Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
COMMENTAIRE : C'est un homme sensible qui réagit à travers de la voix de son ministre de la communication et porte-parole, Bienvenu Okiémy. Quoi que l'on dise de monsieur Denis Sassou Nguesso, force est de reconnaître que c'est un homme, peut-être à l'excès, sensible. Des deux côtés de la balance : en bien mais peut-être plus en mal. Il fait par exemple montre d'une certaine fidélité en amitié et sa bienveillance à l'égard des siens est légendaire au vu de leurs malversations qui mériteraient qu'il s'en sépare mille fois. Nous lui reconnaissons parfois une certaine hauteur mais l'homme est otage de son clan, de forces qui l'encerclent, qui l'alimentent et qui s'imprègnent de lui pour grandir encore et encore. EN MAL... Si Sassou veut marquer les esprits, qu'il se montre sensible à la souffrance du peuple, qu'il nous restitue notre démocratie confisquée et qu'il s'efface du pouvoir en 2016.
C'est Okiémy qui parle mais avec le ressentiment et les mots de monsieur Denis Sassou Nguesso, le tout maquillé dans un propos attribué à tout le Gouvernement congolais. En réagissant aux propos d'Eva Joly, Denis Sassou Nguesso montre qu'il ne veut pas que l'idée qu'on le traite dans des termes qui font de lui un monstre fasse son chemin dans la conscience et l'opinion publique françaises et même au-delà. Il sait que la mort est la voie de tous mais entrer dans l'histoire comme un assassin est la pire des insultes. Cependant, n'est-il pas trop tard ? Il y a certainement une différence entre tuer avec ses mains propres et commanditer un crime. Le pouvoir ne se pense-t-il pas comme le lieu où il est difficile de garder les mains propres ? Il est bon que des Grands Hommes on ne se souvienne que des bonnes actions mais encore faille-t-il qu'elles existent au point de surclasser les mauvaises... Eva Joly avait-elle besoin de se mêler d'un contexte historique qui ne la concerne point à dessein électoraliste ?
Ceux qui attendaient une plainte n'ont eu qu'un communiqué dans lequel il va jusqu'à dire qu'il se passerait de visites officielles en France si elle était élue et en proclamant cela, ce n'est pas à cette femme qui n'est créditée que de 2% dans les sondages qu'il s'adresse mais au futur président français. Sassou réclame de la considération et le message sera entendu car il sait sur quoi il est assis.
Nous ne voyons en Sassou que le pion d'un système et, de ce point de vue, sa disparition ne fera pas disparaître le système, un système qui entend maintenir les "nègres" dans une servitude qui ne s'avoue plus en toute clarté.
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Le Gouvernement congolais réagit aux propos d'Eva Joly