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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 18:24

Nous avons tous appris que Denis Sassou Nguesso a consulté, en catimini, le Conseil constitutionnel pour qu'il puisse cautionner son coup de force référendaire, la semaine dernière de sorte que le peuple congolais ne soit pas au courant. Nous ignorons l'exacte expression de sa requête mais il est possible de deviner qu'il cherche un appui juridique pour un coup d'Etat soft, propre, juste au travers d'un détournement de la loi la plus fondamentale du Congo : LA CONSTITUTION.

Que le Conseil Constitutionnel se taise alors que Sassou avait provoqué un débat sur la question constitutionnelle sur toute l'étendue du pays nous paraissait très suspect. Comment l'organe créé pour dire le droit en matière d'évolution ou non de la Constitution est resté muet pendant que le peuple et les personnalités politiques se déchiraient ? Le fait qu'il attende que le NGANDO SUPREME l'interpelle pour réagir est un indicateur d'une institution aux ordres d'un tyran. Que l'on comprenne bien la situation du monstre de l'Alima : il est lâché de toutes parts mais si le droit est détourné pour être de son côté, il pourra s'en sortir au travers d'une pirouette.

Quand on évoque l'article 110 de la constitution du 20 janvier 2002 qui lui donne le droit de convoquer un référendum concurremment avec le parlement, cela ne concerne en rien le fait d'abroger la Consitution mais de la faire évoluer dans le cadre autorisé par ladite constitution. Qu'on lui reconnaisse ce droit c'est comme défoncer une porte ouverte car il ne pourra se saisir de cet article ou d'un autre pour se maintenir au pouvoir. La Constitution indique elle-même le champ de son évolution - notamment en son article 86 ; son abrogation, le changement du nombre de mandats ou la modification de la limitation de l'âge n'en font pas partie.

Peuple congolais, qu'on ne te roule pas dans la farine, encore une fois. Sassou ne doit pas réussir en détournant le volet constitutionnel après avoir échoué sur le plan politique. LA PORTE DE L'HISTOIRE SE REFERME DOUCEMENT DERRIERE LUI. Ce coup-ci, il ne peut trouver un prétexte nulle part pour ourdir son forfait. Que le Conseil Constitutionnel se prononce publiquement s'il en a le courage !

Quand même les forces de la nature se muent en tourbillon pour faire exploser les vitres de téléfoufou, voix de la propagande du dernier mokilimbembé de l'Alima, c'est que nous sommes arrivés à la fin du règne le plus diabolique que notre pays ait connu et il nous revient de tenir bon, jusqu'au bout de la nuit. Il nous faut savoir lire les signes du temps..

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 21:16
BURKINA-FASO : LA MAISON DE DIENDERE A YAKO INCENDIEE

La révolte populaire au Burkina-Faso semble avoir été lancée à Yako, à plus de cent kilomètres de Ouagadougou. Le peuple burkinabé a des ressources et il est à prédire qu'il relèvera le défi. Le domicile du chef de la junte putschiste, le Général Gilbert Diendéré a été incendié à Yako. Celui d'Eddie Komboïgo, président du parti de Blaise Compaoré, aussi. C'est le point de départ d'une résistance à la dictature militaire qui se profile. Le RSP et ses 1300 membres ne pourront pas contenir tout un pays. La pression sur ces ordures qui entourent Diendéré doit être énorme. En bons soldats, ils jouent leur va-tout. Nous encourageons le peuple burkinabé à développer des stratégies de pression sur ce régime. La désobéissance civile, les actions nocturnes empêcheront ce régime de dormir. il faut tout tenter. Pressée de part en part, cette dictature commençante s'écroulera. Il suffira qu'ils commettent des bavures pour qu'ils aient la CPI sur le dos. Des manifestations doivent être organisées coûte que coûte ; il faut braver le couvre-feu de 19 heures à 6 heures du matin. La grève générale ! Lancez une grève générale pour étouffer Diendéré et ses complices.

Ce putsch doit devenir un piège dans lequel cette soldatesque aux ordres de Blaise Compaoré ne doit pas s'évader. Il leur restera toujours le Congo où se serait réfugié Blaise Compaoré ou la côte-d'Ivoire à la tête de laquelle se trouve le premier Burkinabé de Côte-d'Ivoire - pour fuir. Vous êtes un peuple déterminé. Jamais une armée n'a vaincu un peuple enragé qui ne veut pas lâcher sa liberté. Ils ne peuvent pas contrôler tout le pays même si les treize mille soldats du Burkina-Faso les suivaient dans leur folie. Tôt ou tard, cette entente parfaite entre soldats d'élite finira par s'effriter : il doit forcément avoir des soldats "intègres" parmi les 1300.

Le XXI ième siècle est celui du réveil de l'Afrique, un réveil au parfum de la liberté. Il y a une nouvelle configuration mentale qui se met en face. La force brute et aveugle assoiffée de pouvoir doit être stoppée par l'énergie collective. Le Burkina-Faso fera école en constituant un précédent si vous gagnez cette bataille de la mort (dictature armée) contre la vie (peuple).

Si Diendéré n'a pas autorité sur le pays, il sera lâché. Imaginez cette bataille : une petite bande de mille trois cents soldats contre tout un peuple, un peuple qui l'entoure de toutes parts. ILS NE PEUVENT PAS TOUS VOUS ARRETER. IL N'Y A QU'UN SEUL FREIN A VOTRE AUDACE : VOTRE PROPRE PEUR DONT VOUS DEVEZ VOUS AFFRANCHIR. Vous Burkinabés, qui habitez le pays des hommes intègres, avez un rôle important à jouer afin de créer de nouveaux schèmes dans le mental collectif du Chamite. Nous avons subi l'histoire dès que Khemet (Egypte) perdit sa place de lumière du monde mais il est temps de la réécrire, de dicter notre volonté à ceux qui ont transformé le pouvoir de nous protéger en celui de nous tuer et de nous asservir. IL S'AGIT DE TOURNER UN FILM APPELE "LIBERTE" A LA SUEUR DE NOTRE DETERMINATION EN ECRIVANT LE SCRIPT AVEC NOS LARMES ET NOTRE SANG. Le peuple doit en être à la fois le réalisateur, l'acteur et le producteur. Ce genre de film est vrai comme la vie et s'imprime dans le mental collectif comme une HISTOIRE qui marque le cortex à jamais.

