus que moi veut de la démocratie ? La libération des prisonniers politiques, le bien-être des Congolais, le bon usage des ressources du pays ? Il faut arrêter de croire que refuser le dialogue et se contenter de nier l'Etat et l'homme qui est assis sur la boîte à solutions peut nous mener quelque part. Cela fait vingt-un ans que ça dure et que le temps interjette en faveur de ceux qui tiennent l'Etat. Qu'importe que cela soit de façon légitime ou illégitime. Force est de constater qu'il faille que quelqu'un prenne le parti du peuple, le parti de la raison et peu importe si nous avançons à la vitesse de l'escargot vers le progrès. Aucune société n'est passée de l'âge de la pierre taillée à la démocratie par un saut quantique politique. Il a fallu batailler, cravacher, crapahuter pour écraser la fleur de lys en France, symbole de la royauté et imposer la démocratie et la république.

J'assume pleinement la tentative de Paris pour la mise en place d'un VRAI dialogue qui cette fois-ci veut associer la diaspora. Que ceux qui veulent continuer à pousser une gueulante se disent que c'est leur droit mais qu'ils ne se transforment pas en dictateurs de la pensée unique. Une méthode qui n'a pas donné de fruit pendant plus de vingt ans doit être corrigée. Cependant, peut-être que je me trompe, peut-être que ceux-là ont d'autres solutions à proposer au peuple congolais pour le sortir des miasmes de la misère établie, de la souffrance quotidienne. Qu'ils sauvent notre peuple car autrement, détenant la solution qui pourrait sauver le pays mais refusant de l'appliquer, ils soient accusés de non assistance de peuple en danger. Que leurs bouches, que leurs mots puissants suffisent à briser la volonté du mastodonte Sassou : hélas, il faut craindre que rien ne vienne de la contestation pour la contestation sans que l'on ne se mette à la table du dialogue.

 

Ne souhaitez plus juste la libération de Mokoko : allez libérer Mokoko - en se passant de l'amnistie de Sassou. Ne réclamez plus juste le paiement des pensions, des salaires et des bourses : allez sortir l'argent des caisses de l'Etat et donnez-le à qui de droit. Arrêtez de vous plaindre que nos compatriotes n'ont pas d'eau potable : donnez leur à boire. S'ils ne sont pas soignés, payez les médecins et renflouez les pharmacies hospitalières... 

 

Si vous reconnaissez ne pas être capables de le faire, c'est que vous n'avez aucun pouvoir sur le destin du peuple congolais.  L'Etat congolais a les moyens financiers de tous au service de sa propre reproduction ; c'est le peuple négligé qui souffre. Il est temps de voir plus loin en reconnaissant la puissance d'Etat nonobstant la façon dont Sassou est arrivé au pouvoir - sans pour autant nier la puissance collective. On traitera en cours de route la question de la démocratie. En attendant, il faut suivre la pyramide de Maslow en pensant à résoudre les problèmes du quotidien de notre peuple. On montera les marches une à une jusqu'à la restauration de la démocratie et l'établissement de la nation.

Si quelqu'un avait le pouvoir de supplanter Sassou au sommet de l'Etat par n'importe quel moyen, il l'aurait déjà fait ; on n'aurait pas perdu vingt-et-un ans. J'ai dit que même si un cabri renversait Sassou, j'applaudirai le cabri. En attendant, reconnaissons la puissance de cet arbre gigantesque qui nous gêne et qui nous empêche de résoudre les problèmes de notre pays. OUI, SASSOU EST LE PROBLEME. CEPENDANT, IL NE L'EST QUE PARCE QU'IL DETIENT LA BOITE A SOLUTIONS QU'IL NE VEUT PAS OUVRIR POUR LE BIEN DE NOTRE PEUPLE. Ensemble, incitons-le à l'ouvrir. En 1991, il l'a fait : il en est sorti la démocratie...

Au delà des ambitions individuelles, il est temps de prendre à bras le corps la question collective du destin de notre peuple. FAISONS EN SORTE QUE LE DIALOGUE OUVRE LES VOIES QUI CONDUISENT AUX SOLUTIONS QUI AMELIORENT LE DESTIN DE NOTRE PEUPLE. J'assume pleinement l'initiative de Paris dans le sens de la recherche d'un VRAI dialogue.

