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Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.

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HOMMAGE INTERNATIONAL A LA CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE DU CONGO : MALADE, LE LION DE MAKANDA NE POURRA Y ASSISTER

J'ai répondu par l'affirmative à la demande qui m'a été formulée de participer à l'hommage internationale sur la Conférence Nationale Souveraine du Congo (février 1991) qui se tiendra aujourd'hui en région parisienne. Hélas, foudroyé par une pathologie qui ressemble à la grippe, je ne puis y participer : je me sens si faible, si fatigué que je dois m'imposer le repos - même si j'ai beaucoup de travail car je dois préparer mes séances de la semaine prochaine. J'ai envoyé un SMS au ministre Ouabari à ce sujet. J'aurais tant aimé y participer tellement les leçons de la CNS sont nombreuses tant du côté de ses réussites que de ses échecs - notamment sur le plan juridique.

La démocratie dans notre pays est fille de la Conférence Nationale Souveraine et c'est sa réussite essentielle mais la Conférence Nationale a péché quant à la protection de ce précieux bébé qui n'a pas dépassé les cinq ans dévoré par la dictature dont les réseaux remontent à l'indépendance du pays en 1960.

La Conférence Nationale Souveraine aurait dû rester une institution permanente SOUVERAINE à part entière avec une saisine pétitionnaire afin de surveiller l'application de ses résolutions pendant la mandature du professeur Pascal Lissouba. Le fait que la nouvelle Constitution de 1992 n'ait pas pensé à lui donner une existence constitutionnelle nous pénalise encore aujourd'hui : une telle institution aurait dû constituer un excellent moyen de contrôler le bon déroulement de la démocratie. Les peuples n'ont pas d'outils qui leur permettent de se faire entendre face à la puissance de l'Etat, vu que l'assemblée nationale et le sénat peuvent être des alliés du pouvoir et travailler à la pérennisation du système au lieu de défendre les intérêts du peuple. Vous me direz que cette constitution a été abrogée mais si les résolutions de la Conférence Nationale Souveraine avait été respectée, nous n'en serions pas là : Sassou aurait dû être arrêté ainsi que de nombreux malfaiteurs afin que tels des phénix, ils ne renaissent pas de leurs cendres pour nuire de façon plus sévère à la nation. Cet instrument qui a permis la démocratie avait montré toute son importance ; comment les Congolais n'ont-ils pas pensé à le pérenniser en le dotant d'une autorité juridique ? C'est l'un des plus grands échecs de cet événement historique qui n'a pas réussi à prendre une dimension institutionnelle - notamment juridique. C'était beaucoup demander à une jeune démocratie en proie à des conspirations de toutes sortes de prendre le temps de défendre l'Etat et de veiller à l'application des décisions de la Conférence Nationale Souveraine qui n'avaient pas pris la peine de passer de revendications à des vraies décisions de droit. Vous me direz que le professeur Pascal Lissouba aurait dû y veiller ; cependant, lorsqu'on clôture la Conférence Nationale Souveraine par le fait de se laver les mains à la même source, ésotériquement, cela veut dire que plus personne ne pouvait attaquer le monstre de l'Alima Denis Sassou Nguesso et son clan.

La Conférence Nationale Souveraine a agi comme le plus efficace des contre-pouvoirs face à la dictature puisqu'elle a réussi sans que l'on ne tire une seule balle à faire partir le tyran venu des berges de l'Alima, le mastodonte politique du Congo, Denis Sassou Nguesso. Je n'ai pu y assister car je suis arrivé en France en novembre 1990 pour poursuivre mes études en troisième cycle : j'étais encore empêtré dans mes  tracas administratifs et mes préoccupations universitaires quand elle survint trois mois plus tard. Je regrette beaucoup d'avoir raté ce rendez-vous avec l'histoire. Aujourd'hui encore, je ne suis pas en état d'assister à l'hommage que les compatriotes ont décidé de lui rendre.

Aussi, je vous dis, chers compatriotes, je suis de tout coeur avec vous. Il faut apprendre à tirer les leçons de l'histoire : nous nous rendons tous compte combien il devient difficile de convoquer une autre Conférence Nationale Souveraine.

Pour ceux qui veulent y assister, voici l'adresse : AGECA, 177, Avenue De Charonne, Paris 11ième (75011), métro ligne 2, arrêt Alexandre Dumas.

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