Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
N'en déplaise aux prédicateurs de la vie privée qui prêche l'Evangile de l'invisibilité à souhait, des observateurs, y compris votre serviteur, constatent l'absence médiatique de Sassou Denis à Télé Nkombo depuis un moment. C'est qu'il aime avoir la première place de l'information, notre Sassou national, mais là, chose étrange, une fois de plus, il nous vend son silence et son absence comme un ricanement teinté de mépris. Nous savons qu'il a annulé son voyage aux Etats-Unis pour cause de "malaise" Façon de parler, de dire pour cause de maladie. Le gangster en chef n'est pas malade ; il n'a que des malaises. C'est tout un système mafieux, un système de gangstérisme politique qui s'enrhume quand le fils de Mouébara éternue. Sa santé est l'objet des attentions les plus soutenues : c'est le pouvoir qui éternue quand Sassou éternue. Lors de ses multiples voyages, on fait bien attention aux valises remplies de médicaments qui l'accompagnent. Ne vous fiez pas à son aspect cosmétique d'escroc à l'épiderme lisse et aux cheveux teints pour que s'estompent les cheveux blancs. A l'intérieur, les organes ne fonctionnent plus correctement, les boyaux sont en piteux état mais sous drogue, il paraît toujours serein comme s'il avait la santé infuse.
Denis Sassou est un homme public. Cet état d'homme d'Etat implique qu'on sache, que le peuple congolais sache où il se trouve, à chaque instant, à chaque seconde. Or, de façon itérative, répétitive, l'homme disparaît, souvent du côté de l'Espagne où il possède une ou plusiseurs villas - pas toujours pour se reposer mais souvent pour se faire soigner.
Comme tous les événements régis par l'aléa naturel, sa mort sera brusque car seul le destin connaît l'heure fatidique et cette gestion des absences non annoncées prélude de ce qui va se passer : les Congolais risquent d'être tenus à l'écart de l'information fatidique, le temps d'accorder les violons de telle ou telle ambition au sein du clan. Attendez, ne nous faites pas dire ce que nous n'avons pas dit : aussi méchant soit-il avec mon peuple, je ne souhaite nullement sa mort mais nous savons que nul n'est immortel (même l'immortel Marien Ngouabi est bien mort) et il s'agit de deviser sur ce qui risque de se passer : ils vont dissimuler sa mort pour préparer sa relève. Ce coup est en préparation. Il est probable qu'il retourne ad patres dans son jardin d'Eden à Oyo et si c'est le cas, la nouvelle sera difficile à dissimuler mais s'il mange son faux acte de naissance à l'étranger, possible que la nouvelle de sa mort soit différée comme ce fut le cas pour sa défunte fille Edith Bongo ou pour l'époux de cette dernière. Nous vivons à l'heure de la mort politique qui n'est pas l'heure de la mort réelle mais l'heure que le système aura choisie pour annoncer la mort d'une éminence du mal au peuple.
Certains redoutent que les militaires court-circuitent la Constitution en privant le président du sénat de 90 jours d'extase présidentielle. On repartirait pour un tour dans une nouvelle transition avec des militaires au pouvoir. Nième coup d'Etat classique ! Comme la plupart des généraux sont nordistes, le pouvoir échoiera nécessairement au nord. Le filet est tendu. La pêche du pouvoir comme on pêche le thon est déjà programmée depuis longtemps. Il ne peut tomber que dans les mailles du clan Sassou&Nguesso. A moins d'un sursaut. Un peuple envoûté peut-il sortir de sa torpeur par l'électrochoc de la mort d'un tyran ? Les chances sont plus minces qu'une feuille de papier A4 mais elles ne sont pas nulles du tout. Sassou se cache comme les oies se cachent pour mourir mais nous saurons s'il quitte ce monde à l'instant même où il aura expiré sa dernière lampée pestilentielle d'oxygène. Satan tient beaucoup à Sassou pour services rendus mais ce qui est ténèbre finira tôt ou tard par retourner aux ténèbres. "Rendez aux ténèbres ce qui appartient aux Ténèbres !" Il respire encore du souffle méphitique du diable. Oui, la nature vous en délivrera mais pour l'instant, il vit mais sa place est réservée au plus chaud de l'enfer. Le cardinal allumera la première flamme, Ngouabi, la seconde, monseigneur Nkombo la troisième, Massamba-Débat la quatrième, ainsi de suite...