 

NE NKOSSI, NGOMBULU ZA MAKANDA,

LION DE MAKANDA,

MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 19:12

 

NE NKOSSI, NGOMBULU ZA MAKANDA, LE LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU est heureux de vous annoncer que son livre Sagesse des ancêtres dans les légendes éducatives des pays de la vallée de Niari " est publié et mis en vente sur Edilivre. Vous pouvez commander le livre en ligne (version papier et version numérique).

D'ici 60 jours, il sera mis en vente sur les principaux libraires en ligne à savoir Fnac.com, Chapitre.com, Amazon... 
Tous les libraires de France, Suisse et Belgique pourront également le commander à travers Dilicom ou directement auprès d'Edilivre. POUR L'INSTANT, IL N'EST DISPONIBLE QUE SUR LE SITE D'EDILIVRE. DANS DEUX MOIS, IL SERA DISPONIBLE SUR PLUS DE SITES DONT LE PLUS GRAND AMAZON.

Quel est le thème principal de ce livre ? Il s'agit de la légende comme technique d'éducation. Toute société humaine a été confrontée à la question de l'éducation de l'enfant, livre vierge que l'on doit remplir de valeurs, d'attitudes, de représentations, de dispositions à l'action pour que le bout d'être qui entre dans la société le fasse à l'image des anciens qui ont forgé la culture de ladite société. Avant l'initiation, les sociétés de la vallée du Niari ont construit des légendes puissantes et porteuses de valeurs pour marquer au fer rouge l'esprit de l'enfant. Comment enseigner la prohibition de l'inceste au tout-petit ? Comment lui inculquer la solidarité filiale qui honore les parents ? Comment insinuer que l'égoïsme est une mauvaise chose, des choses que l'école moderne, d'apparition tardive, n'enseigne pas ? Les anciens ont utilisé la puissance émotionnelle de la légende qui est par ailleurs la technique utilisée lors de la rédaction de la Bible...

 

Il vous invite à découvrir son livre captivant qui sera suivi d'ici peu par d'autres publications, notamment un livre sur la tradi-république en réponse aux problèmes de l'Afrique noire ou un autre sur le véritable peuple de la Bible, celui à qui s'adresse véritablement le Créateur en montrant le détournement de l'histoire du peuple de la Bible et des lieux de l'histoire réelle où se sont produits les événements relatés dans la Bible, notamment ceux de l'Ancien Testament...

 

NE NKOSSI, NGOMBULU ZA MAKANDA,

LION DE MAKANDA,

MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU 

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 13:40

Le Congo est un conglomérat d'ethnies qui n'ont pas vraiment pris le temps de devenir une VRAIE nation. En effet, la république instaurée sur le modèle français pour l'intérêt des Français n'avait pas l'intention de créer une VRAIE nation mais juste de donner l'illusion de l'indépendance en remplaçant un gouverneur blanc par un gouverneur noir - toujours au service de la France et de l'Occident. A l'époque coloniale, les villes ont rassemblé diverses ethnies non pas pour en faire une nation - ce qui aurait été contre productif - mais dans le simple but de rassembler de la main d'œuvre bon marché que les colons ont tenu à opposer en établissant l'état civil sur les différences ethniques exacerbées. On est d'abord Téké, Yaka, Vili, Mbochi, Lari, Bembé, Kugni, Bomitaba, Likuba, Ngala, Kongo, etc, avant d'être Congolais.

L'indépendance n'a pas transformé l'essai du passage d'un espace multi-ethnique à une nation. Il suffit de voir l'occupation de l'espace dans une ville comme Brazzaville pour s'en rendre compte. L'indépendance a été au contraire l'occasion pour chaque ethnie de vouloir dominer les autres, à l'instar de ce que faisaient les colons français, l'ethnie de l'extérieur...

Dans cette configuration, l'avènement de la démocratie - sans au préalable la constitution d'une nation paraît poser la charrue avant les bœufs. La colonisation avait mis l'accent sur le pillage des ressources ; l'indépendance sera la confiscation des miettes républicaines par une ethnie voire une région sur les autres. C'est ainsi que le pouvoir politique se conçoit comme le pouvoir de distribuer les richesses au sein d'un pays qui n'est pas encore parvenu à l'étape d'une nation. Les premiers partis se créent donc sur des bases ethno-régionales afin de permettre aux ethnies de pousser l'un des leurs au sommet de l'Etat - afin d'en retirer des privilèges. L'IDENTITE ET L'ORIGINE ETHNO-REGIONALE SONT EN SOI TOUT UN PROJET POLITIQUE, EN FAIT, LE PROGRAMME ESSENTIEL AUX YEUX DES VOTANTS...

