Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
On peut tout mettre en musique. Même la saleté. D'ailleurs, si la saleté est comme une ritournelle permanente, elle apparaît comme une musique quotidienne. Les mots pour la chanter n'ont qu'à ouvrir la porte chaque matin. L'inspiration se respire à chaque instant et les mots du rappeur viennent comme l'agression de la réalité, ce cauchemar visuel, mental. Ce désespoir.
Il est notoire d'entendre dire que la musique adoucit les moeurs. Cependant, la musique ne peut adoucir cette saleté-là. Elle est indécrottable. Saleté intérieure, saleté politique, moeurs sales, immondices au dedans comme au dehors.
Oui, on rêve dans la saleté. On mange dans la saleté. On meurt dans la saleté comme on y naît. Des rêves sales, des rêves orduriers. La saleté a une capitale : Brazzaville.
Une vie d'esclaves pour un peuple sans motivation de se libérer de la vermine qui le salit, une enfance qui grandit dans la saleté et qui en gardera une trace mentale qui deviendra demain saleté politique.
C'est notre dignité qu'on a ainsi sali. Ceux qui salissent le pays, ceux qui le laissent croupir dans la merdasse, ceux-là vivent dans la propreté apparente mais ils sont plus crasseux que ceux qui enjambent et respirent les poubelles brazzavilloises.
Gare aux sépulcres blanchis qui n'ont que la mort en os au dedans. Celui qui produit la laideur sociale, comment peut-il être beau au dedans ? Depuis cinq siècles, ils ont sali notre destin pour que la souillure soit notre seul avenir. Au Congo, tous les chemins, même celui dit de l'avenir s'arrêtent devant un dépotoir. Elle commence devant ta porte, la crasse, parce qu'elle est la première idée du roi à son réveil...
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