 

                 LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

BURKINA-FASO : LA MAISON DE DIENDERE A YAKO INCENDIEE
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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 10:03
BURKINA-FASO : LA GARDE PRESIDENTIELLE DE BLAISE COMPAORE FAIT UN COUP D'ETAT

Le 2 août 2015, nous avions été avertis qu'un coup d'Etat se préparait au Burkina-Faso après la rencontre entre Jean Dominique Okemba et des Généraux burkinabès à Paris pour le compte de son maître Denis Sassou Nguesso qui tenait absolument à ce que la démocratie échoue au pays des hommes intègres. Voilà que la garde présidentielle (RSP ou Régiment de la Sécurité Présidentielle) proche du tyran Blaise Compaoré (27 ans au pouvoir) vient de déposer le gouvernement de transition en imposant le Général Gilbert Diendéré à la tête d'un Conseil National pour la Démocratie, comme on nous l'avait annoncé. Cette junte vient de dissoudre toutes les institutions du Burkina-Faso, d'instaurer le couvre-feu et d'ordonner la fermeture des frontières terrestres et aériennes. Tout est donc à refaire pour ce vaillant peuple. Il va falloir à nouveau sortir dans les rues et vaincre ceux qui demandent de nouvelles élections inclusives pour imposer Blaise Compaoré au sommet de l'Etat. Quelle tristesse ! Quelle désolation ! L'Afrique une fois encore démontre que ses élites ne sont pas pour le bien-être des peuples. La question du rapport entre la force et le pouvoir reste posée : quelle armée pour une Afrique démocratique ? En tout cas, la configuration actuelle de l'armée en Afrique ne sied pas à la démocratie car l'armée ne défend pas les peuples mais les dictatures et cela est un problème et pas des moindres.

Il faut espérer un sursaut républicain au sein de la force publique républicaine du Burkina-Faso pour restaurer l'élan de la démocratie naissante dans ce pays. Si des élections se produisaient dans ces conditions, il est à peu sûr que Blaise Compaoré y participerait - à moins qu'il en soit empêché par la communauté internationale. Quoi qu'il en soit, le candidat de la junte qui vient de faire le coup d'Etat gagnera l'élection présidentielle par effet de proclamation.

Denis Sassou Nguesso doit jubiler dans son palais : il vient de faire un pied de nez au peuple burkinabé qui doit reprendre le combat à zéro. Nous ne désespérons pas. Ce vaillant peuple peut à nouveau surmonter une dictature qui se profile : il lui suffit d'appliquer la désobéissance civile. Nous attendons aussi une réaction exemplaire de la communauté internationale qui s'est exprimée. Elle doit agir et tout faire pour que la dictature qui vient de prendre place au Burkina et qui est téléguidée à distance par Blaise Compaoré ne réussisse pas. François Hollande vient aussi de condamner fermement  le coup d'Etat.

En sponsorisant ce coup de force du RSP, Denis Sassou Nguesso fait un pied de nez à François Hollande comme pour le défier – tout en jaugeant sa réaction. Il doit contre-attaquer en bloquant l'accès aux comptes du Burkina-Faso à la Banque des Etats de l'Afrique de l'Ouest à Diendéré et en étouffant le régime putschiste par tous les moyens : si cette junte n'a plus d'argent, elle se fragilisera rapidement – même si nous redoutons que la banque ambulante Denis Sassou Nguesso leur vienne en aide. Il faut aussi un embargo des armes, des mandats d'arrêt internationaux contre les putschistes, etc...

Il faudra un jour réfléchir sur l'idée que nous avons émise depuis des années portant sur le Droit d'Ingérence Démocratique Internationale Transitoire (DIDIT) pour aider les peuples à ériger leur démocratie, dans la mesure où la non-ingérence fait le lit des dictatures, surtout en Afrique. Le droit des peuples à s'autodéterminer ne vaut que si les peuples sont libres. Bernard Kouchner a inventé le droit d'ingérence humanitaire, nous inventons le DIDIT car l'ingérence humanitaire ne solde pas la question dictatoriale en ne neutralisant pas le coeur du problème qui est l'absence d'autodétermination des peuples contenus par les forces qui prétendent pourtant les protéger.

Le peuple congolais doit comprendre que le pire enfant né sur son sol, pire que Néron et Hitler réunis, est au sommet de l'Etat et son emprise néfaste dépasse les frontières du Congo pour porter nuisance ailleurs parce qu'il est contre toute forme de véritable démocratie. Nous avons vu son influence perverse au Burundi ; voilà qu'il réussit à faire tomber une démocratie naissante au pays des hommes intègres. S'il croit qu'il possède un pouvoir assez vaste pour réécrire l'histoire et dessiner les destins des peuples même au-delà de ses frontières, il se trompe. QUAND LE PEUPLE SE LEVE UNE FOIS, IL LE FERA AUTANT DE FOIS QUE CELA SERA NECESSAIRE. Les frères du Burkina-Faso doivent s'organiser et relever le défi. L'époque où la force doit dicter sa loi est révolue. Il faudra dès que possible transformer la force publique tribalisée en force publique nationale pour éviter ce genre de situation. LA QUESTION DE LA PLACE DE L'ARMEE ET DE LA FORCE PUBLIQUE DANS LE CONTEXTE AFRICAIN DEMEURE LE PROBLEME PRIMORDIAL A RESOUDRE EN URGENCE SI ON VEUT QUE LA GREFFE DE LA DEMOCRATIE PRENNE. POUR L'AFRIQUE, LA SOLUTION POURRAIT SE TROUVER DANS UNE FORCE PUBLIQUE TOTALEMENT DECENTRALISEE...

                    LION DE MAKANDA MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

P.S. : Lire aussi cet article de DNCB du 2 août 2015 qui annonçait le coup d'Etat au Burkina-Faso avec le NGANDO SUPREME Denis Sassou Nguesso en chef-marionnettiste : http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/2015/08/urgent-burkina-faso-aide-par-sassou-le-general-ndiendere-preparerait-un-coup-d-etat.html

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 19:46
BURKINA-FASO : SI KAFANDO A ETE ARRETE, CELA CONFORTE NOTRE VOLONTE DE DEMANTELER LE SYSTEME PCT EN COMMENCANT PAR REFORMER L'ARMEE

Nous avons tous applaudi la chute de Blaise Compaoré au Burkina-Faso sous les coups de boutoir de la rue. L'assemblée nationale de Ouagadougou brûlée témoigne encore de la furie du peuple. Hélas, toute insurrection populaire s'arrête au pied de la montagne Etat, le peuple ne pouvant la franchir, lui qui ne peut qu'en choisir les représentants s'il en gagne le droit. OUI, IL FAILLE ENCORE EN GAGNER LE DROIT ! Ceux qui sont en haut de la montagne, bien perchés, à moins d'en être précipités, finissent par reprendre la main. C'est ainsi que toute révolution est une révolution trahie.