 

L'avènement de la démocratie électorale - juste électorale - n'aura en rien entamé la superstructure d'opposition entre ethnies et entre régions dans notre pays. L'Etat aurait pu œuvrer au passage du pays Congo à la nation Congo mais cela n'a pas du tout été le cas depuis 1960 - même si on doit reconnaître que le président Alphonse Massambat-Débat a quelque peu travaillé dans ce sens. Ces successeurs seront moins nationalistes que lui ne l'était. Au contraire, les gouvernements successifs ont creusé les distances ethno-régionales jusqu'à nos jours. Il s'agit de prendre conscience du problème et de commencer enfin de le corriger mais quand on entend parler de l'avenir des Mbochis, on se dit qu'on est loin du compte...

 

Le problème dans un pays où l'identité et l'origine l'emportent sur le projet politique est LE DÉSÉQUILIBRE DÉMOGRAPHIQUE : LES CANDIDATS DES ETHNIES PLUS NOMBREUSES SONT ASSURES DE L'EMPORTER DANS UN CONTEXTE DE VOTE ETHNIQUEMENT OU REGIONALEMENT ORIENTE. CHEZ NOUS, IL OPPOSE LE SUD ET LE NORD. Le nord peu peuplé redoute donc la démocratie, c'est-à-dire, le vote dans les urnes des autorités du pays et préfère le coup d'État : IL N'Y A QU'A VOIR COMMENT LES CHEFS D'ETAT DU NORD SONT ARRIVES AU POUVOIR. TOUJOURS DANS LA VIOLENCE OU DANS LES INTRIGUES. NI YOULOU, NI MASSAMBAT-DEBAT, NI LISSOUBA NE SONT PARVENUS AU POUVOIR DANS LE SANG ET LA VIOLENCE.

 

L'autre solution est de niveler les populations du Sud pour que le nord soit plus peuplé - afin d'avoir la possibilité d'instaurer un système qui passe par le vote et qui garantisse la conservation du pouvoir sans user de violence (physique) ou sans tricher (violence juridique). D'où le génocide des Laris, le génocide des Kongos, la paupérisation des populations du Sud par le chômage qui entraîne la faim et la maladie, déjà qu'on détruit les écoles. Ceux qui ont lu le projet MOUEBARA peuvent se rendre compte de ce nivellement démographique programmé des populations du sud par la milice armée de l'ethnie-Etat sous la conduite et les ordres de Denis Sassou Nguesso. Et c'est souvent des sudistes corrompus comme Thierry Moungalla qui défendent l'holocauste des leurs. Quelle ironie du sort !

 

NE NKOSSI, NGOMBULU ZA MAKANDA,

LION DE MAKANDA,

MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 11:21

Nous vivons à l'heure de Photoshop où on ne peut plus faire confiance à une image sans se demander si elle n'a pas été retouchée, c'est-à-dire, manipulée. On ne peut pas prendre une image pour argent comptant car la recherche d'images similaires sur Google peut comporter des surprises. Aussi, quand nous recevons une image d'Ali Bongo Ondimba dans un cercueil, nous avons un doute légitime.

Cependant, depuis la mort d'Edith Lucie Bongo Ondimba, nous avons aussi découvert un phénomène : la mort différée. On annonce tardivement un décès pour des questions d'héritage ou de succession. Nous avons constaté le même phénomène de la mort différée quand le président Omar Bongo Ondimba est mort. Ce qui rend suspect toute annonce officielle concernant une personnalité publique au Congo ou au Gabon. Il devient très difficile de se fier à une source même vidéo de nos jours - à cause des images d'archives.

 

Il se sait parce que le régime gabonais l'a avoué qu'Ali Bongo Ondimba, président contesté du Gabon, a fait un malaise en Arabie Saoudite. La rumeur est divisée entre ceux qui prétendent qu'il est mort et ceux qui le disent vivant. En l'absence d'une preuve de vie, il faut qu'on le dise sans ambages, le doute est permis - à propos du chef d'Etat gabonais.

Ali Bongo Ondimba est tombé. Depuis, c'est le silence radio. Il a fallu qu'on fasse du bruit pour que le porte-parole de la présidence de la république gabonaise se permette un communiqué qui n'est pas pour autant une preuve de vie. Nous voulons voir Ali Bongo Ondimba vivant pour taire la rumeur. S'il est trop faible pour parler, pourquoi ne voit-on pas une photo de l'homme sur son lit de repos ? Est-il trop faible pour parler ? Un pays n'a-t-il pas le droit de s'interroger sur la santé de son président ? Il faut qu'Ali Bongo Ondimba donne aux Gabonais et à l'opinion internationale un peu plus qu'un communiqué officiel d'un porte-parole de la présidence de la république gabonaise.

Nous publions une photo reçue de nos réseaux sociaux ; elle montre un homme dans un cercueil. Nous vous laissons vous faire votre propre opinion car nous nous demandons si elle est truquée ou nous. De nos jours, on peut récupérer une tête et la poser sur un corps. Elle peut aussi être une photo réelle.

Il est vrai que si Ali Bongo Ondimba n'est plus de ce monde, ce que nous n'affirmons ici qu'en forme d'hypothèse et que nous ne souhaitons pas, il y a, dans le contexte d'une élection contestée, un problème quant à sa succession qui pourrait expliquer ceci ou cela mais c'est aux Gabonais de nous dire ce qu'il en est de cette rumeur qui n'a pas encore reçu un démenti cinglant par l'apparition d'un Ali Bongo Ondimba convalescent. Cette affaire n'est peut-être qu'une rumeur de mauvais goût mais nous avons besoin de preuve de vie du chef d'Etat gabonais pour qu'elle s'arrête.

 

NE NKOSSI, NGOMBULU ZA MAKANDA,

LION DE MAKANDA,

MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

S'agit-il d'Ali Bongo Ondimba ou pas ? That is the question...

S'agit-il d'Ali Bongo Ondimba ou pas ? That is the question...

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 22:27
URGENT/GABON : ALI BONGO ONDIMBA EST-IL MORT ?

Il s'était rendu en Arabie Saoudite pour participer au forum économique Future Investment Initiative surnommé le Davos du désert. Pris de ce qui a été qualifié de "malaise" ou de "fatigue", il n'y aurait pas participé et aurait été évacué à l'hôpital, toujours en Arabie Saoudite. Une chaîne de télévision, du moins une vidéo, annonce qu'il s'est éteint et qu'une messe serait programmée à Libreville ce dimanche.

On m'apprend que le gouvernement gabonais aurait fermé les frontières. Va-t-on jouer la montre comme ce fut le cas lors de la mort du père Omar Bongo Ondimba ? Il se peut que le clan Bongo et les Tékés veuillent garder la mainmise sur le pouvoir au Gabon. Certains observateurs évoquent la possibilité de préparer Noureddine Bongo en cas de décès pour assurer la succession.

Comment expliquer que pour une simple fatigue d'Ali Bongo que le roi d'Arabie Saoudite se soit lui-même déplacé à l'hôpital ? Ce qui est sûr, Ali Bongo Ondimba avait une santé fragile. La rumeur veut que la cause de sa mort soit un AVC mais nous mettons tout cela au conditionnel. Le fait que la presse internationale n'en parle pas est étrange mais demain ou après demain - si ce n'est déjà fait, elle en parlera soit pour démentir soit pour confirmer la mort d'Ali Bongo Ondimba. La France peut avoir intérêt à ne pas ébruiter l'affaire pour des raisons successorales mais à l'heure des réseaux sociaux, on ne peut plus garder très longtemps un secret.

Voici le message que nous avons reçu de notre réseau avec connexion au Gabon. La source est une haute personnalité gabonaise :

" Apparemment, le corps aurait quitté l'Arabie Saoudite pour Londres dans un avion militaire médicalisé. 
Signe que c'est un corps qui a été transféré (ndlr : l'avion médicalisé ne prouve pas qu'il soit mort mais le cas de son père mort dans l'avion avant d'atteindre l'Espagne peut rendre cette thèse plausible). 
Selon la tradition du milieu, un monarque aurait affrété un avion civil médicalisé du royaume. L'option de la flotte militaire confirmerait l'hypothèse du décès. Après les menaces du royaume de l'enterrer sur place, c'est Frédéric Bongo qui a pris la décision avec Sylvia pour transférer le corps à Londres à l'abri des Français. Tout est encore ouvert pour la succession :
- PING, mais l'hypothèse est très compliquée au plan constitutionnel ;
- ESSONGUE, hypothèse suggérée par 3M et JPLL ;
- 3M elle-même, mais n'a pas la faveur de JPLL.
- NGARI, hypothèse du clan Téké.
- Coup de force pour suspendre les institutions et rabattre toutes les cartes durant une transition de 18 mois avant de nouvelles élections générales. "

