Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
Grâce à la veille informationnelle d'un ami, nous avons appris que François Hollande, président de la république française a rencontré Jim YONG KIM, président de la Banque Mondiale. Du communiqué qui a suivi cet entretien, une déclaration a attiré notre attention :
Les flux financiers illicites sont une façon polie de désigner l'argent détourné en Afrique et dans les pays en voie de développement. Ce qui attire notre attention est le fait que la France et la Banque Mondiale sont au parfum du phénomène mais que rien ne semble être fait pour enrayer ce phénomène mais ce n'est pas tout : nous apprenons aussi que cet argent détourné est supérieur à l'aide publique au développement - en d'autres termes, l'Afrique peut très bien se passer d'une telle aide. On peut même se demander quelle est la fonction véritable d'une telle aide : s'agit-il de l'argent des contribuables européens qu'on soustrait aux budgets des Etats pour l'envoyer vers des pays en développement mais en exigeant qu'il revienne sous des formes détournées ?
Ce fléau qui mine le développement de l'Afrique est donc bien connu ; reste à se demander pourquoi rien n'est fait jusque-là (en effet, Hollande parle de "s'impliquer davantage"), pour mieux combattre ce crime économique car l'Europe et les institutions internationales ne sont pas dénuées de moyens. Est-ce parce que les pays développés sont les grands bénéficiaires de ces sommes faramineuses soustraites à des pays comme le Congo ? Nous notons que cet argent se thésaurise dans les banques occidentales quand il ne devient pas biens mal acquis (ce qui revient au même car il finit toujours dans les banques occidentales et d'ailleurs).
En outre, pourquoi en dépit de la connaissance de ces pratiques, la France entre autres pays développés, continue-t-elle à jouer à cette mascarade de l'aide publique au développement ? Et nous constatons qu'en dépit de la crise qui frappe les pays occidentaux, ce jeu qui consiste à apporter de l'argent à des voleurs qui n'en ont même pas besoin, sous forme d'aide publique, continue ! Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond : vous savez qu'ils peuvent se passer d'aide mais vous continuez à les aider. N'est-ce pas là une manière habile de continuer à favoriser le détournement de deniers publics dans les pays dits en voie de développement ?
Nous sommes par ailleurs ahuris de voir que l'affaire des Biens Mal Acquis est d'une extrême lenteur - notamment en ce qui concerne le clan Sassou & Nguesso. François Hollande pourrait déjà commencer par exiger une plus grande rapidité dans le traitement de cette affaire : il n'y a pas que le fils Obiang en cause !
Pour terminer, pourquoi ne voit-on pas des dénonciations publiques de tels comportements ? Certes, nous savons que les banques se fichent de la misère des peuples mais qu'en est-il des Etats comme l'Etat français ? Un pays qui se proclame pays des Droits de l'Homme ne devrait pas permettre que son pays soit souillé par de telles pratiques qui affament des peuples entiers en leur privant de l'essentiel : éducation, santé, alimentation, eau, électricité, etc.
Nous sommes convaincus que si l'Occident le voulait, l'Afrique pourrait aller beaucoup mieux dans tous les domaines mais nous savons que le poids des réseaux occultes ou mafieux peut expliquer de tels paradoxes car dans un monde où un billet de banque vaut plus qu'une vie humaine, rien, même pas la démocratie et la justice ne peuvent enrayer la cupidité des adorateurs de Mammon...
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