Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
Depuis que la nouvelle est tombée, mon téléphone n'a pas arrêté de sonner. Tous ceux qui m'appelaient voulaient savoir si la nouvelle de l'interpellation et non de l'arrestation du général Norbert Dabira était vraie. Oui, le général Norbert Dabira a été interpellé par la police de Torcy en région parisienne où sa mise en examen lui a été signifiée dans la plainte déposée concernant l'affaire des disparus du Beach pour crimes contre l'humanité, tortures, entre entres mais vous serez déçus d'apprendre qu'il a été relâché. L'interpellation n'est qu'une arrestation de courte durée qui intervient dans le cas d'une instruction - notamment quand un prévenu ne s'est pas présenté à une convocation du juge d'instruction qui instruit l'affaire et la mise en examen permet à l'accusé d'accéder aux éléments qui sont dans son dossier judiciaire.
On ne peut pas mettre quelqu'un en prison sans le juger sauf dans certains cas particuliers. Dabira est tout de même relâché sous contrôle judiciaire. Encore faille-t-il que l'on juge demain en France l'affaire des disparus du Beach et que tous les prévenus se présentent à la barre.
L'avant-dernière fois que le général Dabira est venu en France, il accompagnait le chef de l'Etat Denis Sassou Nguesso dans une délégation officielle venue rencontrer le président François Hollande ; il ne pouvait donc pas être inquiété : il bénéficiait d'une immunité implicite de groupe et de mission d'Etat. Seul cette fois-ci, il a pu être interpellé mais la présomption d'innocence a fait qu'on le relâche. C'est la justice. Elle passe pour tout le monde - même si certains auraient souhaité qu'il croupisse en prison le reste de sa vie. Il faudra d'abord que sa culpabilité dans l'affaire soit avérée et prouvée. La justice est lente comme la vérité mais l'essentiel est qu'elle passe, sans acception de personne, pour tous. La France étant un pays de droit, la loi a été appliquée et Dabira a pu s'en aller...
L'affaire des disparus du Beach, ces réfugiés qui avaient fui le Congo pour la RDC lors du coup d'Etat de 1997 qui revenaient à Brazzaville de Kinshasa, se classe dans la catégorie des crimes contre l'humanité et est à ce titre imprescriptible. Comme une épée de Damoclès, cette affaire planera toujours sur tous ceux qui y sont de près ou de loin impliqués. La dernière fois, le général Jean-François Ndenguet venu assister à un mariage en France l'a échappé bel mais dame chance ne sera pas toujours au rendez-vous...
Source : http://www.jeuneafrique.com
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog