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Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.

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WA INDO ISSANGHA / A LA CONFRERIE DES LISSOUBISTES : "NON, GEORGES YAMBOT N’A PAS FAIT ÉLIRE L’ABBE FULBERT YOULOU A LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE !"

NON CHERS FRATERS LISSOUBISTES, NON CHERES SORORS LISSOUBISTES : GEORGES YAMBOT N’A PAS FAIT ÉLIRE L’ABBE FULBERT YOULOU A LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE !

Ainsi dit Chantal Moussirou, Sœur Lissoubiste !
Georges Yambot a été exhumé. Vive Mr. Georges !
La confrérie des Lissoubistes par Mrs Chantal Moussirou (www.confli.com et demainlenouveaucongobrazzaville.org) affiche une posture curieuse, étrange pour une assemblée ayant pour postulat la conservation et la bonification des « pépites » du Professeur président (confère commentaire du Lion de makanda sur notre post : Analyse de l’article : Les Judas de Lissouba).

Nous avons essayé de susciter la réflexion interne à cette confrérie sans en être membre. En effet, notre dernière publication évoquait l’absence de rigueur dans la catégorisation de son message. Dans le présent propos, nous analysons, en apportant une verticale contradiction l’article : HOMMAGE A GEORGES YAMBOT.

La ci-avant citée écrit :
« Au-delà des tractations et autres manœuvres politiques, ce qui a sans doute prévalu dans le choix de Georges Yambot, c’est sans doute la proximité géographique et la même origine historique que l’abbé Fulbert Youlou. Eh Oui ! Nos amis et frères du Pool doivent savoir que si le premier président congolais fut du Pool, c’est grâce à un Nibolek du nom de Georges Yambot (….) »

Notre commentaire :
Absence de rigueur dans la conception, répétons-nous, à longueur de post concernant la Confrérie des Lissoubistes. La Preuve ! Nous allons opposer à la Soror Chantal Moussirou l’expertise d’Abraham Ndinga-Mbo lui-même. Ainsi, notre point de référence sera : POUR UNE HISTOIRE DU CONGO-BRAZZAVILLE : METHODOLOGIE ET REFLEXIONS (Abraham Ndinga-Mbo).

Nous lisons à la page 84-85 :
« L’UDDIA avait été fondée en mai 1956 et s’était unie le 15 Octobre avec un parti de « petits colons européens », l’Union du Moyen-Congo (UMC) dans un « intergroupe libéral du Moyen-Congo » animé par une journaliste, Réné Mahé, et Christian Jayle, « aventurier vichyste » (…) »
(…) Le GPES (Groupement pour le Progrès Economique et Social du Moyen-Congo), créé sur les cendres du PPC par Kikounga-Ngot, vainqueur des élections municipales à Dolisie et le MSA avaient fusionné pour constituer un nouveau parti, le MSA-PPC-GPES présidé par Jacques Opangault. (…) ».

Les extraits du livre du Professeur Ndinga-Mbo déconstruisent, et font perdre autant de crédit à l’argumentaire de la Sœur Lissoubiste. Explications : Il est établi ici que les alliances qui se sont faites à l’époque ne l’étaient pas sur un référentiel ethnique. Ndinga-Mbo nous apprend que le GPES et le PPC, des partis mouvant sur le leadership de Kikounga-Ngot avaient fusionné avec le MSA de … Jacques Opangault ; l’homme de la Cuvette-centrale. Monsieur Kikounga-Ngot, « vainqueur des élections municipales à Dolisie » (Grand-Niari) aura préféré voir fondre son héritage politique futur dans un grand Mouvement dirigé par un homme du Nord. Suivant le raisonnement de la Sœur Lissoubiste, l’on pourrait objecter que « la proximité géographique » qui aurait prévalu dans le choix de Georges Yambot aurait pu jouer également dans l’orientation de Kikounga-Ngot car, ces regroupements ou fusions entraient dans une stratégie politique globale de conquête de pouvoir à l’orée de l’union proposée par la France et des futures indépendances (qui n’en sont point, bien sûr). Une assertion « naïve » nous fait dire que Kimbédi, Kingoyi, Matoumbou, ou Kinkala sont plus proches de Dolisie que…Owando dans la Cuvette centrale (ou Oyo, soit).

Chère Soror Lissoubiste, c’est bien « (les) tractations et autres manœuvres politiques » que vous semblez sous-estimer qui ont milité au choix de Georges Yambot. Le « pauvre »( ?) estampillé traître pour la vie alors que l’homme est un acteur mineur, un faire-valoir dans le jeu d’échecs du maître corbeau blanc (français) qui au bout avait harponné un autre pigeon que l’histoire n’a jusque-là pas voulu retenir pour des raisons obscures : HENRI ITOUA.

Lisons le livre du Professeur Abraham Ndinga-Mbo, page 85 :
« Suivant une version répandue au Congo-Brazzaville, le ralliement du député MSA-PPC-GPES, Georges Yambot à l’UDDIA (…) avait donné la majorité à ce parti (…). Après enquêtes orales poussées, cette « affaire » est bien plus complexe, Yambot n’avait eu que le malheur de la commencer. (…) le député avait des besoins d’argent qu’il avait soumis à Jacques Opangault. Ils furent insatisfaits. (…) Il se tourna vers le chef de l’UDDIA qui lui donna les sommes demandées. (…) Une autre version affirme que « Yambot » avait été acheté par les alliés blancs de Fulbert Youlou (…) ».

Nous continuons jusqu’à la page 89-90 :
« (…) Le leader du MSA réagit vivement et demanda la démission du député qu’il n’obtint pas. Soupault, le chef du territoire, avait trouvé comme solution de compromis : faire accepter au MSA le fait accompli, tout en demandant la suspension provisoire du député transfuge du vote de décision (…) ».
Il est donc évident que Georges Yambot n’a jamais fait élire l’abbé Fulbert Youlou à la présidence de la République, son droit de vote ayant été suspendu pour les affaires décisionnelles. Ainsi le Statu quo demeurait en termes de nombre de députés dans les 2 camps.

Nous poursuivons Page 90 :
« (…) La République allait être proclamée et il fallait au Congo un Premier ministre. (…) Le 28 Novembre 1958, l’Assemblée législative du Moyen-Congo tint à Pointe-Noire (…) sa dernière séance. Ordre du jour : élection du Premier ministre (…). Un député du MSA de la circonscription (Likouala-Mossaka), HENRI ITOUA, prit la parole pour annoncer qu’il quittait le MSA et ralliait le parti de Fulbert Youlou (…) »
Malgré tout ce qui s’en suivit : agitation dans la salle, bousculade ; Jacques Opangault qui frappa le Président de l’Assemblée avant de sortir avec ses députés de la salle ; rien n’y fit, l’on vota et Youlou devint Premier ministre.
HENRI ITOUA EST LE NOM DE CELUI QUI A PERMIS A L’ABBE FULBERT YOULOU DE DEVENIR PRÉSIDENT.
Merci d’avoir lu le professeur Abraham Ndinga-Mbo avec nous.
Nous avons dit.

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