Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
COMMENTAIRE : Il devient de plus en plus évident que Denis Sassou Nguesso a l'intention de s'accrocher au pouvoir après 2016. Cela ne fait aucun doute quand on lit la presse internationale. De plus, nous comprenons mieux sa stratégie car il ne suffira pas de modifier la constitution pour être sûr de gagner l'élection présidentielle de 2016 : il faut affaiblir les candidats potentiels sérieux comme Mathias Dzon ou André Okombi Salissa très soutenu par la jeunesse au point où Sassou a été obligé de dissoudre le CADD-MJ qu'il avait pourtant créé, un organe du PCT entré en rebellion dirigé par Okombi Salissa qui manifestait une volonté de ne pas se fondre dans le troupeau PCT, une posture qui n'a pas plu au grand éléphant qui l'a forcé au silence en assassinant sa propre création. Ensuite, il faut unifier le nord autour de sa personne et s'assurer du soutien de tous les partis ancrés au sud - ce qu'il réussit assez bien en "achetant" les leaders des partis comme l'UPADS, le MCDDI, le RDPS, MARS, etc.
Sassou tient absolument à bloquer Mathias Dzon dans les starting blocks en ne lui permettant pas d'avoir un seul mandat public. Dans son propre camp, pour mater les dissensions, il opte pour la force afin d'étouffer les ambitions qui voudraient s'exprimer en 2016 face de lui. Tout ceci semble parfait sur le papier, le pétrole coulant à flot off et on shore mais personne ne sait à l'avance ce qui se passera en 2016. Ce peuple au ventre mou pourrait nous surprendre en refusant lors du referendum prévu de voter la modification de la constitution. Ses marabouts lui ont prédit un successeur téké et s'ils sont sérieux en prophétie, nous attendons le descendant de Makoko qui viendra mettre fin au règne de l'immonde dans notre pays transformé en un tas d'immondices.
Mais ceci est de l'ordre du fétichisme, du maraboutisme, de l'occultisme et non de la politique politicienne qui tient le Congo à la gorge pour mieux lui dévorer les tripes. Mathias Dzon l'a dit à Paris lors d'une réunion que pour devenir président au Congo, il faut avoir l'accord de la France. En 2016, François Hollande sera toujours au pouvoir à l'Elysée et nous savons qu'il ne porte pas Denis Sassou Nguesso dans son coeur mais nous savons que l'homme politique occidental ne fait pas une diplomatie avec ses sentiments ; ce sont en général les intérêts qui dictent ses décisions et ses prises de position. Il s'agira de voir vers qui pointeront les intérêts de la France car au final ce sont eux qui priment lors du choix d'un "gouverneur noir" lors du simulacre d'élections présidentielles dans les ex-toujours colonies françaises dans le monde...

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