Blaise Compaoré a eu le temps de bâtir  au Burkina-Faso un système qui gangrène toute la société qu'il a gouvernée pendant plus de deux décennies. C'est le lot des dictatures qui durent trop longtemps avec des serviteurs dociles et serviles qui finissent par se sentir orphelins du maître absolu dès qu'il n'est plus aux commandes de l'enfer pour les autres et le paradis pour les serviteurs. Ils finissent par vouloir reconstruire le monde cruel perdu dans lequel ils faisaient la loi.

Les réseaux sociaux rapportent la rumeur selon laquelle le président de transition, Michel Kafando, le chef du gouvernement ainsi que des ministres, auraient été arrêtés par la garde présidentielle, probablement composée de membres de l'ancienne garde républicaine de Blaise Compaoré. Si la nouvelle est avérée, c'est un coup de force qui n'honore pas la démocratie burkinabèe naissante. Qui est la main noire qui aurait orchestré cette arrestation arbitraire ? Au pays des hommes intègres, une partie de l'armée serait-elle barbare ou est-ce la soif du pouvoir qui agite les marionnettes armées ?

UN DE MES AMIS SUR TWITTER VIENT DE ME RAPPELER QUE J'AVAIS DEJA SIGNALE QUE LE GENERAL NDIENDERE PREPARAIT UN COUP D'ETAT AU BURKINA-FASO AVEC L'AIDE DU MONSTRE DE L'ALIMA DENIS SASSOU NGUESSO QUI A HORREUR DE TOUTE FORME DE DEMOCRATIE SUR LE SOL AFRICAIN CAR CELA RISQUE DE FAIRE TACHE D'HUILE. Lire à propos l'article suivant : http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/2015/08/urgent-burkina-faso-aide-par-sassou-le-general-ndiendere-preparerait-un-coup-d-etat.html?utm_campaign=_ob_sharebar&utm_medium=_ob_twitter&utm_source=_ob_share

Il s'agit de tirer les leçons de cette hypothétique situation qui paraît à première vue invraisemblable. Oui, nous soutenons une transition au Congo. Cependant, nous estimons qu'il faille démanteler entièrement l'ordre ancien en commençant par la milice qui nous tient lieu d'armée et cela, nos n'avons pas cessé de le suggérer. Sinon, c'est l'échec assuré. La première tâche de la transition reviendra donc à réformer rapidement l'armée de fond en comble en la recomposant entièrement, en instituant un contrôle strict des armes et en contrôlant la force publique de façon à ce qu'elle reste dans les casernes ou dans son rôle de protection du peuple. Cependant, le pouvoir s'apparente en Afrique à la détention de la capacité de tuer qui supplante facilement celle de défendre. Il faut donc dissocier l'armée et le pouvoir pour une respiration démocratique en Afrique.

A Brazzaville, nous entendons déjà les rumeurs qui présagent que celui qui succèdera à Denis Sassou Nguesso ne fera pas de vieux os au sommet de l'Etat : il sera vite déraciné de son perchoir. C'est dire tout le challenge qui nous attend demain, nous qui voulons détruire le système PCT en commençant par la dissolution de ce parti. Parfois, il faut prendre des décisions courageuses et difficiles. La restauration de la démocratie perdue est à ce prix.

 

                       LION DE MAKANDA MWAN' MINDZUMB' MBUTA MUNTU

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 13:36

Nous avons prédit l'échec des jeux africains 2015 à Brazzaville : quand on prive son peuple de tout pour la simple satisfaction de son ego boulimique de gloire, il fallait s'y attendre. En effet, le public n'est pas au rendez-vous en dépit du standing des infrastructures de Kintélé comme nous le révèle La Semaine Africaine n°3527 du vendredi 11 septembre 2015. Le ministre Léon Alfred Opimbat a tort de croire que le peuple ne fréquente pas le complexe sportif "La Concorde" à cause de la distance, puisque même ceux qui vivent à Kintélé ne viennent pas au stade. Nombreux font la distance Ouenzé-Bacongo ou Kintélé-Bacongo pour aller au stade Massambat-Débat quand Etoile du Congo joue contre Diables-Noirs. Nous sommes au courant que même la gratuité des bus n'incite pas le peuple à se rendre à Kintélé.

Il y a chez Sassou cette manie de tout transporter au nord : Télé foufou, l'université qui porte son nom, le complexe sportif "La Concorde" qui finira par se délabrer faute d'entretien, etc. Et l'occupation de l'espace par l'Etat se fait en spoliant, en expropriant les populations - sans les dédommager. 3000 milliards de francs cfa pour ça ! Pour un fiasco ! Tout ce que Sassou entreprend est comme maudit parce que cet homme porte en lui comme une sorte de malédiction : dès qu'il entreprend ou fait quelque chose, comme il ne pense qu'à sa gloire, au final, le résultat est décevant. Que vaut un complexe sportif sans sportifs de haut niveau ? La recherche d'un moungouélé au quotidien se concilie mal avec la pratique d'un sport - ne serait-ce que de façon discontinue. Même le tronçon routier Pointe-Noire - Dolisie se trouve déjà en état de délabrement progressif pour manque d'entretien : c'est bien beau de construire des infrastructures, encore faille-t-il les entretenir.

Le fait que le ministre Léon Alfred Opimbat annonce que la présidence de la république prendra à sa charge le manque à gagner de ces jeux mal fréquentés montre combien cet événement a dû permettre à nombreux cupides de s'en mettre plein les poches.

Attendez, qu'on nous dise que la présidence de la république dont le budget est totalement secret et crypté prend en charge le manque à gagner des jeux est contradictoire avec le fait d'apprendre que certains arbitres (notamment de boxe) ne sont pas payés !

Regardez bien le dessin qui est à gauche de l'article de La Semaine Africaine : les onzièmes Jeux Africains sont placés sous la tutelle du totem de Denis Sassou Nguesso : un éléphant aux couleurs vert-jaune-rouge. Cela éclaire que celui qui est censé récolter la gloire, c'est avant tout Denis Sassou Nguesso, en lieu et place des athlètes.

Dolisie et Pointe-Noire, deuxième et troisième villes du pays, auraient mérité d'avoir un complexe sportif moderne et une université de standing chacune. Avec 3000 milliards de francs cfa, il y avait assez d'argent pour cela. Comme disent nos frères Ivoiriens : si ce n'est pas malheureux !

 

                 LION DE MAKANDA MWAN' MINDUMB', MBUTA MUNTU                  

BRAZZAVILLE/JEUX AFRICAINS 2015 : L'ENTREE GRATUITE TEMOIGNE DU REJET DE LA POPULATION
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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 10:08

Ziana TV a mis en ligne le teaser de l'interview de Joe Washington Ebina réalisée à Brazzaville. Nous avons estimé nécessaire de rebondir dessus sans attendre la publication de la totalité de la vidéo - parce qu'il y a, d'entrée de jeu, des points d'accord et de désaccord. 

