Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
COMMENTAIRE : Avant, les sociétés occidentales et les puissances du monde se sont surtout intéressées aux ressources du sous-sol africain mais les choses ont changé depuis que Wall Street spéculent même sur les produits alimentaires : avec le changement climatique, les valeurs des produits agricoles vont grimper au point de susciter des émeutes de la faim. Les terres arables sont devenues un vaste enjeu économique. Vous constaterez dans cette étude qui ne concerne malheureusement que l'Afrique australe que les grandes universités africaines ne sont pas du reste : les terres d'Afrique, les terres de nos ancêtres, par la faute de nos gouvernements crédules et corrompus passent légalement entre les mains d'étrangers.
Au Congo, le danger est représenté par les Chinois entre autres (Namibiens, sud-Africains, etc.) qui sous le couvert d'une académie agricole, par exemple, s'accaparent habilement de nos terres pour fournir des produits agricoles au peuple chinois et non aux Congolais. SI CETTE MENACE JAUNE N'EST PAS ARRETEE A TEMPS, NOS PAYSANS VONT FINIR PAR ETRE CHASSES DES TERRES DE NOS ANCETRES A CAUSE DE l'ESPRIT CORROMPU DE DENIS SASSOU NGUESSO ET DE SON CLAN. Les Congolais doivent rester vigilants et ne pas se laisser abuser par les déclarations politiques qui font croire que toutes ces terres vendues le sont pour le bien des Congolais : les légumes produits par les Chinois ne sont pas vendus sur nos marchés car ils sont destinés au marché chinois. Il n'y a qu'à voir comment certains pays africains se révoltent désormais contre les Chinois entre autres parce qu'ils leur volent leurs terres. LA TERRE EST L'ENJEU DES ENJEUX ET DESORMAIS C'EST A ELLE QUE S'EN PRENNENT LES PREDATEURS AVEC LA COMPLICITE DES ETATS AFRICAINS. Les Etats africains doivent protéger les terres d'Afrique sinon la politique de Ghettos risquent de revenir en force car nous risquons tout simplement d'être dépossédés de nos terres, c'est-à-dire, de la seule chose qui nous reste et nous définit . BENO KEBA NA BA CHINOIS ! ils ne se contentent plus de construire des infrastructures ; ils veulent désormais prendre ce qui nous définit, ce qui nourrit le paysan : la terre du Congo.
D’après ce rapport qui couvre sept pays africains, Harvard, Vanderbilt et de nombreuses autres universités américaines ont beaucoup investi dans les terres du continent ces dernières années. L’essentiel des capitaux transite par Emergent, une société de gestion d’actifs londonienne qui gère l’un des principaux fonds d’acquisition de terres africaines. Elle est dirigée par d’anciens cambistes des banques américaines JP Morgan et Goldman Sachs. Les clients d’Emergent aux Etats-Unis auraient investi jusqu’à 500 millions de dollars [350 millions d’euros] dans les terres les plus fertiles du continent noir, dans l’espoir d’obtenir un rendement de 25 %. Emergent assure avoir traité les contrats de manière responsable. “Les fonds de dotation universitaires et les fonds de pension sont évidemment des investisseurs privilégiant le long terme, affirme un porte-parole de la firme. Nous investissons dans l’agriculture en Afrique, nous y créons des entreprises et des emplois. Nous le faisons avec un grand sens des responsabilités… Les sommes engagées sont élevées, pouvant atteindre des centaines de millions de dollars. Il n’y a aucune spoliation. Nous voulons augmenter la valeur des terres. La taille est un facteur important, car les économies d’échelle permettent d’accroître la productivité.”
A en croire l’Oakland Institute, les investisseurs ont vanté exagérément aux communautés intéressées les avantages des accords. “Les entreprises ont été en mesure de créer des niveaux complexes de sociétés et de filiales afin d’éviter d’attirer l’attention des autorités de tutelle, par ailleurs mal armées. A bien analyser les contrats, on s’aperçoit que nombre d’entre eux créeront peu d’emplois et évinceront des milliers et des milliers d’occupants de ces terres”, dénonce Anuradha Mittal, directrice de l’Oakland Institute. En Tanzanie, aux termes du protocole d’accord signé entre le gouvernement local et Agrisol Energy, le groupe d’exploitation agricole américain représentant l’université de l’Iowa, les deux principaux emplacements retenus pour le projet sont Katumba et Mishamo. Or c’est précisément là que sont installés des camps abritant jusqu’à 162 000 personnes déplacées. Leur fermeture est prévue avant le démarrage du projet de 700 millions de dollars. Les réfugiés travaillent cette terre depuis quarante ans.
En Ethiopie, la politique dite de “villagisation” menée par le gouvernement pour fixer les populations et éviter une urbanisation incontrôlée a entraîné l’expulsion de dizaines de milliers de personnes de leurs terres ancestrales et leur relogement dans de nouveaux centres. Parallèlement, d’énormes contrats sont conclus avec des sociétés étrangères. Le plus important est celui signé au Sud-Soudan, où jusqu’à 9 % des terres auraient été cédées ces dernières années. C’est une société texane, Nile Trading and Development, qui a négocié la transaction avec une coopérative locale. Le bail de quarante-neuf ans, portant sur la location de 400 000 hectares dans l’Equatoria-Central pour environ 25 000 dollars, autorise l’entreprise à exploiter toutes les ressources naturelles, y compris le pétrole et le bois. La société, avec à sa tête l’ancien ambassadeur des Etats-Unis Howard Eugene Douglas, entend demander à bénéficier des crédits carbone soutenus par les Nations unies, qui lui rapporteraient des millions de livres de revenus par an.