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NEWS : 67227 visiteurs sur votre blog. Le chanteur MADILU SYSTEM est mort. André Milongo, ancien premier ministre est mort... Congo : Sassou vend à présent le Congo aux Emirats Arabes Unis après l'avoir vendu aux Libanais et aux Asiatiques. Les Emirats qui n'ont plus de nouveaux puits viennent d'abord pour le pétrole. International : Omar Bongo premier président reçu par Sarkozy le 25 mai 2007. France : Vincent Bolloré fait affaire avec l'Etat français ; il a donc menti !  Election de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République française avec près de 53% des voix... Arrestation arbitraire du colonel Alphonse Nguia à Brazzaville. Mort brutale à Paris de l'ancien premier ministre Claude Antoine Dacosta, décès survenu à Paris le mardi 1er mai 2007. Congo : climat de tension sociale à la veille des élections législatives... La Banque Centrale Européenne affirme son indépendance ou son caractère privé face à Nicolas Sarkozy qui souhaite une politique de l'euro faible. Les puissances de l'argent ont les coudées franches car elles ne servent que des individus et non des Etats ou des sociétés comme AIRBUS... Comment le traité européen a-t-il pu leur concéder une indépendance qui fait mal à tout un continent ? Mystère...

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Jeudi 15 mai 2008

COMMENTAIRE : Voici un article envoyé par l'inusable Patrick Eric Mampouya qui prend de son temps pour nous donner de précieuses informations. Cette image est le genre d'image que je recherche car il faut prouver devant le monde entier que Sassou ne fait rien pour le sud Congo parce qu'il est tribal. Cette photo m'a retourné l'estomac. Des morceaux de briques comme bancs et des bambous comme tables. Et le toit est à l'air libre - même pas un peu de paille. Voilà comment on détruit l'avenir d'un pays en négligeant l'éducation de ses enfants. Et avec ça, vous me demandez pourquoi je déteste Sassou ? Vous rendez-vous compte que le baril de pétrole est à 127 dollars et que ces salauds s'en mettent pleins les poches - alors que le Congo possède le bois nécessaire pour confectionner des tables-bancs de qualité ? Cet homme n'aime pas le pays ; les écoles d'Oyo n'ont pas le même profil, vous vous en doutez ! Imaginez ce qui se passe quand il pleut : les élèves sont obligés de rentrer chez eux ou de ne pas venir à l'école et dans un pays où il pleut tout le temps - plus de la moitié des jours de l'année, les cours n'ont pas souvent lieu et le niveau scolaire ne peut être que très bas.
 Sassou est le plus tribal président que le Congo ait connu car il se comporte dans son soi-disant pays comme un étranger et c'est un fils d'étranger - lui qui a déjà déplacé la capitale à Oyo sans oser le dire vraiment. Quel maître peut prétendre donner un enseignement de qualité dans une telle structure, vu que les maîtres n'ont déjà pas le niveau pour exercer le métier d'instituteur ? Sassou n'est pas seulement un cleptocrate ; c'est surtout un fou, un malade mental qui n'a plus aucune mesure de la réalité ! En fait, Sassou et sa famille ont privatisé l'enseignement en multipliant les écoles privées. Plus personne ne s'occupe vraiment de l'enseignement public. Nous avons atteint au Congo le summum de la démesure car Néron s'est réincarné au Congo en la personne de Sassou Nguesso. Il faut que les Congolais se disent qu'ils peuvent encore le faire comme ils l'ont fait en 1992. Certes cela ne sera pas facile de faire partir Sassou mais le résultat n'en sera que plus beau.
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Une salle de classe d'une école au Congo Brazzaville en mai 2008. Des cailloux, comme bancs et des bambous en guise de tables ; selon Claudia LEMBOUBA SASSOU NGUESSO le travail du gouvernement n’est pas bien expliqué……

 

Au Congo Brazzaville, les attachés de presse entretiennent la confusion entre communication et information, en cumulant leur fonction avec le journalisme dans des médias d’Etat.

Une autre forme d’atteinte à la liberté de la presse.
Avoir des plans de communication efficaces pour rendre plus visibles les actions de leurs départements respectifs.

Voilà en substance l’instruction envoyée le 7 avril dernier par la fille du chef de l’État Congolais, Claudia LEMBOUMBA SASSOU NGUESSO, conseillère à la communication et aux relations publiques de son père, aux attachés de presse des ministères et autres grands services et sociétés étatiques (Délégation générale des grands travaux, Société nationale des pétroles du Congo, etc.).

Principal reproche adressé à ces employés : leur manque de combativité et d’ardeur à faire connaître l’action gouvernementale.

Il en résulte une mauvaise information des journalistes et des citoyens.

Les ambiguïtés sont nombreuses autour de ce métier. À commencer par la confusion entre communication et information. Bon nombre d’attachés de presse sont journalistes dans des médias d’État dans lesquels ils relaient abondamment la bonne parole de leurs ministres...

L’instabilité gouvernementale les incite à ne pas quitter leurs rédactions. "C’est un risque que personne n’ose prendre. Dans un pays où les gouvernements changent trop souvent, tu as de fortes chances de te retrouver au chômage si ton ministre n’est pas reconduit au prochain remaniement", explique l’un d’eux, journaliste à la chaîne nationale.

