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Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.

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CONGO/ENERGIE (VIDEO) : QUI S'EN PREND AUX CABLES DE TRANSPORT DU COURANT A PARTIR DU BARRAGE D'IMBOULOU ?

 

Brazzaville connaît un toilettage urbain intensif pour motif festif. Les pelleteuses sont en oeuvre. On cure et on on cure encore ici et là. Il y va  de la crédibilité des festivités prochaines du mois d'août où de nombreux invités seront présents à Brazzaville. Un ancien maire de Brazzaville, monsieur Emouengué, a déclaré : "Brazzaville a toujours été nettoyé à coups de fêtes". Vu le degré de  saleté de la ville, il faudrait une fête par jour sinon plus pour lui redonner  un visage humain. L'ironie du sort veut que les populations continuent à jeter les ordures dans Madoukou "curé" - ce qui pose le problème du ramassage des ordures ; nous pensons qu'il faut remettre en place des bennes publiques comme autrefois tout le long de la rivière.
Qu'à cela ne tienne, ce n'est pas le seul problème de Brazzaville,  La Verte sale. Nous savons tous que le talon d'Achille de la ville et de tout le pays, c'est l'électricité. Pour le pouvoir, il est impérieux de réussir une synchronisation entre la fête des 50 ans de la pseudo-indépendance et l'arrivée du courant d'Imboulou à Brazzaville. Nos amis, les Chinois font tout leur possible pour cela. Dans un article, j'avais dit qu'il ne suffisait pas de construire un barrage ; encore faut-il amener le courant LA OU ON A LE PLUS BESOIN D'ENERGIE ! Les délestages et les coupures intempestives sont un véritable crime économique pour tous ceux qui conservent des produits frais ou congelés. Pour clore la parenthèse, les groupes électrogènes de Dubaï sont une insulte car non seulement, ils polluent mais leur durée de vie ne dépasse pas six mois !
Une turbine d'Imboulou semble être opérationnelle et le pouvoir aimerait bien que rien ne vienne assombrir la magnifique fête du 15 août 2010 qui verra défiler des Français sur le territoire congolais.
Comme on dit souvent en criminologie, le criminel recidive toujours. C'est la deuxième fois qu'on sectionne un câble de transport du courant à partir d'Imboulou. La chose intrigue. On croit qu'il s'agit d'un individu ; nous pensons qu'il ne peut agir seul : il y a forcément une équipe dans cette affaire de sabotage. Il y a ceux qui aident, ceux qui font la garde pour voir s'il n'y a personne, etc. La question du comment n'est pas importante - même si elle amène à constater qu'il s'agit d'un ou de professionnels, peut-être même le personnel travaillant sur le site même du barrage. En effet, il faut disposer d'un sécateur approprié pour sectionner les gros câbles. La question du pourquoi, elle, est plus déterminante ici. Acte de sabotage gratuit pour décrédibiliser les festivités du 50 ième anniversaire de notre pseudo-indépendance ? Signe de protestation ? Volonté de susciter des surfacturations ? En effet, on ne nous dit pas où ces câbles sont censés transporter le courant électrique.
Cet acte de sabotage, bien qu'il ne saurait être encouragé est forcément une manifestation d'une protestation sociopolitique qui ne dit pas son nom car les saboteurs ne laissent hélas pas de message après avoir commis leur forfait. La question de l'énergie est une question centrale pour notre pays au point où il y eût fallu dès les années soixante procéder à l'électrification générale du Congo. Si on y avait consacré 50 ans, à coup sûr, cette question serait derrière nous et il serait crédible d'envisager ensuite de parler de "développement" du pays.
Il ne sera pas possible de placer des policiers et des soldats tous les dix mètres le long des pylônes. Et surtout, nuit et jour ! En effet, il suffit d'une coupure pour arrêter le processus. Il faut donc faire un travail beaucoup plus synchrone en apprêtant les pylônes d'abord, les transformateurs et en posant les câbles le même jour. En effet, dès que le courant circulera, il sera plus difficile de sectionner les câbles- à moins de vouloir être électrocuté. Il faut donc mobiliser des équipes suffisantes pour les poser en une fois.


Vidéo

 

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