Le titre de cet article souligne ce que je pense depuis longtemps quand nous avons commencé à résister contre le système dictatorial de Brazzaville, un point de vue que semble partager le président de la FONDATION EBINA. Oui, le combat social est plus important que notre petite vie personnelle dans la mesure où l'homme passe, la société reste mais la seule existence d'un individu, au travers de ses actions, peut impacter en bien ou en mal toute une société pour le reste du cours de son histoire. C'est en cela que les hommes politiques, entre autres, sont une bénédiction ou un danger pour une nation.

Oui, certains qui participent à la chasse à l'éléphant aujourd'hui ont oeuvré avec lui à ruiner la forêt nationale appelée REPUBLIQUE DU CONGO. Contrairement à Joe, je pense que c'est un problème qui préfigure leur comportement futur - d'autant qu'ils aspirent à prendre la place de l'éléphant pour jouer le rôle de "distributeur de la joie de vivre pour quelques-uns et de la misère pour le plus grand nombre". IL FAUT DONC S'Y ATTAQUER MAINTENANT. Si nous ne le dénonçons pas maintenant, il est à craindre que demain, il soit trop tard. IL S'AGIT DE PREVENIR, SURTOUT QUAND ON NE SAIT PAS GUERIR CE MAL POLITIQUE QUASI GENETIQUE APPELE : "MEGALOMANIE". Pour faire simple, parmi ceux qui rongeaient le Trésor National avec l'éléphant et qui prennent la lance aujourd'hui pour le chasser, qui sait s'ils ne sont pas plus gloutons que lui ? Va-t-on attendre que leur cupidité s'installe au pouvoir ou doit-on les combattre maintenant ? Ne sommes-nous donc pas capables, en tant que peuple, de nous passer d'eux dans cette chasse à l'éléphant ? Qu'est-ce qui les rend donc si indispensables ? S'ils participent à la chute du saurien aujourd'hui, ce n'est pas pour se retirer dans leurs villas de luxe demain : ils réclameront leur part du gibier. Non, pire, ils voudront distribuer la dépouille du Congo entre chasseurs - une fois de plus pour la ruine du peuple.

Je puis me tromper dans mon analyse, mes chers compatriotes, mais ne trouvez-vous pas que mes craintes sont fondées ? J'attends vos commentaires. Que l'on se souvienne du chasseur Denis Sassou Nguesso qui fit la guerre à Yhombi Opango après avoir brouté dans les caisses de l'Etat à l'époque du CMP avec lui, il chassa le taureau d'Owando pour faire pire que lui - avec un appétit d'éléphant. Ce même Sassou s'allia avec Kolélas pour faire la chasse à Lissouba avant de poursuivre la satisfaction de son ambition tout seul. Quand il réussit son pari, l'éléphant était devenu un gros mammouth monstrueux ! QUE NOTRE PEUPLE S'INSTRUISE A LA SAGESSE DE L'HISTOIRE...

                  LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 21:23

Décidément en politique, charité bien ordonnée commence par plaire et servir son maître ! Quand on veut plaire à son maître qui vous manifeste son désamour, on guette la moindre opportunité pour bien se faire voir. A défaut de séduire le maître directement, on peut chercher à plaire à sa famille culturelle. Plaire à l'Europe, c'est indirectement plaire à la France et plaire à la France, c'est plaire à François Hollande, le président de la république française. C'est certainement le raisonnement que Denis Sassou Nguesso a dû faire en annonçant que, face à la déferlante migrationnelle qui ravageait l'Europe, pris de compassion pour le "vieux" continent qu'il désirait soulager, il était prêt à recevoir près de 30000 migrants car il avait besoin de main d'oeuvre à Oyo, Ollombo et Edou, nulle part ailleurs au Congo. Il aurait adressé sa requête à la représentante de l'Union Européenne par le truchement de son ministre des affaires étrangères. C'est étrange que cet homme qui ne propose pas de travail aux centaines de jeunes congolais au chômage et en désarroi, fasse une offre d'accueil et de travail à ceux qui ont réussi après mille et une difficultés à atteindre le continent européen en partance de la Turquie, de l'Irak, de la Syrie, de la Lybie, entre autres. Oui, vous avez bien compris : Sassou veut sa part de migrants pour soulager l'Europe - comme s'il n'y avait pas assez d'étrangers au Congo, des étrangers qui menacent l'équilibre démographique du peuple congolais car si le flux migratoire tendu se poursuit, il y aura bientôt plus d'étrangers que de Congolais au Congo.

Attendez, vous avez fui Daesh et son islamisme paranoïaque et rageur, vous arrivez au Paradis et un vieux dictateur en panne d'amour auprès du maître qu'il sert depuis trente-deux ans, celui-là même qui fait vivre l'horreur absolu à son propre peuple, vous invite en Enfer ! Quelle offre généreuse ! Certes, il y a toujours une part de paradis dans le plus ténébreux des enfers mais tout de même ! Eh oui, Sassou sait se montrer généreux avec autrui en le traitant humainement - alors qu'il considère son propre peuple comme un ramassis de chiens dont il se plaît à distribuer l'argent et les richesses à autrui : les Chinois, les Ivoiriens, les Togolais, les Centrafricains, les Espagnols, les Béninois ont su apprécier son altruiste générosité toute calculée car notre vieux crocodile ne donne rien pour rien. Il ne fait rien qui ne serve sa gloire, rien qui ne lui tire personnellement avantage.

Avant que vous, Syriens, Erythréens, Soudanais, Iraniens, Irakiens, Lybiens, ne preniez la décision de venir titiller le moustique au bord de l'Alima, sachez que la seule compétence qui intéresse Sassou, c'est votre compétence militaire car il sait qu'au milieu de vous, il y a des soldats, des combattants qui sauront l'aider à former ses mercenaires. Il n'a pas besoin de vous pour ses tomates, son foufou, son huile de palme, son fromage, ses vaches, ses caprins, ses chevaux ou ses poissons-chats. Il a déjà de loyaux serviteurs brésiliens et rdciens pour tout cela. Si vous venez, sachez qu'il vous arrivera de ne pas être payés, vu la crise pétrolière qui couve. De toute façon, il n'y a pas une seule mosquée à Oyo où vous pourrez prier Allah. La seule expertise qui intéresse Denis Sassou Nguesso, c'est celle liée au maniement des armes. Vous êtes libres de venir servir d'instructeurs et de chair à canon à une brute épaisse.

On ne fuit pas un enfer pour un autre enfer - surtout quand on a atteint le "Paradis" européen. C'est tout simplement absurde !  Certes, vous serez certainement aidés par les musulmans de la Séléka qui parlent arabe pour comprendre les ordres du maître kaloush mais vous ne réussirez pas à réaliser vos rêves. Le seul projet que Denis Sassou Nguesso a à vous proposer est de tuer et de mourir pour lui. Rien d'autre.