L'environnement politique change en Afrique centrale avec des bouleversements en Angola, peut-être en RDC si Kanambe et l'influence rwandaise disparaissaient et maintenant au Gabon, si la mort d'Ali Bongo Ondimba se confirme et arrête le règne des Bongo et des Tékés. Au Cameroun l'âge avancé de Paul Biya pourrait faire qu'il ne finisse pas le mandat volé au peuple camerounais. Au Congo, Denis Sassou Nguesso peut encore compter sur sa milice ethnique et sur ses fétiches qui envoûtent le peuple congolais. Cependant, rien ne saura arrêter le changement. Caca dans l'eau que boivent les Congolais ou pas...

Nous mettons en ligne la vidéo qui annonce le décès d'Ali Bongo Ondimba. Il est difficilement envisageable qu'une journaliste quelle qu'elle soit risque son emploi pour diffuser une Fake News. Elle a dû en recevoir l'ordre de sa direction. Qu'importe qu'aucune chaîne de télévision occidentale n'ait diffusé l'information. Nous avons appris avec le temps que l'information est politisée et corrompue même en Occident.

S'il n'est plus de ce monde, que l'âme d'Ali Bongo Ondimba repose en paix. Le Gabon ne doit pas sombrer dans la guerre civile. Ce pays n'est ni une dynastie des Bongo, ni un royaume téké mais bien une république...

NE NKOSSI, NGOMBULU ZA MAKANDA,

LION DE MAKANDA,

MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 22:03

Depuis au moins deux jours, la présence de madame Destinée Doukaga, ministre de son royaume, provoque des troubles qualifiés d'hystéries collectives (ce qu'ils ne sont pas)  parmi les élèves de collèges et lycées de Brazzaville qui s'écroulent, s'évanouissent et finissent à l'hôpital, déjà que le CHTue ne soigne pas mais ressemble à une culture de maladies intra muros. Il paraît qu'elle parle et dès qu'elle s'en va, un souffle méphitique circule parmi les élèves qui sont pris d'étouffement, de convulsions, de maux de tête,  d'étourdissement, d'évanouissement, etc. Attendez, Destinée Pangoline Doukaga est loin d'être une star...

Madame Destinée Pangoline car Doukaga signifie pangolin en punu - devient une terroriste occulte par sa simple présence. Ce phénomène s'est déjà observé au concert de Fally Ipupa.  Certes, il n'y a pas mort d'homme mais ce genre de manifestation renvoie souvent à des pratiques occultes au cours desquelles des âmes sont volées. On peut demeurer en vie mais le véritable MOI est dérobé. On prétend que madame Destinée Pangoline Doukaga aurait récupéré une sirène à Divénié dans une rivière ; ce qui expliquerait ces manifestations occultes. Cependant, il ne s'agit que de rumeurs. Hélas, comme je le dis, la rumeur chez nous est comme la queue de la vérité...

Désormais, il suffit que les élèves et écoliers d'une école du royaume du Congo apprennent que Destinée Pangoline Doukaga approche, pour qu'ils fassent le mur pour fuir. Les pangolins, ces pauvres bêtes inoffensives et sans défense, doivent se demander comment une femme a réussi à transformer leur nom en bombe psychologique. ICI, LA BOMBE HUMAINE QUI TERRORISE LES ENFANTS EST UN SIMPLE NOM : DOUKAGA ! Une vidéo montre des élèves et écoles prenant le risque de traverser une rue au risque de se faire renverser - ce qui indique leur degré de terreur.

