Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
Il était venu chercher le confort d'une nouvelle vie, d'une existence moins rude mais trois coups de Taser (3 x 50.000 volts) plus tard selon un témoin (source AFP), un jeune Malien de 38 ans est mort. C'est dans un cercueil qu'il retournera au Mali. La France elle compte un clandestin et un immigré de moins. Brice Hortefeux est déjà monté au créneau pour défendre la police et nous savons comment se terminera l'enquête de la police des polices qui est après tout une police comme une autre. Et entre polices, la cécité est de règle...
J'ai une boule indéterminée au coeur comme un sentiment étrange qui me donne l'impression d'un malaise parce que nos vies noires sont liquidées au rabais comme si eux n'ont jamais été vivre ailleurs. Les droits de l'homme ? De quel homme s'agit-il ? Homme de quelle couleur ? Oui, il était en situation irrégulière mais méritait-il de mourir ? La gâchette du Taser serait-elle plus facilement "shootable" face à un certain type d'homme - de sorte qu'on en use à l'excès ?
Nombreux sont ceux qui ont attiré l'attention des hommes politiques sur l'usage du Taser mais il a fallu qu'un Noir meurt pour que le débat reprenne un peu de vigueur.
Le fait qu'on réduise le nombre de coups à deux montre qu'on sait que trois coups étaient mortels. J'ai mis dans le premier paragraphe au niveau de (source AFP) un lien pour que vous lisiez le témoignage du voisin qui a vu la police tirer trois fois du trou de son judas. Il s'agit de savoir si on peut savoir combien de fois l'arme a été utilisée car le fait de dissimuler le troisième tir est louche et pourrait signifier qu'on connaissait les risques d'un tel excès. Certes, le travail de la police est difficile et que l'on affirme que l'homme se débattait mais comment comprendre que de nombreux policiers ne puissent pas maîtriser un seul homme ?
J'éprouve un sentiment de solitude couplé à une térébrante envie de pleurer. Comme si quelque part de ma noirceur était atteinte par sa mort. Si les Droits de l'Homme n'ont pas pris la peine de définir l'Homme en question, il faut craindre que si nos épidermes noirs sont exclus de la définition de l'Homme dans "Droits de l'Homme" que nous n'ayons aucun Droit sur cette terre face à ceux qui se considèrent comme l'étalon de l'Homme parce que celui qui définit le Droit est probablement l'Homme supérieur par excellence et même ses erreurs sont excusables quand elles sont commises sur ceux qui n'entrent pas dans une certaine définition de l'Homme. Vous avez tout compris : à l'issue de l'enquête, aucun policier ne sera inquiété au nom d'une certaine justice dont j'ai peur de deviner la couleur...
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