 

               LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 14:40

Le climat politique du Congo est tendu, notamment avec le mouvement SASSOUFIT qui placarde des affiches dans les rues de Brazzaville : nous sommes en fin de règne d'un monarque absolu qui n'est plus apprécié par les puissances du monde. 2016, c'est demain. Pourtant, nulle part on ne voit les préparatifs de la prochaine élection présidentielle qui devrait avoir lieu dans moins de dix mois : pas de recensement administratif, pas de mise en place des équipes et des bureaux de vote, pas de distribution de cartes d'électeurs, bref, rien qui présage d'une élection d'importance. Le NGANDO SUPREME se distrait au travers des jeux africains qui n'amusent pas les Congolais réchignant même à prendre les bus gratuits que le régime met à leur disposition, de peur de mourir au cours d'un accident car les marabouts du dernier mokilimbembé de l'Alima réclameraient du sang, beaucoup de sang.

Du côté des puissances du monde, on redoute une "antibalakisation" ou une rwandisation du Congo. l'Amérique veut prévenir ; Denis Sassou Nguesso est même déjà averti : pas question de laisser le Congo sombrer comme la Centrafrique. En effet, ce coup-ci, les choses pourraient tourner à la guerre civile car il n'y a pas en face de Sassou la moinde milice armée à combattre et les Kongos ne vont plus se laisser massacrer comme par le passé dans ce genre d'opération Mouébara. Nous ne tolérerons plus un génocide au Congo. Si les choses se dégradent, le pays pourrait connaître in fine une scission. Boukadia et RPP attendent leur heure après un démarrage prématuré pour ne pas dire raté. L'Europe quant à elle est préoccupée par le flot d'immigration brutale qu'elle subit au début de ce XXIème siècle, une immigration sauvage qui n'est pas prête de s'arrêter. Alors, que l'Afrique s'embrase pour la satisfaction de quelques ambitions trop crochues pour lâcher le pouvoir, il est prévisible que sa réaction sera féroce et ne se ramènera pas juste à quelques comptes bancaires gelés...

Pas du tout pressé à lancer son coup d'Etat référendaire, Sassou, au coin du feu, attend qu'on le provoque, à défaut de débusquer ceux qui convoitent son fauteuil - de façon à dire : "ce sont eux qui ont commencé ; je dormais dans mon lit avec mon chiwawa." Pour le moment, il est occupé à compter sa maigre moisson de médailles pour 3000 milliards francs cfa investis dans des infrastructures sportives sans sportifs congolais pour les mettre en valeur. En effet, que vont devenir toutes ces installations après les jeux africains ? Suffit-il d'installations neuves pour galvaniser la pratique du sport ? On verra si la faim peut se marier avec le sport de haut niveau. Aussi, quand une délégation conduite par le sénateur UPADS Mangane vient lui parler de paix, lui rétorque qu'il attend la guerre : les loups finiront par montrer leurs museaux noirs et là, Sassou aura son tonneau de larmes et sa piscine du sang des autres...

Dans son propre camp, on déménage les familles à l'étranger : femmes, enfants, milliards, coqs, poules, cacahuètes ; on se contentera de maîtresses, ces femmes jetables que l'on corrompt à coups de millions de francs cfa avant de prendre la fuite si nécessaire. Nous avons un bel exemple proche du GRAND NDZOKOU : Wilfrid Nguesso veut carrément gérer son entreprise de l'étranger - ce qui ne semble pas plaire à ses "beaux-frères" canadiens. Le journaliste Elie Smith a indiqué que 350 villas avaient été achetées à Paris et autour de la banlieue parisienne. Comme quoi, les magistrats de l'affaire des Biens Mal Acquis n'en ont pas fini avec l'enquête qu'il faudra évidemment étendre. Chacun prépare ses marques pour courir sa fuite - si nécessaire. Si l'éléphant tombe, toutes les bestioles pourraient attaquer tous azimuts - pour se défouler de tant de ténèbres gratuites qu'elles ont souffertes pendant tant d'années...

Du côté d'André Obami Itou, deuxième personnalité de l'Etat, les plans ne sont pas différents : la famille est déjà au vert en France. Il m'a été rapporté que les enfants auraient conseillé à leur père de lâcher le vieux saurien de l'Alima et de les rejoindre à l'étranger. Papa Itou a dit qu'il viendra mais il n'est pas pressé. Il a dit que certes il a constaté que la bête n'est plus en grande forme mais il compte en tirer profit après son départ. Comment ? EN DIRIGEANT LA FUTURE TRANSITION qui se profile à l'horizon (ce qui corrobore la présomption d'une crise électorale future). N'est-il pas celui à qui échoit le fauteuil de chef de l'Etat en cas de vacance du pouvoir ? Il caresse le dessein secret d'être le calife à la place du calife. Le président du sénat a le droit de rêver. Il sait cependant qu'il est lui aussi comptable de la décadence du pays pour n'avoir rien fait et pour avoir pris sa part de milliards des caisses de l'Etat congolais. Il va de soi que si Sassou tombe, il dégringolera avec lui du sommet de l'Etat et la chute sera douloureuse. Il ne reste donc pas avec la monstruosité de l'Alima par amour pour les écailles du crocodile mais parce qu'il croit que son heure va bientôt sonner. Au pays de la traîtrise triomphante, de l'ambition démesurée et de la honte assassinée, chacun aiguise son couteau : il y a encore de la chair fraîche sur la dépouille CONGO. Cependant, nous souhaitons qu'André Obami Itou quitte la barque pendant qu'il est encore temps : l'Europe a ses caprices et il se peut que les portes de sa générosité se ferment dès que ses intérêts ne sont plus garantis par les mêmes loubards. A bon entendeur, salut..

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 11:23
Centrafrique : Elections à hauts risques !

La réponse de la communauté internationale et des autorités locales à la gestion de la crise centrafricaine est la reconstruction de l’Etat (statebuilding). Elle est censée garantir le rétablissement de la paix et de la sécurité dans le pays. Néanmoins, face aux difficultés rencontrées pour stopper définitivement les violences, la reconstruction de l’Etat centrafricain et la tenue de l’élection présidentielle et des législatives prévues d’ici la fin de l’année 2015, suscitent des interrogations.

ELECTIONS EN 2015 : AUTORITÉ OU LÉGITIMITÉ DE L’ETAT ?

Pour la communauté internationale, les élections constituent souvent le passage obligé pour reconstruire l’Etat. Cependant, le fait de privilégier à tout prix l’autorité de l’Etat au détriment de sa légitimité mène souvent à des dérives. Selon Thierry Vircoulon, directeur pour l'Afrique centrale du think tank International, Crisis Group, lorsqu’il s’agit d’un pouvoir de transition, reconstruire l’Etat par le biais de l’élection « est le fruit de compromis et de négociations armées, et la probabilité est forte pour que cette élection porte au pouvoir un tandem de seigneurs de guerre et de politiciens corrompus qui ont tous une part de responsabilité dans le conflit passé », (tribune ID4D – AFD, 17/03/2015).

