Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Avons-nous encore un pays ? Oui, sur le papier, il existe. Oui, il y a un homme qui fait office de chef d'Etat pour nous représenter tous mais qui est d'abord là pour lui et ses propres intérêts. Oui, il y a des semblants d'institutions qui fonctionnent plus mal que bien. Oui, nous y sommes nés mais y faisons-nous vraiment la loi face aux étrangers ? Ceux qui me lisent savent que j'ai toujours dénoncé le laxisme de la république royale bananière face aux étrangers qui sont plus chez eux que ne le sont les Congolais eux-mêmes.
Ils prennent notre travail, nos richesses, nos femmes dans nos propres lits, notre terre et nous jettent en prison quand ils ne tazzent pas nos soeurs. Ah, notre Congo, ouvert sur le monde comme un livre à la page de l'hospitalité et de l'immigration ! Venez, les Congolais sont prêts à recevoir toutes les ambitions de la terre, les canailles de toutes les nations puisque leur propre Etat les traite comme des chiens. Hélas, quand l'étranger prend la mesure de votre consistance nationale et qu'il la trouve faible ou inexistante, il arrive qu'il fasse la loi chez vous. Congo nzoba. C'est même un nom d'un quartier au Sénégal, paraît-il. Normal qu'on soit la risée des étrangers si nous ne sommes pas capables de vendre une boîte de sardines à nos compatriotes et qu'il faille qu'un Libanais ou un ouest-africain le fassent à notre place. Eh oui, ce sont eux qui pêchent pour vous nourrir !
Jean-François Ndenguet s'exprime en lingala dans une vidéo que l'on nous a conseillée en ligne - c'est ce qui justifie notre titre en lingala - pour que nos frères d'en-face comprennent que le Général va passer à l'attaque meurtrière contre les kulunas, ces ressortissants de la RDC qui viennent commettre des délits sur la rive droite du fleuve Congo - parce que la police ne se préoccupe pas de protéger le peuple mais de le brutaliser, en violant les femmes, en tuant sans vergogne et le fait que le chef de la police promet de tuer des ressortissants d'un pays frère montre l'état d'esprit qu'il distille parmi ses troupes.
Les kulunas se trouvent certainement en mode survie, ce qui n'excuse pas leurs délits et crimes, s'il en est mais un Général qui veut tuer, quand on sait que c'est lui qui arme le bras de la police, l'ambassadeur de la RDC devrait en référer au chef de l'Etat Denis Sassou Nguesso car l'incitation au meurtre, sous d'autres cieux, lui coûterait sa place et même sa radiation de la police mais nous vous l'avons dit, Sassou a besoin de son chien méchant Jean-François Ndenguet. Aujourd'hui plus qu'hier parce que l'on s'approche de 2016.
Entre les ouest-africains et nos frères d'en-face, Ndenguet a choisi son camp et ses prochaines vicitimes. Les kulunas n'ont qu'à bien se tenir. Ceux qui se remplissent les poches en corrompant les officiers de l'armée et de la police sont protégés mais le Kuluna qui n'a rien à offrir peut mourir et Ndenguet ne plaisante pas : c'est un sanguinaire qui mettra sa menace à exécution. Le crime ? Quel crime ? Qui fait la loi au Congo ? N'est-ce pas lui, ndengué ya mbwa mabé ? Il condamne à mort qui il veut et ouvre les portes du Congo à celui qui sait lui graisser la patte. A ce qu'il paraît, à Poto-Poto, il aurait un immeuble à plusieurs étages, cadeau d'amis reconnaissants. Peut-être une simple rumeur mais comment se fait-il que les étrangers d'obédience musulmane font la loi au Congo en jetant même les fils du tsi en prison ? Il est tout de même plus facile d'exploiter un peuple faible au travers de rapports commerciaux que de le brusquer par quelques violences physiques comme le font les kulunas de la RDC (et reste à savoir s'il n'y a pas de kulunas proprement congolais...).
IL FAUT QUE LES ETRANGERS RESPECTENT LE CONGO ET LES CONGOLAIS MAIS ENCORE FAILLE-T-IL QUE LES CONGOLAIS SE RESPECTENT EUX-MEMES ET AIMENT LEUR PAYS !
Ndenguet sait que l'incitation à la haine et au meurtre est passible de poursuites judiciaires mais personne ne lui fera grief de la moindre poursuite : c'est lui, la loi qui est au bout du fusil et de l'intimidation. Son discours public dit en quelque sorte : "Boma kuluna, tika ouest-africain..." et de tels propos sont "intoubilables" dans un pays où tout est "salamable" quand on a de l'argent.
A-t-on pensé à la réaction de nos frères d'en-face si on se mettait à assassiner des Kulunas ? N'y a-t-il donc pas de Congolais à Kinshasa sur lesquels pourraient s'exercer une vendetta ? Ndenguet oublie-t-il qu'ils sont les "beaux-frères" du président ? Vous avez la preuve dans la bouche du chef de la police congolaise, le Général Jean-François Ndenguet, que le congo n'a pas de loi actante mais simplement des copies du droit français qu'il plaît aux juges de manipuler dans le sens que leur demande le pouvoir des crocodiles de l'Alima.
Ndenguet a de ces manières qui me font dire : "A za ndengué nini ?" S'il suffisait d'éliminer les kulunas pour que le Congo se porte bien, cela se saurait et puis il suffit de les arrêter et de les refouler chez eux. Pourquoi toujours vouloir des solutions finales comme si le kuluna était devenu l'ennemi du peuple congolais ? Il y a des lois. Nous demandons à "Ndengué ya moto wana" que ses policiers commencent d'abord par les appliquer. Notre peuple ne peut même pas porter plainte dans son propre pays. Certains sont carrément assassinés dans des commissariats quand ils ne sont pas arrêtés arbitrairement.
Il faut commencer par éduquer ndengué ya police ya mabé ya Congo. La police a une éthique qui s'est longtemps envolée devant la corruption des policiers. Vous aurez compris, tout est question de la qualité des hommes et nous avons la police que nous avons à cause des hommes qui la représentent. Je n'en veux que pour preuve ndengué ya Ndenguet wana.
Si les Kulunas sévissent, c'est parce que la police est incompétente à faire respecter la loi comme si son rôle était simplement de terroriser ceux-là qu'elle a pour mission de protéger sur le papier. Au Congo, nous assistons à ndengué ya makambo à cause de ndengué ya bato...