 

Les instances de régulation et d’autorégulation des médias, le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) et l’Observatoire Congolais des médias (OCM) ont du mal à les considérer comme des journalistes à part entière. Et pour cause, la Charte des professionnels de l’information et de la communication, issue des États généraux de l’information et de la communication, tenus à Brazzaville en 1992, stipule qu’un journaliste doit refuser tout avantage matériel de la part d’une personnalité. Ce qui est loin d’être leur cas...

Doublement payés, véhiculés pour certains et toujours tirés à quatre épingles, les attachés de presse suscitent la jalousie de leurs collègues journalistes.

En dehors des salaires officiels de l’État qu’ils perçoivent au même titre que les autres journalistes fonctionnaires (80 000 à 120 000 Fcfa, 120 à 180 €/mois environ), ils bénéficient de nombreuses indemnités et autres privilèges. Résultat : leurs postes sont très convoités notamment par des journalistes peu formés et inexpérimentés. Ainsi, à l’entrée des nouveaux ministres dans un gouvernement, les candidats se bousculent au portillon pour solliciter une place en vain.

La plupart de ceux qui deviennent attachés de presse sont de la famille des ministres... Bernard MACKIZA, coordonnateur de l’OCM, appelle à clarifier le rôle des attachés de presse et met l’accent sur leur déficit de formation : "Quand la commission de la carte de presse sera mise en place, nous y verrons plus clair sur cette catégorie de professionnels. Parmi eux, certains ont fait des études de journalisme, d’autres ont étudié les relations publiques."

Les attachés de presse ont, eux-mêmes, exprimé le besoin crucial d’être mieux formés auprès de la conseillère du chef de l’État Congolais. Jusqu’à présent, aucune formation officielle ciblée ne leur est proposée à l’université. Et chacun se débrouille à sa manière.

 
par Le lion de Makanda mwan Mizumba publié dans : demain le congo brazzaville
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Mercredi 7 mai 2008

 

Sylver IKAMA a écrit le 05 mai 2008  sur le site du pouvoir: « Dans 24 mois, les malades d'Oyo (département de la Cuvette) et des localités environnantes n'auront plus de problèmes de soins spécialisés. Le Président de la République Denis Sassou-Nguesso a procédé le 5 mai à Oyo à la pose de la première pierre pour la construction de l'hôpital général spécialisé d'Oyo et du grand hôtel de la localité. »

 D’entrée de jeu, pourquoi mettre en place un hôpital spécialisé ? Quelles sont les spécialités qui seront choisies ? Et si un Mbochi ne trouve pas la spécilalité concernant son affection, que doit-il faire ? Si cet hôpital était public, pourquoi n’est-il pas un hôpital général ? En réalité, les spécialisations soignées dans cet hôpital renverront aux affections dont souffrent les membres de la famille Nguesso-Sassou : cancer de la prostate, épilepsie, etc.

S'agissant de l'hôtel, il sera construit à quelques centaines de mètres de l'aéroport international d'Ollombo (département des Plateaux) sur la route nationale n°2. Cet hôtel qui apportera un plus sur les potentialités touristiques d'Oyo, comportera 4 étages et 110 chambres dont 10 chambres suites ainsi que six appartements au denier niveau. Donc cet hôtel est prévu pour accueillir Sassou et les siens dans les appartements du dernier étage car je ne vois pas un seul Congolais être accompagné par autant de monde capable d'occuper tout cet espace !

Le coût des travaux de cet hôtel est estimé à 17 milliards 319 millions de franc CFA. Le chantier sera exécuté par la société chinoise, Beijing construction engineering group.

C’est une bonne nouvelle pour les Congolais du nord qu’on leur construise un hôpital moderne et qu’ils se fassent soigner correctement avec la possibilité de voir les personnes accompagnant les malades d’être logés à l’hôtel ! Avec un complexe hospitaliser coûtant plus de 17 milliards de francs cfa, on peut croire que les moins de 10000 habitants d’Oyo et des environs ont beaucoup de chance car Sassou a fait un investissement d’un million sept cent mille francs par personne ; ce qui n’est pas négligeable car un tel investissement n’est même pas fait à Pointe-Noire, le pays qui produit le pétrole, la manne qui permet à Sassou et à son clan de mener le train de vie des nababs du golfe persique.

On peut avoir deux réactions : la première, insulter Sassou Nguesso et le traiter de tous les noms mais ce comportement ne nous permettra pas de comprendre et d’éclairer la pensée du cobra royal, la deuxième est d’être lucide et de se dire que Sassou et les siens construisent ce complexe hospitalier moderne parce qu’il y a des raisons toutes logiques qui obligent à investir l’argent des Congolais dans une zone infestée de moustiques et de serpents venimeux :

1)      Observons que Sassou va nommer son frère aîné maire d’Oyo afin que ce dernier bien malade puisse vivre dans un milieu familial sécurisant ;

2)      Le président de la mbochicratie séjourne plus à Oyo qu’à Brazzaville et il ne s’en cache pas quand il dit et écrit dans son livre qu’il a pris et prend les plus grandes décisions concerant le pays à Oyo ;

3)      Sassou est lui-même malade et il peut craindre qu’il ne soit trop tard de prendre un vol pour Paris ;

4)      Otsombé aimerait bien que sa fille chérie Edith vienne se reposer et se faire soigner dans le giron familial au lieu de séjourner au Maroc.