En Centrafrique, l’imposture politique est devenue quasi-institutionnalisée. Dans ce contexte, impossible de sortir de la crise de confiance politique dans laquelle elle s’enlise depuis des décennies. Malheureusement, l’histoire de ce pays a montré à quel point des dictateurs habités par un désir de toute puissance n’ont pas eu de limite. Aujourd’hui, les Centrafricains subissent encore les conséquences désastreuses des mauvaises décisions, de l’inaction ou de la mauvaise gouvernance passée. Un leader politique motivé avant tout par ses intérêts propres au détriment de ceux du peuple ne peut favoriser durablement la reconstruction, le développement et la stabilisation d’un pays. Il faut cesser de sélectionner et de faire élire des « leaders politiques narcissiques » voués à devenir des pompiers pyromanes entraînant dans leur chute la nation toute entière. Les Centrafricains ne veulent plus vivre dans la violence et dans la pauvreté alors même que des dirigeants s’enrichissent sans aucun état d’âme. La prise de conscience citoyenne et les discours politiques ne suffiront pas à rassurer les populations et à donner l’espoir d’une vie meilleure. Pour reconstruire le pays et rétablir la confiance entre les citoyens, l’Etat et les politiques, il est fondamental de poser des actes forts et de réformer la gouvernance. La confiance des citoyens ne peut exister sans le respect des engagements politiques sur le plan économique, social et sécuritaire. De nombreux experts ont longtemps souligné la nécessité d’assainir les finances publiques, de relancer l’économie formelle et de contrôler l’économie illicite. Par ailleurs, les services sociaux de base ont trop souvent été assurés en partie par les ONG et n’ont pas constitué une priorité pour les gouvernements. Entre l’économie de prédation, les ingérences et les chantages financiers en tout genre provenant de l’Etat, de chefs de groupes armés, de politiques ou d’entrepreneurs, la corruption est devenue une normalité. Comment un pays peut-il se développer sans un minimum de confiance ? C’est d’abord aux autorités nationales et aux politiques de donner l’exemple pour redonner espoir et confiance aux citoyens !

L’URGENCE ÉLECTORALE, UNE RÉPONSE INADAPTÉE

S’agissant de la tenue des élections prévues en fin d’année 2015, la situation sécuritaire reste encore instable sur l’ensemble du territoire. D’une part, il parait compliqué pour les citoyens d’aller voter sereinement avec la peur d’être attaqué. La question du désarmement n’étant pas totalement résolue, le recensement et le vote des électeurs risquent d’être compromis. D’autre part, les annonces puis les reports répétés des échéances ne font qu’entretenir la méfiance et saper le moral des Centrafricains. Dans ces circonstances, il semble difficile d’organiser des élections démocratiques. Les acteurs politiques, le peuple centrafricain, les observateurs et experts internationaux devraient inscrire les élections dans une stratégie à plus long terme et non dans la précipitation (d’après les conclusions du groupe de travail « Gouvernance, Justice et Réconciliation » du Forum de Bangui/mai 2015 ; établies par le professeur Jean-François Akandji-Kombé - Rapporteur Général). Les autorités de la transition et l’ANE (Autorité nationale des élections) pourraient ainsi envisager l’élection présidentielle et les législatives dans un délai plus raisonnable, au cours du second semestre de l’année 2016 (soit un an après le Forum de Bangui en mai 2015). Cela permettrait de gagner en efficacité et d’être plus efficient en matière d’organisation des élections (faciliter un recensement le plus exhaustif possible ainsi que le vote (de tous les Centrafricains, réfugiés y compris) et permettre aux différents candidats de présenter concrètement et clairement leur programme politique).

QUI ÉLIRE ?

Concernant les nombreux candidats déclarés à l’élection présidentielle, les électeurs centrafricains peuvent-ils réellement juger et choisir ? Les Centrafricains ont certes un profond désir de changement et veulent sortir de cette crise. Mais, face à la pauvreté et au faible niveau d’instruction et d’éducation de la population, la démocratie sociale peut difficilement s’imposer. Maintenues dans l’extrême précarité et profondément meurtries par les crises successives, les populations deviennent facilement manipulables par certains politiques qui leur promettent monts et merveilles en pratiquant « la politique du ventre ». A cela s’ajoute le fait qu’elles finissent souvent par voter pour un candidat issu de leur région ou de leur ethnie sans réellement s’interroger sur son profil et son programme. L’enjeu des prochaines élections en Centrafrique résidera, entre autres, dans la capacité et la volonté d’élire des leaders compétents, intègres et capables de proposer et de mettre en œuvre un plan de développement économique et social solide et ambitieux pour la reconstruction du pays. Le candidat de l’avenir devrait être un homme/une femme de conviction forte capable de rassembler tous les Centrafricains au-delà de leur orientation religieuse. Un leader qui n’a pas peur du défi, capable de respecter et d’appliquer les recommandations du Forum de Bangui. Un leader dynamique, soutenu par son parti politique, qui aurait le courage d’assumer ses prises de position contre la corruption et pour le changement. « Le premier des citoyens » habité par l’amour de son pays, par la volonté de construire un véritable projet de société pour la Centrafrique, pour les jeunes et les femmes et non plus pour des hommes uniquement motivés par l’appât du gain. Un leader humble et conscient du long chemin qu’il faudra parcourir avec l’aide des citoyens et des partenaires internationaux pour reconstruire le pays, assurer son développement et voir changer les mentalités et les pratiques. Celui qui aura une réelle ambition de changer la politique et qui saura inspirer confiance et convaincre par son charisme, son discours et surtout par son programme, par ses actes et par le respect de ses engagements politiques!

La crise de confiance entre les citoyens centrafricains et le politique reste entière. Et, pour permettre aux générations futures de développer « des attitudes de pensée critique » et de faire un « véritable choix politique » personnel, il sera fondamental d’accompagner la formation et l’éducation à la citoyenneté (responsabilité sociale et morale, engagement dans la vie de la cité et éducation au politique) ; principe de base d’une nation. Pour conclure sur la confiance, le philosophe Alain disait : « Le peuple, méprisé, est bientôt méprisable ; estimez-le, il s’élèvera. La défiance a fait plus d’un voleur ; une demi-confiance est comme une injure ; mais si je savais la donner toute, qui donc me tromperait ? Il faut donner d’abord ».

Shérazade Gatfaoui, Maître de Conférences et Enseignant-Chercheur en Sciences de Gestion (Marketing), Consultante spécialisée sur la confiance dans les organisations.

SOURCE : http://afriqueeducation.com/centrafrique_elections_hauts_risques

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 21:11

COMMENTAIRE : Voici un article entier que nous avons récupéré sur le site http://www.lapresse.ca du journaliste monsieur Vincent Larouche parce qu'il en vaut la peine. Juste une remarque et pas des moindres : nous vous faisons remarquer que monsieur Wilfrid Nguesso est présenté comme le FILS DE MONSIEUR DENIS SASSOU NGUESSO, gangster en chef juché au sommet de l'Etat congolais depuis des dizaines d'années. L'auteur parle d'un fils adoptif ; la nuance mérite d'être soulevée. Monsieur Wilfrid Nguesso, dont l'état civil est connu du Canada du fait que sa femme est une Canadienne, a toujours donné l'impression d'être un neveu de Denis Sassou Nguesso, du fait qu'il ne porte pas le nom de Sassou en complément de celui de Nguesso. Nous sommes au courant d'une rumeur concernant la naissance de monsieur Wilfrid Nguesso. Non, il n'est pas le fils adoptif de monsieur Denis Sassou Nguesso mais bien SON FILS TOUT COURT ! S'il est le fils adoptif du président, eh bien, que monsieur le NGANDO SUPREME nous présente un titre d'adoption. Wilfrid Nguesso est  bel et bien un prince de sang royal comme nous l'avons déjà écrit. S'il le conteste, il a assez d'argent pour faire un test ADN. C'est à ce titre qu'il veille sur son père pour le garder comme la famille Nguesso garde depuis des années le secret de sa naissance.

Cependant, qu'il veuille quitter papa Sassou, son père biologique, pour s'établir au Canada où sont déjà installés sa femme pasteure évangéliste et ses enfants, le place en situation de traîtrise à l'égard de l'homme qui l'a reconnu comme FILS, lui donnant une position confortable en tant que PDG de SOCOTRAM avec un salaire annuel de 3 millions de dollars. C'est une honte de vouloir fuir son père parce que l'on sent soudre la colère populaire. Comment va réagir le GRAND NDZOKOU à la peau de crocodile quand il va apprendre que SON CHER FILS projette de quitter définitivement le Congo pour s'installer au Canada ?

Les autorités canadiennes savent que la demeure des Nguesso à Mont-Royal (Montréal) d'un coût de 1, 2 millions de dollars est un BIEN MAL ACQUIS à l'aide de l'ARGENT MAL ACQUIS qu'il faudra restituer au peuple congolais. Nous demandons à nos compatriotes du CARTON ROUGE de s'occuper de ce dossier en portant plainte.

J'ai fait un rêve. Je ne rêve pas souvent. Son contenu est en ligne depuis le mois d'avril 2015. Plus nous allons nous approcher de la date où Denis Sassou Nguesso ne sera plus chef de l'Etat, à savoir le 14 août 2016 à 14 heures, et ce, quoi qu'il tente, quoi qu'il fasse, nous verrons le sang abandonner le sang, les fils fuir le père, les frères renier le frère, le clan abandonner le roi - jusqu'à ce qu'il soit seul et... abandonné des siens à qui il a permis de jouir de son impunité absolue par droit de sang ou d'alliance. De toute façon, s'ils ont acheté plus de 350 villas à Paris et en région parisienne où vivent déjà leurs familles, ce n'est pas pour rien. Nous demandons à la FRANCE de ne pas recevoir sur le sol français ces criminels en col blanc en leur refusant l'entrée du pays des Droits de l'Homme. LE CONGO DOIT SOLDER LE CONTENTIEUX SASSOU & NGUESSO. De toute façon, cette fois-ci, nous les poursuivrons judiciairement où qu'ils aillent. LE CONGO A DES BIENS ET DES DEVISES A RECUPERER !

L'Europe, toute l'Europe, les Etats-Unis et toutes les nations dites civilisées ne doivent pas accueillir ceux qui sont des criminels notoires. Nous savons par exemple que Jean Jacques Bouya, en qualité de copilote, a guidé un pilote d'hélicoptère lors des bombardements des populations Kongo. Ce clan coupable de crimes de toutes sortes a du sang sur les mains, soit en tuant directement, soit en causant la mort indirectement. Le Congo ne saurait se prévaloir d'un pays digne de ce nom si ces gens-là, ces assassins-là, ne sont pas jugés et condamnés à la Haye...

 

                  LION DE MAKANDA MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

                                                         *

Publié le 03 septembre 2015 à 09h19 | Mis à jour à 09h19

Le fils du président du Congo-Brazzaville tente de s'établir à Montréal
Wilfrid Nguesso est le fils adoptif du président...

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Wilfrid Nguesso est le fils adoptif du président du Congo-Brazzaville. Sa famille est soupçonnée d'avoir détourné les fonds publics de ce pays.

Auteur
Vincent Larouche

Visé par une vaste enquête de la justice française sur le pillage de son pays, le fils adoptif du président du Congo-Brazzaville veut déménager ses affaires à Montréal, où il a déjà installé sa famille et une partie de sa fortune, a appris La Presse. Les autorités canadiennes aimeraient bloquer la venue de celui qu'elles soupçonnent d'être un véritable kleptocrate, mais elles viennent d'essuyer un revers devant la cour.

La maison de Wilfrid Nguesso à Mont-Royal, est... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE) - image 1.0

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La maison de Wilfrid Nguesso à Mont-Royal, est évaluée à 1,2 million. Sa famille y réside, mais lui-même n'a plus le droit d'entrer au Canada, car les autorités considèrent qu'il est membre d'une organisation criminelle.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

«Il ne faut pas voir le mal partout!», a lancé Wilfrid Nguesso lorsque les agents d'immigration canadiens l'ont interrogé sur la fortune de sa famille, soupçonnée d'avoir pillé le Trésor public de la république du Congo (communément appelée Congo-Brazzaville), l'un des pays les plus pauvres du monde, pour financer une orgie de dépenses de luxe.

Les agents n'ont pas été convaincus par l'homme d'affaires qui s'est présenté à l'entrevue paré d'une montre Rolex en or massif au cadran cerclé de diamants, et qui leur ricanait au visage lorsqu'ils lui posaient des questions sur ses investissements au Québec, selon les notes d'interrogatoire retracées par La Presse dans les archives de la Cour fédérale.

Si Wilfrid Nguesso était interrogé par les fonctionnaires de l'ambassade canadienne à Paris, ce jour de septembre 2012, c'est parce qu'il cherche depuis des années à immigrer à Montréal et y déménager ses affaires. En France, où il est présentement résident permanent, l'air commence à être irrespirable pour lui.

