Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
COMMENTAIRE : Voici un texte que vous trouverez à l'adresse suivante : http://fr.allafrica.com/stories/201102250247.html qui révèle que la pauvreté a atteint le seuil de 70% de la population. En fait, plus de 90% de la population congolaise vit avec moins d'un dollar par jour ! La pauvreté est si criarde qu'on peut la voir partout à l'oeuvre. C'est à se demander comment on calcule ce genre de pourcentage. Il faudrait pour que ce chiffre soit fiable qu'une étude statistique nationale soit menée mais encore que le pouvoir en autorise la réalisation... La réalité est que seul 10% de la population émerge du lot et les ressortissants du nord représentent 98% de ces 10% de la population qui vivent au dessus de la mêlée. Il n'y a aucun problème à comprendre que d'un côté Sassou et son clan prennent tout l'argent de la république, de l'autre la misère s'agrandit parce que la majorité n'a rien !
Nous sommes convaincus que les Congolais ne feront pas l'économie d'une révolution - parce que c'est une nécessité dialectique et on s'y dirige comme par la force des choses. Pourquoi donc attendre que la mort vous prenne par la faim ou la maladie ? Il vaut mieux mourir en défendant la noble cause de la liberté ! Pourquoi il n'y aurait que les enfants de Denis Sassou Nguesso et de son clan qui auraient le droit de manger correctement chaque jour ? Non, vous devez vous soulever contre ce pouvoir et cela tout de suite ! Les forces travaillent de façon souterraine ; quand elles émergeront, suivez le courant de la liberté et vous vivrez quand bien même vous serez mort...
Ai-Brazzaville — Un récent rapport de l'Association des droits de l'homme et l'univers carcéral (ADHUC) épingle le gouvernement et révèle que 70% de la population Congolaise croupit dans la misère et la précarité malgré l'augmentation chaque année du budget de l'Etat et les énormes potentialités naturelles et financières dont dispose le pays.
Selon ce rapport, la République du Congo, l'un des principaux pays exportateurs du pétrole d'Afrique Centrale avec une population estimée à quatre millions d'habitants demeure un pays pauvre très endetté. Sa production du pétrole qui est passée de 250.000 barils par jour en 2009 à 310.000 barils par jour, selon certaines prévisions, en 2010 ,est la source principale d'augmentation des recettes de l'Etat.
«L'impact de ces recettes pétrolières n'est pas perceptible du fait de nombreux problèmes dont les plus importants sont la mauvaise utilisation et gestion des ressources nationales, la corruption, l'impunité et pour tout dire, la mauvaise gouvernance. Ces recettes ne servent pas à réaliser les objectifs de la lutte contre la pauvreté», déclare l'ADHUC qui pointe également du doigt la fluctuation à plusieurs reprises du prix du baril de pétrole dont les incidences remettent en question les programmes de développement en suscitant des tensions sociales.
Les indices de la pauvreté de la population Congolaise pour l'Association de défense des Droits de l'Homme sont évocateurs : 50,7 % vivent en dessous du seuil de la pauvreté dont 64,7 % en milieu semi-urbain ; faible accès des populations aux infrastructures sociales et sanitaires, accès illimité au réseau de traitement et de distribution de l'eau potable, insuffisance de la production et de la distribution de l'énergie, augmentation anarchique et incontrôlée des prix des denrées alimentaires et des matériaux de construction, chômage des jeunes (33,1 % de 15 à 29 ans, 11,1 % de 30 à 49 ans) pour 18,2 % chez les hommes contre 20,5 % chez les femmes.
Le document publié par l'ADHUC révèle aussi que le budget de l'Etat qui est de 2814 milliards 900 millions de FCFA en 2010 est passé du simple au double. Celui de 2009 était de 1402 milliards 839 millions de FCFA. Cette augmentation de près de 50 % est due au secteur pétrolier à concurrence de 70 % de recettes. Celles-ci sont de 2187 milliards de FCFA contre 975 milliards 287 millions de FCFA en 2009. La production pétrolière étant estimée à 127,7 millions de barils en 2010 contre 109,590 millions de barils en 2009 ; le prix du baril retenu par les parlementaires dans la loi des Finances de 2010 étant de 63 dollars.
« Comme les précédents budgets, celui-ci sera probablement miné par la corruption, la mauvaise gestion, les détournements des deniers publics...Et malgré l'adoption de plusieurs projets, la répercussion de l'augmentation du budget risque de ne pas être perçue dans les grandes villes, les districts et les villages», soutient l'ADHUC.
Pour que cela le soit, l'association propose l'implication des populations dans la gestion des biens publics malgré l'analphabétisme, l'absence ou le faible exercice de la citoyenneté. « En dépit des mécanismes de contrôle existants à l'instar du Contrôle de l'Etat, de la Cour des Comptes et de Discipline Budgétaire, ce manque d'implication des populations constitue un frein à la gestion saine et transparente des biens publics ....Parce que analphabètes pour la plupart, les populations ne sont pas toujours informées sur ce qui se fait alors que les décideurs eux, maîtrisent mieux les mécanismes de budgétisation», constate le mouvement qui estime nécessaire de former ces populations à la lecture du budget pour les rendre aptes à suivre le processus de budgétisation afin de s'impliquer dans les décisions les concernant.
Pour information, l'ADHUC a mis en place un mécanisme indépendant de suivi et d'analyse de la gestion des revenus pétroliers et du budget de l'Etat dénommé Centre d'Analyses et de Suivi Budgétaire (CASB) dont l'objectif principal est de collecter, de traiter et de diffuser des informations fiables à travers divers canaux que sont le journal trimestriel « BI-ADHUC », un site web, des rapports d'études et un monitoring.
Les travaux de l'ADHUC ont pour cible, les autorités Congolaises, les différents acteurs intervenant dans le secteur du pétrole (Gouvernement, Banque Mondiale, compagnies pétrolières...), les partenaires et les populations de base. Il s'agit, d'une part, d'informer les populations et de leur faire prendre conscience des enjeux liés au pétrole et aux revenus nationaux et d'autre part, d'amener les décideurs à différents niveaux à faire preuve de transparence et à donner la priorité à l'intérêt général en luttant contre la pauvreté.