5)      Sassou se déplace toujours avec armes, bagages et gardes du corps ; d’où la nécessité d’un hôtel.

6)      Le fait que tout ça se fasse en 24 mois montre que le clan Nguesso est pressé car les deux prochaines années seront décisives et comme ils ne contrôlent que le Congo et pas le destin, il faut faire vite, autant dire qu’en dix ans de Sassou II, le tyran aurait pu construire cinq complexes hospitaliers pour les populations du sud - s'il avait la santé du peuple à coeur…

A la réflexion, ce complexe hospitalier n’est pas d’abord pour les habitants d’Oyo et de ses environs mais pour le pouvoir lui-même. Ils ont investi l’argent du pays pour soigner une poignée d’individus loin des curieux et si jamais un parent décédait dans leur complexe hospitalier, le cimetière familial est tout à côté.

Si jamais Sassou venait à mourir loin des yeux et des oreilles de la presse, la famille peut prendre le recul nécessaire pour organiser la conservation du pouvoir dans son giron. C’est donc un acte à la fois d’amour pour les siens et un investissement très stratégique qui fera travailler plus d’un demi-millier de personnes pour une poignée de riches membres du clan familial malades car personne – pas un seul ministre non membre de la famille ne se fera soigner dans la jungle et risquer un empoisonnement.

Cette affaire montre que SASSOU EST TRIBAL car rien de la sorte n’a été fait dans le sud où il y a la majorité de la population et nous avons montré récemment combien l’hôpital CHU de Brazzaville est dans un dénuement total. Et certains ont osé me traiter de tribal ! De qui se moque-t-on ?  Car être tribal, c'est faire du favoritisme en direction de sa tribu ou de son clan et en l'espèce, c'est bien ce que Sassou fait !

Je me suis toujours demandé pourquoi ces gens-là n’avaient même pas un hôpital pour se soigner eux-mêmes quand ils sont malades – au lieu de venir se faire soigner en France. Sassou a répondu à ce manque en mettant un complexe hospitalier moderne à Oyo. Il faudra bien loger le personnel et la municipalité accélérée ayant commencé à Oyo, la vraie capitale du Congo-Brazzaville, ils vivront dans le luxe pour leur faire oublier l’ambiance de la capitale. Encore faudra-t-il qu’ils trouvent de la nourriture dans les marchés à étage de la région.

Oyo était-il le seul lieu où l’on pouvait implanter cet hôpital ? Pourquoi ne pas l’avoir implanté à Owando pour que plus de gens en profite ?  Vous aurez compris que cet investissement n’est pas un investissement à titre populaire mais à titre privé. On laisse mourir des tas de Congolais à Pointe-Noire, Dolisie, ou Brazzaville dont le CHU est un vrai mouroir ; voilà que l’on va mettre un hôpital en pleine jungle infestée de moustiques pour soigner quelques individus malades qui ont largement de quoi se faire soigner en France ! Et croignez-vous que les Sassou ou les Nguesso préféreront se faire soigner à Oyo qu’en France ? Mais ils continueront à se faire soigner à l’étranger car cet hôpital privé n’aura pas les compétences nécessaires pour fonctionner et il est peu près sûr que sur les 17 milliards, seul le tiers servira véritablement à la construction de cet hôpital privé… si ce n’est pas malheureux, ça…

Brazzaville aurait mérité qu’on lui construise un autre hôpital plus moderne pour déplacer les malades et réfectionner le CHU mais  la sphère publique n’intéresse pas les Nguesso et à ce niveau, ils n’ont rien fait pendant tout leur règne… Le Congo est un royaume déguisé en République car le roi Sassou fait ce qu'il veut sans tenir compte de ses sujets...

par Le lion de Makanda mwan Mizumba publié dans : demain le congo brazzaville
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Vendredi 2 mai 2008
Interview de Léandre Sahiri
Article publié le 2 avril 2008
 
Léandre Sahiri : « C’est une abomination que d’ignorer le Code Noir ».
 