Wilfrid Nguesso est le neveu et le fils adoptif du président Denis Sassou-Nguesso, homme fort qui a dirigé le Congo-Brazzaville sous un régime de parti unique de 1979 à 1992, puis est revenu au pouvoir par la force au terme d'une guerre civile en 1997. Il a depuis remporté deux élections très contestées.

En France, la famille Nguesso est visée par une enquête judiciaire surnommée l'affaire des «biens mal acquis», qui fait la manchette depuis des années.

Plainte d'ONG

Ce sont des organisations non gouvernementales (ONG) anticorruption qui ont porté plainte à la justice française contre les familles de trois chefs d'État africains, dont Denis Sassou-Nguesso. Des juges d'instruction épaulés de policiers enquêtent sur des soupçons de «détournement de fonds publics», «blanchiment» et «abus de biens sociaux et de confiance». Les familles visées sont soupçonnées d'avoir détourné les fonds publics des pays qu'ils contrôlent pour accumuler des fortunes colossales en France.

Plusieurs perquisitions ont déjà eu lieu. Selon le magazine en ligne français Mediapart, qui a eu accès à des documents de l'enquête, les policiers auraient retrouvé l'équivalent de 11,5 millions de dollars canadiens dilapidés par la famille Nguesso dans les boutiques de luxe parisiennes.

Une enquête préliminaire avait déjà identifié 4 appartements, 112 comptes bancaires et des voitures de luxe qui appartenaient à la famille, en France seulement.

Pendant ce temps, la Banque mondiale estime que près de la moitié de la population congolaise vit sous le seuil de la pauvreté. Le pays est au 142e rang sur 187 États dans le classement mondial de l'indice de développement humain. En 2011, le quart de la population n'avait pas accès à l'eau potable, selon le Programme des Nations unies pour le développement.

L'affaire des «biens mal acquis» pourrait mener à des saisies d'actifs par les autorités françaises dans le but de les redistribuer aux populations flouées. C'est ce que visent les plaignants.

C'est dans ce contexte que la demande de Wilfrid Nguesso pour immigrer au Canada a été étudiée par les autorités canadiennes.

Résidence luxueuse à Mont-Royal

M. Nguesso a présenté sa demande de résidence permanente le 27 décembre 2006, peu avant le dépôt d'une première plainte d'ONG anticorruption en France. À cette époque, sa famille venait de s'établir à Mont-Royal, où elle occupe toujours aujourd'hui une luxueuse demeure bardée de caméras de surveillance. La maison, achetée pour 840 000$ sans hypothèque en 2007, a été rénovée au coût déclaré de 220 000$ en 2011, selon les registres municipaux.

La conjointe de M. Nguesso, Claudia, est citoyenne canadienne et pasteure évangéliste. Les six enfants du couple sont citoyens canadiens et plusieurs d'entre eux fréquentent une école française à Montréal. Pendant l'étude de sa demande d'immigration, le fils du président visitait ses proches une fois par mois. Il a même fondé à Montréal une filiale de son entreprise, Socotram, qui ne semble pas avoir été très active. Son épouse et lui ont ouvert des comptes bancaires canadiens où au moins 1,2 million de dollars ont été transférés à partir de l'Europe, selon des documents de cour déposés par Citoyenneté et Immigration Canada et consultés par La Presse. Il a dit avoir confiance de pouvoir continuer son travail de PDG après avoir immigré.

Dès le dépôt de sa demande en 2006, Citoyenneté et Immigration Canada a entrepris une enquête approfondie sur ses finances et sa possible implication dans des détournements de fonds. L'enquête allait durer sept ans. Elle s'est concentrée en grande partie sur Socotram, l'entreprise dont Wilfrid Nguesso est le PDG.

Socotram est détenue à 45% par l'État congolais et à 55% par des intérêts privés. Le Congo-Brazzaville lui a délégué le droit de percevoir des droits de trafic maritime de plusieurs millions par année sur les chargements de pétrole qui quittent le pays par bateau.

Les fonctionnaires canadiens ont constaté que le traitement du PDG semblait «sans lien avec la réalité de [ses] activités professionnelles». Ainsi, il aurait bénéficié:

 

  • D'un salaire annuel de 3 millions de dollars.
  • De plusieurs logements de fonction, dont sa maison au Canada et un appartement de luxe à Paris pour lequel la société paie un loyer... à lui-même, car il en est aussi le propriétaire.
  • D'une prise en charge des frais d'éducation de ses enfants.
  • De véhicules de luxe dans différents pays.
  • De la possibilité de transférer des fonds de la société à lui-même s'il en a besoin.

M. Nguesso a affirmé en interrogatoire que l'actionnaire privé de Socotram était le consultant en fiscalité d'Outremont Stéphane Saintonge, condamné à 840 000$ d'amende pour fraude fiscale en 2012 (son avocate n'a pas rappelé La Presse).

Une «organisation criminelle»

Les fonctionnaires ont jugé impossible que M. Saintonge soit le propriétaire de Socotram. Ils croient que derrière des sociétés-écrans, le véritable propriétaire est Wilfrid Nguesso, qui a pris le contrôle de la collecte des droits maritimes congolais en collaboration avec sa famille «dans un but d'enrichissement personnel».

Le verdict est tombé en décembre 2013: les autorités canadiennes ont déclaré M. Nguesso interdit de territoire au Canada, car il y avait des motifs raisonnables de croire qu'il est membre d'une «organisation criminelle» qui s'est livrée à des activités de criminalité organisée en détournant les fonds de la Socotram. À partir de ce moment, M. Nguesso s'est vu interdire de visiter ses proches à Montréal. Mais il a contesté la décision des fonctionnaires devant la Cour fédérale.

En juillet dernier, une juge lui a donné partiellement raison. Elle a annulé le refus de résidence permanente sous prétexte que les fonctionnaires ont été injustes de deux façons avec le demandeur: ils n'ont pas identifié précisément l'organisation criminelle dont il est soupçonné de faire partie et ils n'ont pas identifié de crimes dans le Code criminel canadien qui correspondraient aux infractions dont il est soupçonné en France.

Le dossier a donc été retourné aux fonctionnaires pour qu'ils refassent leurs devoirs. On ignore à quelle date ils rendront une nouvelle décision sur la demande d'immigration. Lorsque ce sera fait, M. Nguesso pourra à nouveau la contester s'il croit encore avoir été floué dans ses droits.

D'ici là, M. Nguesso ne peut toujours pas mettre le pied au Canada. Son avocate n'a pas rappelé La Presse. Personne n'a répondu lorsque nous avons tenté de joindre sa conjointe à Mont-Royal.

SOURCE : http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/actualites-judiciaires/201509/03/01-4897533-le-fils-du-president-du-congo-brazzaville-tente-de-setablir-a-montreal.php

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