Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Réaction de Maître Ambroise Hervé MALONGA, suite à l’inculpation de Monsieur le Ministre BOWAWO Zacharie en date du 04 octobre 2012
Chers compatriotes,
L’inculpation de Monsieur le Ministre BOWAWO Zacharie dans l’affaire du 04 mars 2012 lève le voile sur les zones d’ombre et le flou entretenu de façon délibérée par le gouvernement et les juges congolais qui ont en charge l’instruction de cette affaire.
En effet dans sa lettre adressée au Camarade Secrétaire général du P.C.T, Monsieur le Ministre écrit : <<le juge d’instruction dans l’affaire du 04 mars, me convoque le jeudi 4 octobre 2012 à 9 heures, me fait traîner pendant une heure debout dans les couloirs du palais de justice, me reçoit en présence constante du procureur de la République, pour me signifier mon inculpation pour maladresse, imprudence, inattention et négligence, ayant causé les événements du 4 mars et occasionné des morts, des blessures et des dégâts matériels importants>>
Il poursuit : <<le même juge d’instruction, de surcroît Doyen des juge du T.G.I de Brazzaville, me notifie aussitôt ma mise en liberté provisoire…>>
A ma qualité d’Avocat du Colonel Marcel NTSOUROU, détenu au mépris total des règles élémentaires de procédure, en matière de détention à la maison d’arrêt de Brazzaville, je me permets une fois encore de relever la conséquence logique de l’inculpation du Ministre BOWAWO Zacharie est que l’Etat Congolais reconnaît enfin sa responsabilité dans la catastrophe du 4 mars 2012 de Mpila.
En effet, les chefs d’inculpation mis à la charge de Monsieur le Ministre BOWAWO Zacharie par Monsieur le Doyen des juges d’instruction sont les mêmes charges que nous avons attribuées à l’Etat Congolais dans la défense des intérêts de notre client, le Colonel Marcel NTSOUROU.
Mais il reste que les vrais responsables, agissant au nom de l’Etat Congolais, dans cette affaire ne sont pas jusqu’ici inculpés, comme le reconnaît Monsieur le Ministre BOWAWO Zacharie, notamment les chefs ou responsables de la chaîne de commandement.
Dans sa lettre, Monsieur le Ministre BOWAWO précise : <<en m’inculpant de façon aussi stupide que cavalière, le juge d’instruction me met-il en situation de me délier de l’obligation de réserve consécutive aux dossiers sensibles traités, inévitablement, par un Ministre de la défense agissant par délégation expresse du Président de la République ?>>
Le Ministre conclut : <<le dérapage est d’autant plus grave, qu’une telle inculpation devrait concerner toute la chaîne de commandement militaire, voire ceux qui avaient la responsabilité de financement et de construction des dépôts de munitions, des magasins d’armes et des nouvelles casernes…>>
D’ailleurs cette thèse qui a été révélée dès les premiers interrogatoires par un expert Canadien, Monsieur Jacques Landry est confirmée au grand jour.
Ainsi, de ce qui précède, il apparaît clairement et sans équivoque qu’il faille abandonner définitivement la thèse du complot qui ne peut plus prospérer.
Dès lors, il appartient au gouvernement congolais d’ordonner à sa justice de relaxer toutes les personnes qui ont été arrêtées et détenues à la maison d’arrêt de Brazzaville sur la base de la thèse du complot notamment le Colonel NTSOUROU Marcel et autres…
Ne pas faire droit à cette demande, porterait à croire qu’il s’agit d’une machination organisée de façon éhontée contre le Colonel Marcel NTSOUROU et, ce serait donner raison au Ministre BOWAWO Zacharie qui soutient : << je me défendrais contre toute machination politicienne, et contre une justice injuste qui tend machiavéliquement à faire passer des innocents pour des coupables, et inversement, à faire passer des coupables pour des innocents.>>
Que cette injustice cesse.
Il nous faut une justice véritablement indépendante et non des juges aux ordres.
Fait à Brazzaville, le 12 octobre 2012
A.H. MALONGA