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Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.

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ISIDORE MVOUBA : LE RETOUR...

Nous savions qu'il allait revenir au Congo, le pays où il appartient à la race des notables. Nous nous doutions que si Sassou lui gardait son fauteuil ministériel au chaud, c'est qu'il savait que son ami de longue date ne pouvait lui faire faux bond. Nous savions aussi que les deux hommes communiquaient par téléphone. Nous avions été informés qu'il avait subi une opération à la hanche en France et qu'on lui aurait paraît-il installé une prothèse - ce qui aurait demandé un long temps de rééducation. Ceux qui prétendaient qu'il avait quitté le navire Alima ont eu tort de le penser.

Le grand nzokou l'avait dit : "Au Congo, un ministre ne démissionne pas ; il est démis de ses fonctions au bon vouloir du roi qui ne doit souffrir d'aucun travers, d'aucun regard en biais, d'aucun murmure, d'aucune  bravade..." André Okombi Salissa en sait quelque chose.

Bref, le ministre Isidore Mvouba est de retour au royaume du grand éléphant après une si longue absence. Pourquoi quitter un royaume où l'on a le privilège de manger à la table du roi chaque jour ? Parfois à Oyo au Club House (nom de la villa oyienne de Sassou) ? Et Mvouba sait que son yaka sera toujours aussi pur que celui de sa mère quand il est servi à la table du grand nzokou. Il est entré dans le cercle de confiance de l'enfant terrible d'Oyo et on n'en sort pas. Jamais.

Peut-être voulait-il rentrer plus vite à cause de l'affaire des licenciés de la Comilog réclamant près de 2 millions d'euros à l'Etat congolais, un procès qui va être jugé aux Prud'hommes en France : en effet, ces temps-ci, les juges français ont un peu trop d'audace, eux qui n'ont pas hésité à entendre Lékoundzou dans l'affaire des disparus du beach, une affaire dans laquelle il n'est même pas impliqué ! Or, Mvouba avait ordonné qu'on décaisse les 1,8 millions d'euros mais personne n'a jamais vu la couleur des billets... Aussi,  Vite ! Tuélé kueto ku hata...

Isidore_Mvouba_Le_Retour.jpg

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M
<br /> Bjour LDM! eh oui... faire de la désinformation une arme de lutte peut aussi bien avoir comme effet la déformation de la lutte. heureusement que tu es là pour toujours rechercher la vérité. au<br /> congo, la rumeur et la désinformation sont devenues pour certains un exercice quotidien... mais souvent cela sert plus les intérêts du pouvoir qu'autre chose. ils ne sont pas nombreux là bas à<br /> penser trouver des solutions au problème du pouvoir actuel. mais pour la désinformation pour amuser la rue, il y a un tas de champion.<br /> <br /> <br /> ceci dit, je mepose toujours la question de savoir pourquoi l'Afrique et le Congo ont un tas de professeurs en médecine, puisque tous ceux qui ont les moyens de voyager, vont se faire soigner à<br /> l'étranger. à mon humble avis, ceci constitue un camouflet pour ce corps de métier; ils devaient quand même faire quelque chose, ne serait-ce que réclamer ces conditions de travail à la hauteur<br /> de leur grade universitaire... des professeurs qui ne peuvent soigner que des pauvres qui ne peuvent pas faire autrement... incroyable..<br />
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L
<br /> <br /> Le médecin sans les outils de la médecine est comme un théoricien sans les moyens de la pratique et cela, les hommes politiques le savent ! La médecine est une science qui se fait avec des<br /> instruments de mesure, de diagnostics, des moyens de soins (médication), de chirurgie, etc. C'est comme si un cultivateur se proposait de faire manger à ses enfants du manioc - alors<br /> qu'il n'en produit plus mais n'a qu'un champ vide. Certains de ses gosses qui le pourront n'ont-ils pas le droit d'aller acheter  ou manger du manioc chez le voisin ? A méditer. Il<br /> y a en plus une perte de praxis quand les médecins n'ont pas les moyens de leur médecine. Les gestes de performance, les actes de compétence qui ne s'exercent plus diminuent, s'étiolent,<br /> disparaissent. C'est pour cela que nos hommes politiques et ceux qui ont de l'argent vont là où les médecins ont les moyens d'une vraie médecine performatne. D'autre part, nos médecins<br /> développent de nouvelles compétences car il parviennent à faire tant de choses avec peu. Qu'on donne à nos médecins les moyens d'exercer correctement leur travail car s'ils travaillent<br /> si bien dans de mauvaises conditions en inventant de nouvelles pratiques de la médecine, que ne feraient-ils pas si on dotait les hôpitaux de tous les outils nécessaires à l'exercice de la<br /> médecine ? La médecine chez nous se réduit plus ou moins aux murs d'un hôpital et mieux vaut une médecine avec tous les instruments en plein air sous des bâches. certes, les murs sont importants<br /> pour l'hygiène, pour le confort du praticien et du malade mais ce n'est pas suffisant pour faire un hôpital moderne ; nous ne voulons plus de ces hôpitaux-mouroirs.<br /> <br /> <br /> Une grande partie de nos médecins exercent à l'étranger dans des conditions professionnelles dignes de ce nom. Si on reformait l'hôpital et la grille salarial des médecins qu'il faut mieux payer<br /> que les généraux de l'armée et de la police qui ne foutent rien, ils reviendraient TOUS !<br /> <br /> <br /> <br />