Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Il est vrai que Denis Sassou Nguesso méprise déjà nos compatriotes vivants bien en chair et en parole ; cela n'étonne donc personne qu'il méprise les morts et, d'ailleurs, un bon Congolais pour lui est un Congolais six pieds sous terre. Certains sont allés jusqu'à parler de "nécrophilie" concernant notre mastodonte politique en affirmant que ses adversaires, il ne les appréciait que morts, complètement effacés du registre des vivants. D'ailleurs, on constate qu'il leur donne souvent un coup de main pour passer du côté du silence éternel. Après tout, des citoyens ou des adversaires politiques en moins, ce sont des tracasseries en moins. Lui, ne vénère que ses morts qui reposent bien au chaud du marbre d'Italie dans son cimetière familial privé de Kona-Kona gardé et entretenu aux frais de l'Etat. Tous ceux qui n'ont pas une seule goutte de sang royal en commun avec lui sont sans importance. Il a transformé les morts de la famille Nguesso en héros nationaux, allant jusqu'à ériger bientôt dans les rues de Brazzaville des statues géantes en provenance de Corée du nord de la princesse Edith.
Alors, pourquoi semble-t-il accorder soudain aux morts rwandais du génocide dont Kagamé est le déclencheur par l'assassinat de deux présidents hutus (Rwanda, Burundi) une soudaine importance - alors qu'il n'y a aucune commémoration des sacrifiés du 4 mars 2012 à Brazzaville ?
Ceux qui n'analysent la présence de Sassou et de madame à Kigali ce 7 mai 2014 que dans le sens de l'honneur que l'on doit aux victimes du génocide rwandais n'ont rien compris à la politique : en déposant une gerbe de fleurs Sassou le mastodonte et Kagamé le président sur échasses consolident une alliance qui entérine l'axe du mal Kigali-Oyo. Paul Kagamé, n'a rien à foutre des innocents rwandais exterminés par des génocidaires animés par la soif de vengeance du président Juvénal Habyarimana assassiné par ses soins. Le génocide est le prix payé par les Tutsis pour que Paul Kagamé le héron reste éternellement au pouvoir : il savait ce qui allait se passer en assassinant Juvénal Habyarimana. Le génocide est la garantie du pouvoir sempiternel de Kagamé. La culpabilité est une arme que les Rwandais ont appris à manipuler pour ne pas en dire plus...
Pourquoi assiste-t-on à un renforcement de l'axe du mal Kigali-Oyo ? C'est parce que Paul Kagamé sait qu'il va perdre celui que Sassou considère comme son "cheval de Troie" en RDC : Joseph Kabila Kabangué décidé à quitter le pouvoir. Paul Kagamé a déjà envoyé des mercenaires tutsis au Congo où ils attendent patiemment les ordres pour défendre la dictature des crocodiles de l'Alima. On prétend même qu'ils vont remplacer les vrais soldats congolais dans les casernes militaires à Brazzaville et surtout à Pointe-Noire.
Et si c'était sous le conseil de Paul Kagamé que Sassou a lancé l'opération "MBATA YA MOKOLO MBOKA SASSOU" ? En effet, le héron n'est pas heureux de perdre son cheval de Troie rwandais à la tête de la riche RDC, conscient qu'un vrai rdcien va mieux défendre les frontières de son pays, tandis que notre ndzokou redoute que l'exemple donné par Joseph Kabila ne renforce la détermination de la rive droite à ne pas le laisser tripatouiller la constitution.
Pour terminer, Denis Sassou Nguesso sait qu'il ne peut plus compter sur l'allié angolais qui a compris que ce mokili mbembé alimien ne voulait le pouvoir que pour dépouiller son peuple des miettes que nous laissent les multinationales - notamment françaises. L'allié rwandais tombe à point car Sassou sait que la motivation des cobras s'est effilochée avec le temps, nombre d'entre-eux n'ayant rien tiré de la prise du pouvoir par Sassou en 1997. A défaut d'avoir un allié fiable au Gabon, au Cameroun, en RCA - pays en crise, en RDC où il s'attire désormais la haine de tout un peuple, en Angola où Dos Santos hésite même à le recevoir, le mokili-mbembé mi-cobra, mi-éléphant a préféré se trouver un allié qui est à sa portée en matière d'assassinats politiques. En effet Kagamé dépasse Sassou pour avoir assassiné trois président de la république de trois pays différents. Retenez ceci : les Rwandais vont perdre la RDC ; ils ont tourné le regard sur le riche petit voisin de la riche droite du fleuve Congo...