Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
Nous suivons chaque jour la plongée en enfer de la république soeur de Centrafrique - même si Bangui semble connaître une petite accalmie. En dépit de la présence de la FOMAC dans ce pays, le désordre, les pillages, les tueries et assassinats se poursuivent. Nous espérons que la rencontre de Djaména apportera des solutions à ce pays qui manque désormais de tout parce que son économie est paralysée. Dans une ville comme Bossangoa, les populations vivent dans la peur au quotidien redoutant pour les uns les soldats de la séléka pour les autres les anti-balakas, ces chrétiens qui ont pris des armes pour lutter contre les exactions de la Séléka. L'axe Bossangoa-Bossombélé est devenu un traquenard.
La Séléka n'est pas qu'une rébellion qui a porté Michel Djotodia au sommet de l'Etat puisqu'elle est devenue après exaction sur les villages chrétiens une milice islamique ou musulmane vouant une haine féroce aux chrétiens, en tout cas perçue comme telle. Par ailleurs, on y trouve de nombreux tchadiens de confession musulmane qui auraient dû rentrer chez eux mais, comme les Angolais qui squattent encore les alentours de Kimongo, ils refusent de partir et se servent en dépouillant les Centrafricains. Il faut qu'ils se fassent payer d'avoir chassé François Bozizé ! Et faute de récompense, ils servent sur les biens des populations. Leurs généraux ne respecteraient même pas l'autorité de Michel Djotodia, le président de la transition. La conséquence que les chrétiens prennent les armes pour se défendre était prévisible. L'apparition des Anti-Balakas complique une situation qui était déjà très critique.
Une guerre confessionnelle entre chrétiens et musulmans, qui l'aurait cru en RCA où ces deux religions cohabitaient de manière pacifique ? Personne ! Nous espérons que cela n'arrivera pas au Congo où les mosquées poussent comme des champignons car il y a désormais 800.000 musulmans avec un prosélytisme qui pousse au moins 50 Congolais à adopter cette religion chaque semaine. Il faut savoir qu'il n'est pas facile de venir à bout d'une crise confessionnelle. La Séléka aurait dû être incorporée dans l'armée officielle de la RCA au lieu de la dissoudre car un décret ne vous enlève pas la kalachnikov que vous tenez fermement dans votre main.
Michel Djotodia se trouve au pied du mur mais hélas, l'homme semble ne pas avoir assez d'autorité pour ramener le calme en RCA, certains de ses généraux boudant même son pouvoir et la dissolution de la Séléka ne l'a pas fait disparaître mais plutôt entrer en clandestinité.
La France a accentué sa pression sur ce chef de rébellion qui joue désormais au président de la république - alors que l'économie est exsangue et qu'il faille compter sur le bon samaritain Denis Sassou Nguesso qui a déjà donné plus de 37,5 milliards de francs cfa à la république centrafricaine comme premier acompte sans que ces sommes suffisent à résoudre le boulet centrafricain qui se transforme doucement en guerre confessionnelle entre musulmans et chrétiens, entre la Séléka et les Anti-Balakas. Il semble que la France se préoccupe de plus en plus du bien-être de ses ex-colonies. Après le Mali, elle veut résorber la crise centrafricaine et sans nul doute, s'occuper du cas congolais - surtout si Sassou s'incruste au pouvoir en 2016...

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