Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
Ce 19 septembre 2013, au stade du 26 mars à Bamako (Mali), une quarantaine de délégations dont une vingtaine de chefs d'Etat, notamment Denis Sassou Nguesso, Alassane Ouattara, François Hollande, Boni Yayi, Ali Bongo Ondimba, Idriss Déby Itno, Jorge Carlos de Almeida (Cap-Vert), Blaise Campaoré, entre autres, ont assisté à l'investiture de son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta, président élu démocratiquement du Mali. Nous avons regroupé quelques photos dont nous allons tirer quelques enseignements.
Il y a d'abord François Hollande, invité de marque, artisan de l'unité nationale retrouvée du Mali, très courtisé que tout le monde voulait rencontrer dans la mesure où nous sommes dans le précarré français en raison des liens coloniaux et de la recherche du quitus français pour tous ces dictateurs qui veulent rester au pouvoir en voulant faire croire qu'ils sont bien vus de la France au travers d'images de proximité avec le chef d'Etat français.
Le point de repère de l'événement, c'est évidemment Ibrahim Boubacar Kéïta. L'importance accordée aux invités se mesure donc à la proximité, aux gestes de déférence, de reconnaissance, d'amitié qu'il vous concède :
Hollande est assis entre Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK) et Idriss Déby. IBK veut montrer au peuple malien qu'il est très reconnaissant envers l'appui militaire que son pays a reçu de la part de la France et du Tchad qui ont versé le sang de leurs soldats pour bouter hors du Mali l'ennemi islamiste. Cela se voit, se conçoit même très bien que François Hollande soit le principal invité et l'interlocuteur central du nouveau président malien qui n'a pas fini de demander de l'aide à la France. D'ailleurs, c'est grâce à la France qui a exigé des élections démocratiques qu'IBK doit son arrivée au sommet de l'Etat malien.
Il y a eu ceux qui ont eu droit à la parole, marque de respect et de haute considération.
Et voici comment se concrétise le respect absolu quand votre hôte vous accorde la parole (Sassou a dû envier ce moment...) :

Il y a aussi ceux qui ont pu approcher François Hollande et discuter en aparté avec lui :
C'est normal qu'IBK soit proche du président français car il est l'hôte du jour et le maître de cérémonie.
Il y a aussi l'opportuniste Boni Yayi qui a réussi à approcher le président de l'Hexagone au moins à deux reprises, la seconde fois, on notera la présence de Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères de la France.
Hollande a l'air de le regarder comme une curiosité humaine qui essaie bassement de le courtiser...
Cette fois-ci, Boni Yayi a réussi a se faire entendre en privé - alors que cet entretien n'était même pas annoncé par la presse française. Le vaudou a vraiment du bon...
Il y a celui que l'on remercie chaleureusement de façon à ce que cela se sache en public...

Et puis, il y a eu ça, une réception debout où deux chefs d'Etat parlent en même temps à François Hollande qui écoute et regarde plutôt Ali Bongo Ondimba qui est en face de lui. Vous noterez qu'Alassane Ouattara mieux éduqué, écoute et regarde Denis Sassou Nguesso en face de lui, l'air de lui dire : "Mais laisse d'abord Ali finir de parler à François, s'il te plaît !"

N'avez-vous pas l'impression que François Hollande qui jette tout de même un regard en biais à son interlocuteur de côté, les lèvres pincées, semble plutôt méfiant et sceptique quant à ses propos ? C'est du moins mon humble point de vue...
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