« Le code Noir de Louis XIV » est le titre du livre que vous venez de publier aux Editions Menaibuc en France. Et, vous dites dans l’avant-propos : « je rêvais d’écrire ce livre ».Quel est l’enjeu qui sous-tend la publication d’un tel ouvrage ?
Léandre Sahiri : L’enjeu qui sous-tend la publication de mon livre « Le Code Noir de Louis XIV » comporte un triple aspect. Le premier aspect, c’est que beaucoup d’Africains se demandent souvent pourquoi, malgré ses richesses incommensurables l’Afrique va mal et demeure sous-développée ? On entend souvent les gens se demander pourquoi les Noirs sont généralement les plus défavorisés dans la vie ? Et puis, beaucoup d’entre nous s’adonnent à l’autodestruction, allant jusqu’à conforter les autres dans leurs préjugés de mépris sur les Noirs. Par ailleurs, quelles que soient leurs zones de vie et leurs valeurs intrinsèques, quels que soient leurs degrés de réussite, les Noirs sont vilipendés, brimés, dénigrés, discriminés… pourquoi ? Les Noirs n’ont pas la force de construire ensemble dans leurs riches diversités, ni d’entreprendre ensemble dans la complémentarité, ni de vivre ensemble dans le respect des uns et des autres ; de même, nos organisations ne sont ni manifestes, ni fiables, pourquoi ? Sommes-nous maudits, à jamais condamnés ? Comment faire et que faire pour nous en sortir, pour ne pas laisser perdurer ces états de servitude ? Etc. Moi, en tant que chercheur, j’ai mis tous mes efforts à trouver des réponses à ces interrogations. Et c’est après avoir lu le Code Noir que j’ai trouvé quelques éléments de réponse à nombre de ces questions brûlantes... Le deuxième aspect, c’est que, en Occident circule une thèse selon laquelle, seuls les Africains sont responsables de la « traite négrière ». Pour les tenants de cette thèse, ce sont les Africains qui ont vendu leurs frères et, que les Européens n’ont eu, au bout du compte, qu’un rôle exclusivement passif. On va même quelques fois jusqu’à mettre sur le même plan, l’esclavage que pratiquèrent jadis les Africains, les trafics négriers que développèrent les Arabes, et le commerce triangulaire (réglementé par le « Code Noir ») qu’instituèrent les Européens, en englobant les trois, sous le même vocable : la traite. Et qui, dit-on, avec chiffres à l’appui, a généré plus d’esclaves et a été plus horrible que la traite européenne. Il s’agit là, comme dit Serge Bilé, d’un « révisionnisme dangereux » qui n’a pas manqué de susciter ma curiosité et qui m’a fait penser qu’on n’a pas encore tout dit sur l’esclavage, du moins qu’il restait encore des zones d’ombre à éclairer... Le troisième aspect concerne l’abolition de l’esclavage et sa commémoration. Le bicentenaire de l’abolition de l’esclavage, le 10 mai dernier, a donné lieu, ici et ailleurs, à de multiples commémorations et célébrations. Vous savez aussi que l’abolition de l’esclavage en 1886, était censé marquer l’avènement de la réintégration des « hommes et femmes de couleur » dans la famille humaine d’où ceux-ci avaient été éjectés, plusieurs siècles durant, par l’esclavage, qui fut institutionnalisé, réglementé par le Code Noir promulgué en 1685 par Louis XIV, Roi de France. Cependant, force est de reconnaître que, malgré cette abolition, l’esclavage, demeure encore de nos jours une réalité. En effet, des millions d’enfants, d’hommes et de femmes en sont encore victimes à travers le monde, sous des formes diverses.
 
C’est donc là ce qui vous a poussé à écrire « Le Code Noir de Louis XIV » ?
L S : En effet, l’intérêt de mon livre c’est de faire connaître le contenu du Code Noir, pour comprendre notre humaine condition, pour appréhender les subtilités des relations Nord/Sud... En fait, il s’agit de montrer comment et pourquoi le Code Noir a été conçu. Il s’agit également et surtout d’en dévoiler la face cachée et de mettre en lumière ses incidences et ses influences dans nos vies quotidiennes aujourd’hui.
 
Alors, qu'est-ce donc que le Code Noir dans ses principes et dans son fonctionnement ?
L S : Le Code Noir est un recueil de lois. En un mot, une réglementation. Et cette réglementation concerne spécifiquement l’esclavage des Africains noirs. Elle comporte, à sa base, un principe clair et précis : « les gens de couleur et plus précisément les gens à la peau noire doivent être, pour toujours et partout, vus et traités comme des biens meubles transmissibles et négociables » (Article 44). Autrement dit, dès lors qu’on est un homme de couleur, comme ils disent, on n’est ni plus ni moins qu’un objet dont les Occidentaux peuvent et doivent disposer, à loisir, pour leurs commodités et leurs besoins. C’est ce principe-là du Code Noir qui a sous-tendu la traite négrière, la colonisation, et qui aujourd’hui sous-tend la Françafrique.
 
Quel intérêt y avait-il à codifier l’esclavage des Noirs ?
L S : C’est que le Code Noir constitue le socle pour faire des Noirs, en toute bonne conscience, les outils de travail, les instruments de production, les produits marchands des Français. Il a été promulgué, pour qu’il existe désormais, à l’image de la Bible ou du Coran, un document de référence incontournable, qui institutionnalise l’esclavage des Noirs. Le Code Noir a donc été conçu comme un document juridique qui rend légitime et normal le commerce des Noirs, étant donné que le Noir est défini, dans le Code Noir, d’abord comme une chose domestique et ensuite comme une marchandise. Et donc, comme tout objet de commerce, le Noir pouvait être soumis aux lois du marché. Codifier l’esclavage légiférait que, dès lors, il n’y a ni crime, ni délit au négoce des Noirs.

Dans quel contexte historique et politico-économique « le Code Noir » a-t-il été rédigé ?
 L S : Les raisons sont d’abord d’ordre économique. On sait qu’après avoir bâti de toutes pièces et de toute beauté le Château de Versailles et l’Hôtel des Invalides, après les multiples guerres pour étendre la suprématie de Louis XIV sur le monde, la situation économique de la France était bien critique et, partout en France, il y avait la misère et des révoltes. Et, c’est justement cela qui a conduit les Français, non seulement à promouvoir, à une très grande échelle, le commerce triangulaire des esclaves noirs, mais aussi et surtout à l’organiser et à le codifier. Car, après étude, l’on a trouvé que c’est là que résidait véritablement le salut de la France. Jean Baptiste Colbert disait, à juste titre : « Il n’y a aucun commerce dans le monde qui produisît tant d’avantages que celui des Nègres. Il n’est rien qui contribuerait davantage à l’augmentation de l’économie que le laborieux travail des nègres »...

