Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
COMMENTAIRE : Vous êtes toujours plus nombreux à nous lire. C'est une grande responsabilité car l'exigence de qualité doit toujours être au maximum dans ce que nous vous proposons. Nous recevons beaucoup mais nous n'éditons que ce qui en vaut vraiment la peine. Il y a le travail informationnel, le côté éducatif, la dimension critique et tout ceci dans la clarté pour tout le monde, quel que soit son niveau d'études, puisse nous comprendre.
Quand nous apportons un commentaire, c'est souvent pour éclairer, simplifier, résumer. Nous partageons donc l'essentiel des informations capitales que nous recevons avec vous. C'est en libérant l'information que nous espérons libérer la parole et une fois la parole libérée, l'objectif final est de libérer l'action. Le troix cent cinquante-septième abonné va recevoir cet article comme cadeau de bienvenue sur cet espace de résistance.
Ce mail provient d'un ami et ce qu'il annonce est un grand progès en matière de transparence dans le monde des affaires entre le privé et le public. Nous n'avons jamais cessé de le clamer, de le proclamer : les puissances du monde peuvent aider l'Afrique à se porter mieux. En effet, elles savent tout ce que font nos Etats en matière de délinquance financière.
En substance, nous apprenons que l'Union Européenne va contraindre par la loi les sociétés extractives de matières premières comme le pétrole à rendre publiques les sommes supérieures à 100.000 dollars versées aux Etats. Combien TOTAL, ENI, etc, versent au Congo ? Les sommes déclarées par Sassou et son régime correspondent-elles à celles reçues ? De quel moyen disposons-nous pour établir la véracité des propos des Etats - notamment en Afrique ? Or, sile droit l'impose, nous pouvons tous y accéder et démontrer facilement les détournements du denier public.
Ici, entendez bien, il est question d'argent public - donc il n'y a aucune raison que les peuples ne soient pas au courant des transactions. Or, jusque-là, les sociétés extractives européennes et mondiales se taisaient, devenant ipso facto complices des mensonges des dictateurs comme Denis Sassou Nguesso qui est venu à Paris proclamer le droit à détourner. Or, s'il détourne, il est évident que le mieux serait de le faire en amont - même si rien n'empêche de le faire en aval, c'est-à-dire, une fois un certain montant déposé dans les caisses du Trésor public.
Nous vous avons expliqué l'affaire des surliquidités du fait de la variabilité souvent à la hausse du prix du pétrole - alors que le budget est élaboré avec un prix du baril moyen et constant. Le surplus de l'argent souvent croupit à la BEAC et le clan Sassou se sert à volonté. Comme le budget est arrêté, personne ne se plaint et ne s'occupe du surplus versé puisque les sociétés extractives comme TOTAL n'ont pas obligation de dire combien elles ont réellement donné aux Etats. Les Congolais sont plumés en amont et en aval.
Il y a un enjeu lourd de conséquences : si on découvre que le Congo a assez d'argent pour mener seul ses projets, alors se posera la question de l'endettement auprès des Chinois, endettement qui condamne notre pays à devenir un désert dans quelques décennies car les yeux bridés finiront par détruire toutes nos forêts et vider toutes nos côtes si poissonneuses. La Chine est déjà menacée par la désertification. Vous devez savoir que la forêt est le "garde-manger" du pauvre paysan avant d'être le poumon de la planète. En protégeant nos forêts, on participe à la survie du paysan qui ne reçoit rien de l'Etat - alors même que nous ne sommes que trois millions d'habitants. Il faut donc protéger nos forêts de la voracité des Chinois.
Au final, la question est : Pourquoi l'Union Européennne ne l'a-t-elle pas fait plus tôt ? C'est à ce niveau qu'intervient l'influence des lobbies car qu'on le veuille ou non, les instances de Bruxelles ne sont pas démocratiques et nous savons qu'il y a un groupe très puissant qui lui dicte la plupart de ses lois qui se surimposent à celles des nations. Si d'un côté les dictateurs ont de puissants lobbies, de l'autre, les peuples peuvent compter sur le travail de certaines associations que nous remercions car elles poussent l'humanité à plus de progrès...
A présent, le mail reçu :
Coup dur pour les dictatures africaines et en particulier pour la dictature kleptocrate congolaise.