Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
L'une des deux personnes arrêtées au SOFITEL de Bellecour où Denis Sassou Nguesso a passé la nuit est un ami de longue date qui a tenu à me raconter personnellement au téléphone sa mésaventure de la journée de la soirée d'hier. C'est une personne connue de la communauté congolaise et son militantisme n'est plus à démontrer puisqu'il a commencé à protester contre la dictature de Denis Sassou Nguesso dès 1997, année de son retour au pouvoir après le massacre de plusieurs dizaines de milliers de Congolais.
Accompagné d'un ami, il est allé au SOFITEL pour distribuer des tracts. A son arrivée, il a vu l'assistance s'écarter et le laisser passer - comme si les gens redoutaient que la sécurité de monsieur Sassou ne se dise qu'ils sont sont avec eux. Se dirigeant vers un compatriote, il s'est entendu dire : " Ce n'est pas très prudent de venir ici dans la gueule du loup..." Monsieur Geoffroy, un franco-Congolais, ex-consul du congo à Lyon, lui a dit qu'il ne comprenait pas qu'il y ait autant d'agents de la sécurité d'Etat à Lyon (nous vous l'avons signalé dans un précédent article). En le voyant, il avait compris pourquoi. En fait, certains se trouvaient à Lyon depuis quatre semaines ! Quant à ce Congolais surnommé Le C..., il lui a dit : "Tu nous fais du tort !" Il se doutait que Denis Sassou Nguesso n'allait plus les recevoir, lui qui était venu dans l'espoir de le rencontrer. Cet homme était l'un des rares sudistes à se trouver au SOFITEL, l'essentiel des personnes étant des Congolais originaires du nord...
Monsieur Bakaya, responsable de la sécurité à l'ambassade du Congo à Paris lui a dit : "Monsieur, vous venez de signer votre arrêt de mort avec ce que vous venez de faire..." Ainsi, on menace de mort un individu, juste pour une distribution de tracts. Chouette ! Comme la vie humaine a si peu de valeur aux yeux de monsieur Bakaya... En fait, Denis Sassou Nguesso redoute la moindre contestation populaire ; ce qui l'amène au Congo à étouffer tout mouvement dans l'oeuf quand il en est averti.
C'est alors que les Renseignements Généraux français téléphonent à la BAC qui s'amène avec deux escadrons de policiers. Le capitaine lui dit :
"Vous rendez-vous compte, monsieur, que pour deux personnes, vous avez déplacé deux bus de policiers ? Si vous l'avez fait pour la célébrité, vous allez devenir célèbre car notre rapport sera même envoyé chez le président Sarkozy !
- Je ne l'ai pas fait pour devenir célèbre : je suis déjà connu au travers de mon activisme sur internet..."
Après avoir été interrogés, ils ont été relâchés. Il est rentré chez lui et a trouvé sa femme atterrée par les coups de téléphone qu'elle avait reçus... Un certain colonel membre de la famille présidentielle lui a conseillé de s'adresser à l'ambassade en cas de revendications politiques ; celle-ci transmettrait les griefs à Brazzaville.
Il a noté la peur dans les yeux d'Edgard Nguesso - alors qu'il était venu juste avec quelques tracts. Il a aussi constaté la qualité médiocre de la sécurité de monsieur Denis Sassou Nguesso au SOFITEL comme l'ont constaté nos militants à l'aéroport du Bourget. Il est à noter que tout ceci n'a pas duré plus de cinq minutes et surtout, monsieur Denis Sassou Nguesso n'était pas encore arrivé...
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