Est-ce seulement pour des raisons économiques qu’on a eu besoin de réglementer le commerce des Noirs ?
L S : Bien sûr que non ! A ces raisons commerciales évidentes, s’ajoutent d’autres raisons d’ordre politico-démographique : il s’agissait à cette époque de limiter la puissance des Noirs, laquelle puissance résultait de leurs ressources incommensurables, de leurs activités débordantes et de leurs grandes forces de travail. En effet, à cette époque, les Africains étaient trois fois plus nombreux que les Occidentaux. Il y avait donc une puissance latente présageant la suprématie des Noirs sur les Blancs durant plusieurs siècles. On avait donc perçu cela comme une menace, voire un péril. Le professeur Elikia M'Bokolo a démontré clairement qu’au début du commerce triangulaire, l'Afrique n'était pas un continent inférieur à l'Europe. M'Bokolo a aussi démontré que l'ordre mondial de cette époque n'était pas une donnée naturelle, mais historique et culturelle. De ce fait, il est impossible de nier que la déstructuration provoquée par l'esclavage a été très grave et très profonde, et d’ailleurs, les conséquences sont encore visibles aujourd'hui... Et puis, aux considérations commerciales et aux préoccupations d’ordre politico-démographique dont je viens de parler, s’ajoute également le souci capital de renforcer le pouvoir central, d’étendre le pouvoir de Louis XIV sur le monde entier. Il y a aussi des raisons d’Etat, à savoir garantir la sécurité publique par la suppression des révoltes, des attentats et insurrections fomentés par les « Nègres marron » et quelques Noirs instruits dans la langue et la culture françaises. Et puis, il y a enfin les raisons religieuses : le préambule et les dix premiers articles du Code Noir tendent à proclamer et à imposer la primauté, voire la prééminence de l’église catholique, apostolique et romaine en France et dans le monde.

Que pensez-vous des arguments bibliques auxquels certains évêques et prêtres se sont référés pour légitimer l’esclavage ?
L S : Ces arguments n’ont aucun fondement, quoique s’appuyant sur la Bible. Il faut préciser que les évêques de l’époque étaient non seulement nommés par le Roi, mais aussi et surtout ils étaient à la charge du Roi et donc acquis, par redevance, à sa cause. De plus, leur niveau d’instruction était tel qu’ils n’avaient pas assez d’éléments pour s’élever au-dessus de certaines contingences intellectuelles ; par exemple, ils se trouvaient incapables d’expliquer ce que signifie « être fait à l’image de Dieu ».

Vous parlez du « Code Noir » comme d’un document important à connaître absolument pour la libération mentale du Noir. Et, vous dites même que c’est une abomination que de l’ignorer…
L S : C’est vrai que c’est une abomination que d’ignorer le Code Noir. Parce que l’ignorance du Code Noir favorise la continuité, voire la pérennité de l’esclavage, ne serait-ce qu’au plan mental. C’est pourquoi, de mon point de vue, nous devrions, tous et toutes, absolument connaître le Code Noir, afin d’enrayer de notre mental le complexe d’infériorité pour les uns et le complexe de supériorité pour les autres. Il faut absolument connaître le Code Noir afin de tuer en nous les germes du racisme, du larbinisme, de la dépréciation et des discriminations de tous genres. En effet, c’est notre ignorance du Code Noir qui nous maintient dans des situations de défavorisés, de sous-hommes. C’est notre ignorance du Code Noir qui justifie, pour nombre de Noirs, le mépris d’eux-mêmes, au point d’en arriver à se détester et à s’autodétruire. Autant j’ai compris que ce n’est pas confortable d’ignorer ce que d’autres savent, autant je déplore qu’il ne soit pas du tout fait cas du Code Noir dans la plupart de nos programmes et manuels scolaires...

Pensez-vous que le destin de l’Afrique aurait été différent si les Africains avaient eu depuis longtemps connaissance du Code Noir ?
L S : Bien sûr que oui ! Le destin de l’Afrique aurait été totalement différent si les Africains avaient, depuis longtemps, eu connaissance du Code Noir. Parce que tout simplement les rapports entre Nord et Sud auraient été différents, on aurait instauré un autre type de relation entre la France et l’Afrique que le commerce triangulaire ou la colonisation, etc.

Qu’est-ce qui explique le lourd silence des descendants d’esclaves et des Africains au sujet du Code Noir ?
L S : Simplement parce que le Code Noir est un document qui a été longtemps tenu secret. Car comme le dit le professeur Louis Sala-Molins, « c’est le texte le plus monstrueux que l’histoire ait jamais produit ». De ce fait, il a généralement circulé sous manteau ; on parle à ciel ouvert du Code Napoléonien, du Code de la nationalité, mais pas autant du Code Noir, eu égard à sa nocivité. On a même bien souvent tenté de noyer le poisson dans l’eau, par exemple en créant un parfum de luxe dénommé « Code Noir »... Par ailleurs, il faudrait savoir la part très importante prise dans l’esclavage des Noirs par l’Eglise qui devait « inculquer aux Noirs la soumission et la subordination sous prétexte de recevoir en échange le paradis céleste ». Il ne faut pas non plus perdre de vue les missions de pacification ou de civilisation pour soi-disant sortir les Noirs de la sauvagerie et de la barbarie, étaient, en réalité, destinées à perpétuer l’esclavage et éviter toute velléité de prise de conscience et toute initiative de révolte des Africains contre le système de l’esclavage des Noirs.
 
