Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Difficile de ne pas voir dans la réaction des vandales de Jean-François Ndenguet le 16 juillet 2013 au domicile du professeur Marion Madzimba Ehouango une conséquence de la vidéo que nous avons publiée sur notre site le 15 juillet 2013 et qui a circulé un peu partout sur le net juste avant. Cette pénétration par effraction dans un domicile privé relève de l'avertissement politique tout autant que de la violation de la loi qui préserve la vie privée et nous ne pouvons ne pas y voir l'ordre venu de plus haut, de chez le gros éléphant lui-même.
Encore une fois, vous avez la preuve que la police politique du pouvoir de Brazzaville commet délits et crimes au lieu de les dissuader ou de les empêcher, une situation triste qui donne toute la dimension d'une dictature qui ne se maintient que par la terreur, la violence, l'intimidation. Vous avez compris que nous réformerons cette police politique le moment venu.
Nombreux se demandent : "Pourquoi Sassou ne démet-il pas le Général Ndenguet comme grand patron de la police ?" La réponse devient évidente lorsque vous appréhendez la nature du régime : Sassou a besoin de Ndenguet pour orchestrer intimidations, meurtres, saccages, vandalisme, tortures, etc, pour maintenir le pays dans le statu quo et gouverner par la peur. Aussi, dans un tel système, les violents comme Ndenguet et Jean-Dominique Okemba apparaissent comme des piliers nécessaires.
Il semblerait que la demeure du ministre Isidore Mvouba ait aussi été visitée par les hommes du Général Ndenguet à la recherche de mystérieux documents pendant que le maître de maison est convalescent en France. Si la nouvelle est confirmée, cela augure de tensions au coeur même du système, Isidore Mvouba étant un des hommes de confiance de Denis Sassou Nguesso et, farfouiller dans ses affaires en son absence sonnerait comme l'aveu que Sassou a basculé en mode méfiance généralisée envers ses proches collaborateurs. Et une telle fracture dans le capital confiance d'un régime prélude à l'imminence de la fin du système, même s'il dure encore quelques années...
Etrange que le saccage de la maison de Marion Madzimba Ehouango intervienne juste après notre texte sur sa vidéo. La réaction par la force marque la faiblesse de l'esprit. Lorsqu'on ne parvient pas à triompher par les armes et la vertu de la raison, on passe en mode force brute pour instiller la peur, pour inspirer la crainte, pour bâillonner la bouche libérée de son mutisme. Un pouvoir qui ne se pérennise que par le spectre du mal finit par être ébranlé un jour. Il n'y a jamais eu de terreur éternelle en matière de gouvernance. Même Attila a été vaincu !
Juste une remarque. Dans la vidéo, vous allez entendre le professeur Marion Madzimba Ehouango qui filme dire : "Si mes Katangais entendaient ça... J'ai téléphoné à la famille...", une phrase qui témoigne qu'au Congo en cas d'agression, le réflexe du repli identitaire reprend le dessus. Pour information, les Katangais sont les ressortissants de la Likouala qui ont aidé Denis Sassou Nguesso lors de son coup d'Etat de 1997 à reprendre le pouvoir. Le professeur doit donc arrêter de croire que l'analyse ethnique ou ethnorégionale ne soit pas apte à rendre compte du comportement politique dans notre pays. Il est évident que s'il était de l'ethnie du chef de l'Etat, on n'aurait pas vandalisé sa maison de la sorte.
A l'homme des masses affamées et des mères malnutries sans lait pour leurs nourrissons, il n'y aura plus de silence dans les Ténèbres de la dictature. La parole a été libérée de sa prison de peur. Il ne va pas se taire parce que les hommes de votre molosse attitré ont cassé quelques meubles dans sa maison et nous non plus parce que nous voulons ce qui est bien pour notre peuple. A monsieur Denis Sassou Nguesso, vous qui vous surnommiez dans votre jeunesse, "Le Prince", ce ne sont pas des méthodes de prince, encore moins de roi. Retenez donc les canines de votre chient méchant, Ndenguet ! S'en prendre à un intellectuel incarne la lâcheté la plus ignoble qui soit pour un homme d'Etat de votre acabit !