Comment comprendre que Denis Sassou alias Nguesso, Clément Mouambe et Mvouba continuent à laisser madame Destinée Pangoline aller terroriser les élèves et les écoliers du royaume d'Oyo-Congo ? Ailleurs, on lui aurait demandé d'arrêter ses visites. Si elle a quelque chose à dire à la jeunesse, elle peut bien utiliser Téléfoufou qui a une bien plus grande couverture. Aussi, nous nous demandons : pourquoi s'entête-t-elle à se rendre dans les écoles, collèges et lycées de la république ? Ce genre de phénomène pourrait être lié à des pratiques sataniques francs-maçonniques - ce qui expliquerait que Sassou et ses serviteurs encouragent la ministrette de la promotion de la jeunesse, un ministère inutile, Destinée Doukaga Pangoline à voler le destin de nos enfants.

Surtout qu'on ne nous dise pas que les enfants s'écroulent de faim ou qu'il s'agit d'un phénomène normal, d'une hystérie. Quelle est cette faim qui ne se manifesterait pas en classe et qui attendrait les discours de madame Destinée Pangoline Doukaga pour se manifester ? Quelle est cette hystérie collective qui ne frappe que quelques élèves et surtout que des filles ?

Denis Sassou Nguesso doit prendre ses responsabilités pour que ce terrorisme par la simple présence s'arrête. Nous savons qu'un bruit, qu'une rumeur de remaniement ministériel circule. En de telles circonstances, craignant de perdre leurs positions confortables de boukoutage, de nombreux membres du gouvernement du royaume s'adonnent à des pratiques occultes et mystiques pour conserver leurs fauteuils. Cependant, cela ne doit pas se faire au détriment des vies de notre jeunesse. Si elle en a le courage, que Destinée Pangoline Doukaga aille le faire à Divénié réputé pour ses puissants sorciers ; on verra bien qui fuira la première. Et Oyo ? Pourquoi ne s'y rend-elle pas ? Il y a aussi des écoles, des collèges et des lycées là-bas !

Le nom de madame Doukaga devient un épouvantail, sa présence seule un Ben Laden au féminin. Voir les enfants paniqués prendre la poudre d'escampette juste à l'évocation du nom de la ministrette Destinée Pangoline Doukaga est un scandale qui ne serait toléré nulle part sauf au Congo - ce qui indique des complicités dans cette vampirisation des âmes de nos enfants. L'Etat congolais importe le terrorisme par la simple présence au sein de nos écoles, collèges et lycées.

Quel est ce discours que madame Destinée Pangoline Doukaga tient absolument à prononcer devant nos enfants ? Il faut que les parents constituent des équipes qui empêchent madame Destinée Doukaga Pangoline à entrer en contact des enfants. Déjà que le niveau de notre enseignement laisse à désirer, voilà qu'on nous terrorise les jeunes et les enfants par une ministrette qui craint de perdre son poste au sein du gouvernement.

Il se trouve que certains compatriotes commencent même à intimider leurs enfants en les menaçant d'appeler madame Doukaga s'ils refusaient de manger ou de faire leurs devoirs. Ce n'est pourtant pas une plaisanterie : madame Destinée Doukaga Pangoline vient dans les établissements avec une présence occulte, un ou une mukuyu.

Le grand ndzokou, grand Kani devant les ndokis du royaume en tant que fuli nganga, doit arrêter Destinée Pangoline Doukaga. Le Congo n'est pas l'Afghanistan bien que sous Sassou, il soit pire que ce pays. NOUS NE VOULONS PAS DE TERRORISME MEME PSYCHOLOGIQUE OU OCCULTE DANS NOS ETABLISSEMENTS.

Que la franc-maçonnerie made in ndzokou arrête Destinée Doukaga Pangoline. On terrorise déjà les parents, on affame les adultes, on les laisse mourir comme des rats pour encore se permettre de terroriser nos enfants assis par terre pour prendre des cours de mauvaise facture. IL FAUT SAUVER L'ELEVE CONGOLAIS DE LA MORSURE OCCULTE DE LA PANGOLINE DOUKAGA.

Contentez-vous de contester le génocide des Laris qui a bien eu lieu et qui donnera lieu à des poursuites s'il est reconnu en Suisse au lieu de terroriser nos enfants. De toute façon, avec la réputation qu'elle a désormais, le destin de Pangoline Doukaga est de faire fuir les élèves. Si ça continue, elle fera fuir même ses propres enfants. "DOUKAGA ARRIVE ! SAUVE QUI PEUT !" C'est le cas mais bientôt, nous entendrons : "MAMAN ARRIVE ! SAUVE QUI PEUT !"...  

 

NE NKOSSI, NGOMBULU ZA MAKANDA,

LION DE MAKANDA,

MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
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