Pourquoi avoir choisi le genre dramatique pour poser ce problème ?
L S : La plupart des textes sur le Code Noir sont des essais ou des discours. Or, comme je l’ai dit dans l’Avant-propos, je rêvais de faire quelque chose de différent. C’est non seulement l’une des originalités de mon œuvre, mais c’est d’abord et avant tout un choix idéologique et esthétique. En effet, j’ai choisi le genre dramatique, parce que, pour moi, le théâtre est primordial. Le théâtre, dans toute sa splendeur, a un pouvoir majestueux, comme le cinéma, de nous renvoyer des images fortes pour nous faire percevoir la réalité des choses, des êtres et des faits. Le théâtre a la magie des images qu’on a peine à rendre dans un roman ou dans un essai. Et puis, le théâtre, c’est le point de rencontre entre le réel et l’imaginaire, c’est un art total, en tant que prolongation et synthèse de tous les arts, notamment la peinture, la décoration, la chorégraphie, la danse, la musique, la mimique, la gestuelle, etc.

A quoi correspond le fait de faire tenir les rôles des personnages noirs par des personnages blancs et vice-versa ?
L S : Pour moi, une œuvre littéraire n’est jamais vraiment achevée. Je veux laisser la liberté au metteur en scène d’approfondir le texte et d’y apporter les innovations comme celles-ci qui sont parfois osées certes, mais nécessaires pour produire un spectacle original, grandiose, prodigieux, à la seule condition de ne pas trahir les idées de l’auteur. Et puis, au-delà de cet aspect purement chorégraphique, faire tenir les rôles des personnages noirs par des personnages blancs et vice-versa vise à donner une dimension cathartique à mon œuvre, c'est-à-dire la fonction de nous libérer des tensions psychiques, des complexes, des frustrations, des choix inconscients, etc. En d’autres termes, il s’agit, comme dit un des personnages de la pièce, en l’occurrence le propriétaire d’esclaves Willie Lynch, de savoir ce que les uns « éprouveraient eux-mêmes dans une situation d’esclavage ». Et puis, je me réfère à cette citation de Marivaux dans L’Île des esclaves : « Eh bien ! Iphicrate, on va te faire esclave à ton tour ; on te dira aussi que cela est juste ; et nous verrons ce que tu penseras de cette justice… Quand tu auras souffert, tu sauras mieux ce qu’il est permis de faire souffrir aux autres… ».

Au-delà de tout ça, quel message voulez-vous adresser aux lecteurs ?
 L S : Je voudrais préciser que mon intention n’est nullement de dresser les Noirs contre les Blancs ! Il ne s’agit pas non plus de blanchir ni d’innocenter les Africains, en ce qui concerne l’esclavage et la situation de misère que vit aujourd’hui l’Afrique ; car, nul ne saurait nier que les Africains ont effectivement pratiqué l’esclavage ou le servage, comme tant d’autres peuples de la terre… En outre, nul ne saurait nier la part de responsabilité des Africains dans la mauvaise gouvernance, les détournements des deniers publics, la corruption des régimes au pouvoir, les retournements de veste, les fraudes électorales, les rebellions, les génocides et autres guerres tribales qui, soit dit en passant, sont loin de nous honorer... J’ai écrit ce livre pour inviter à parler de ce document plus ou moins tabou, le Code Noir, à en débattre pour combattre le mensonge, l’ignorance, la discrimination, les complexes, et surtout afin de situer les responsabilités des uns et des autres… Mon objectif, c’est aussi de faire saisir la racine profonde du mépris terrible que certaines personnes portent sur les autres, ou que d’autres personnes se portent sur elles-mêmes, au point de se sous-estimer, de se détester, de se haïr, de s’abandonner au fatalisme, de vouloir changer de peau. Mon souhait, c’est, par-dessus tout, de contribuer, à mon humble niveau, à réveiller les consciences, ainsi que de participer à l’édification d’une humanité nouvelle, débarrassée de toutes les affres des idéologies négatives, néfastes.
 
Interview réalisée par Serge Grah, Journaliste - Correspondant DirectAbidjan (Côte d'Ivoire) serge.grah@directabidjan.com
Article rédigé le 31/03/2008.
Editions Menaibuc : www.menaibuc.com  E-Mail: menaibuc@wanadoo.fr



par Le lion de Makanda mwan Mizumba publié dans : Quand nos lecteurs écrivent
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Vendredi 2 mai 2008

 

La dette extérieure, cette épée de Damoclès qui plane au-dessus de toutes les économies – même la plus forte – en l’occurrence l’Amérique ce colosse de fer, aux pieds d’argile. La dette extérieure, le symbole d’une économie qui ne parvient pas à rassembler les sommes nécessaires à son fonctionnement. Et les sommes engagées donnent le tournis et engagent pratiquement toutes les nations à un esclavage sans fin. Si l’on connaît les débiteurs, vous serez surpris de voir que la Chine est le plus grand créancier des Etats-Unis ainsi que l’Arabie Saoudite. La dette dans l’histoire a entraîné des tragédies comme celle qui a causé la disparition des templiers qui furent décimés parce que le roi  Philippe Le Bel ne pouvait pas payer ses créances. La conséquence de cette situation n'est autre que la révolution, l’abolition de la royauté : les survivants templiers avaient juré de vaincre la royauté à la mort de leur grand maître Jacques de Molay. Nous tenons à montrer qu’il s’agit-là d’une question complexe qui revêt plusieurs dimensions :

-          une dimension éthique car emprunter est un acte dans lequel on fait foi de rembourser son débiteur – avec des intérêts qui grossissent au fur et à mesure que les années passent – le créancier qui peut être un Etat, un organisme privé ou une banque ayant fait confiance à son débiteur en lui prêtant une somme qui lui permet de fonctionner ;

-          une dimension politique car la dette engage et est engagée au nom d’une nation – ce qui en aucun cas ne signifie que l’utilisation de l’argent emprunté aura été utilisé pour l’intérêt de tous ;

-          une dimension diplomatique car la dette engage toujours des rapports bilatéraux et/ou multilatéraux – même si elles ont le label de dette privée car les organismes financiers occidentaux ne s’engagent que s’ils sont couverts par les Etats qui les mettent en avant pour ne par trop creuser leurs propres budgets déjà en déséquilibre…

Symbole d’un budget en déséquilibre dans lequel les recettes ne suffisent pas à absorber les dépenses, la dette est une figure de solution qui frappe pratiquement tous les pays du monde à quelques exceptions près.  Pour ne citer qu’un exemple, la dette des Etats-Unis dépasse plus de 10.000 milliards de dollars ; chaque Français a une dette de 15000 euros pour une population de 64 millions d’habitants et rien ne semble arrêter cet engrenage car le budget de la France oblige l’Etat à s’endetter de 60 millions d’euros chaque jour.

On s’étonnera d’abord que des pays aussi riches que les pays africains ne produisent pas de budget en équilibre depuis les indépendances car s’ils arrivaient à un équilibre dans leur budget, ils pourraient alors se poser la question de continuer à payer la dette extérieure ou non. Faute d’un équilibre budgétaire, ils se verraient dans l’obligation de continuer à emprunter. Le service de la dette peut atteindre 30% ou plus.

La complexité est encore plus flagrante avec les pays africains qui pour avoir subi et l’esclavage et le pillage des richesses lors de la colonisation, on pourrait penser que l’argent emprunté venant du pillage du continent, l’Afrique n’a plus rien à payer mais ici, le Club de Paris et de Londres ou le FMI peuvent rétorquer que cette argumentation historique n’a aucune valeur face aux accords financiers bilatéraux ou multilatéraux.  D’autre part, le paiement de ces dettes est sans cesse rééchelonné car les Etats africains asphyxiés demandent souvent à surseoir à son paiement. L’exemple de Mobutu qui refusait de payer sa dette auprès de la Belgique maintes et maintes fois et qui au final finissait par continuer à la payer était anecdotique. De plus cette dette extérieure étatique se transmet d’un Etat à l’autre – même si l’usage de l’argent est totalement un usage privé !

Aussi, la réponse à la question les pays africains doivent-ils continuer à payer la dette extérieure ne peut donner lieu à une réponse unilatérale :

-          si nous répondons par « Non, ils ne doivent plus continuer à la payer » - alors, il faut que les pays africains aient des budgets en équilibre et qu’ils puissent être capables de se départir des pays créditeurs tant sur le plan financier que sur le plan économique. Il est clair que ce choix ne sera pas sans conséquence car les mesures de rétorsion sont à craindre : comptes nationaux bloqués, chantage par la monnaie car des pays comme ceux de la zone franc doivent l’équilibre de leur monnaie à sa dépendance à l’euro via le soutien de la France car le franc cfa est une monnaie qui permet à la France de tenir en laisse ses anciennes colonies. Les pays africains brillant par un désordre économique, l’on comprend aisément pourquoi ces mesures ne font pas d’émules sur le terrain africain car les mécanismes d’interdépendances entre les nations et entre les nations et les milieux financiers sont complexes. Cependant, les pays africains peuvent aussi comme le Vénézuela payer totalement leur dette et équilibrer leur budget qui aura une dimension d’investissement plus grande en récupérant la partie de l’argent consacré au service de la dette. Ce paiement de la dette peut être accéléré par des économies substantielles sur le train de vie de l’Etat, par la lutte contre les détournements, etc. Au Congo-Brazzaville, le président Lissouba avait planifié le remboursement total de la dette ; ce qui est encore plus facilement envisageable aujourd’hui avec le prix du baril de pétrole qui frôle les 120 dollars. On peut aussi envisager que la dette étant remboursée plusieurs fois déjà par le jeu des intérêts qui doivent d’abord totalement être remboursés, l’annulation de cette dette extérieure pour permettre aux Etats de retrouver une sorte de zone zéro où tout recommencerait. On comprend aujourd’hui les efforts que le président Sassou Nguesso consent à introduire son riche pays dans le cercle des Pays Pauvres Très Endettés afin de bénéficier d’une réduction de dette ou carrément de son annulation. En tout cas, l’aspect chronique de la dette est choquant et tous les pays devraient avoir comme objectif de l’enrayer totalement.

-          Si on répond par l’affirmative, on devrait donc continuer à rembourser la dette de façon sempiternelle et les créanciers peuvent redouter qu’un jour, les pays africains ne soient plus capables de payer leur dû. Tous les programmes de réajustement sont des échecs et au lieu de chercher à s’endetter ad aeternam, on pourrait favoriser l’investissement qui ferait entrer plus de devises dans les Etats africains qui malgré des taux de croissance qui parfois atteignent les 8 % ne sont toujours pas des pays riches car les fruits de la croissance vont grossir les comptes suisses, entre autres...

Il va arriver un moment où toutes les dettes seront mises à plat car la dette alimente la dette : « tu continues à me soutenir si tu veux que je continue à payer ta dette. » Or, aujourd’hui, avec la crise des subprimes, il pourrait subvenir une catastrophe bancaire inimaginable si tous les pays africains renonçaient à payer leurs dettes. Il faut poser le problème autrement en se demandant : « les pays africains peuvent-ils se passer de dette ? » Et là, on se rend compte que la question peut se résumer en un oui farouche. Des pays comme le Vénézuela n’ont plus de dette extérieure mais pour le cas de l’Afrique cela induit une révolution politique car les dictatures ne font pas bon ménage avec des économies assainies. Il faut donc d’abord une nouvelle politique africaine faite de démocratie, de transparence et d’équité économique pour en arriver là. En fait, le défaut de tous les budgets des Etats africains entre autres est d’avoir des budgets de fonctionnement beaucoup trop élevés par rapport aux budgets d’investissement. Il est possible de réduire l’un pour en augmenter l’autre mais là, il y va des services incompressibles comme l’éducation, la santé, des secteurs vitaux dans les pays industrialisés qui condensent le gros des dépenses. Pour l’Afrique, l’argent est détourné au nom de la grandeur de quelques-uns ; ce qui nous amène à croire qu’en assainissant leurs économies, les pays africains peuvent se passer de dettes dont certaines peuvent être annulées car des puissances comme la France ont transmis en 1960 les dettes des sociétés concessionnaires comme dettes extérieures de ces nouvelles nations à peine balbutiantes qui ont permis de créer le franc lourd en transférant tout l’or des colonies à la banque de France. Il y a des secrets d’Etat qui peuvent réduire les dettes extérieures des pays africains qui font aujourd’hui encore la grandeur des pays développés comme la France...

                                                         Mouvimat Ibouanga Loundou

par Le lion de Makanda mwan Mizumba publié dans : demain le congo brazzaville
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Jeudi 1 mai 2008
AFRIQUE FRANCOPHONE : UN VERITABLE BOURBIER D’UNE FRANCAFRIQUE ENLISEE.

 

 

 

 

Pour  atteindre  ses  promesses  électorales :  Pouvoir  d’achat,  Dettes,  Croissance,  Chômage,  Service  à  ses  amis  riches  etc.…,  Nicolas  Sarkozy  fait  allégeance  au  « Réal  politik ».  Depuis,  il  est,   sans précédent,  de  voir  la  diplomatie  française  s’enliser  en  Afrique,  le  nouveau  discours  de  Nicolas  Sarkozy  en  Tunisie  et  la  mutation  de  Jean  Marie  Bockel  de  la  coopération  sont  les  preuves,  Eh !  oui  nos  amis  de  la  françafrique  ont  la  peau  très  dure.  En  même  temps,  les  mécontentements  en  Afrique  prennent  de  plus  en  plus  de  pans  entiers,  soit :  l’indignation,  le  dégoût,  la  révolte  etc.…   Développement  par  Appolinaire  Noël  KOULAMA.

 

 

Nicolas Sarkozy, au deuxième jour de sa visite d'Etat en Tunisie, a déclaré que l'Europe...

 

 

   

1)    SARKOZY  INDIGNE  LES  AFRICAINS : 

 

En  présentant  ses  vœux  de  fin  d’année  au  français,  le  Président  français  ne  dévoile  pas  sa  politique  africaine,  et  dernièrement,  lors  de  l’interview  réalisée  par  les  grandes  chaînes  de  télévision  françaises,  à  l’Elysée,  nous  pouvons  déplorer  le  manque  de  question  sur  la  promesse  de  Nicolas  Sarkozy  sur  sa  politique  africaine.  Mais,  de  jour en  jour,  le  vrai  visage  africain  de  Nicolas  Sarkozy  se  dévoile

 

A  chaque  fois,  force  est  de  voir  le  Président  français,  tenir  un  comportement  humble  dans  les  pays  anglophones  (en  référence  de  sa  dernière  visite en  Afrique  du  sud),  mais  par  contre  de  comportements  truffés  d’arrogance,  de  dénigrement  et  d’humiliation  des  peuples  africains,  pendant  qu’il  chouchoute  les  dictateurs.

 

Lors  de  son  périple  africain  du  Sénégal,  Nicolas  Sarkozy  évoque :  « L’Afrique  n’est  pas  assez  entré  dans  l’histoire……. »,  En  Afrique  du  sud,  il  calme  le  jeu,  en  disant :  « La  France  n’a  pas  pour  vocation  de  demeurer  un  gendarme en  Afrique  et  tous  les  accords  de  défense  seront  renégociés ». 

 

Actuellement,  en  Tunisie,  en  voyage  d’état,  Nicolas  Sarkozy  accompagné,  pour  la  circonstance,  des  hommes  d’affaires  et  de  Ramada  Yade,  Secrétaire aux  droits  de  l’homme,  évoque  les  questions  de  droit  de  l’homme  en  Tunisie :  C’est  le  satisfecit  attribué  lundi </