Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Avec autant d'argent, le régime du grand nzokou qui gère tous les petits et les "grands" travaux du pays à la présidence de la république doit faire semblant de doter le Congo de quelques infrastructures pour faire diversion pendant que le clan fait main basse sur la richesse nationale. En effet, il ne faut pas donner au peuple l'occasion de se rendre compte que 90% de l'argent public n'entrent pas dans les caisses de l'Etat pour cause de détournements excessifs. Sinon, comment expliquer qu'ils soient si nombreux à avoir des villas qui coûtent parfois plus d'un milliard de francs cfa au Congo et à l'étranger ? Aussi, tout est négocié au rabais : c'est ce qui explique que nous avons souvent le même maître-d'oeuvre.
En matière d'appels d'offres, vous avez tous remarqué dans notre pays que ce sont les Chinois qui se taillent la part de "l'éléphant". D'accord, ils ne discutent pas, ne font pas d'études techniques coûteuses et se mettent tout de suite à l'ouvrage en faisant venir leurs cohortes d'ouvriers aux yeux bridés de Chine pour venir bâcler le travail comme si le Congo n'avait pas de chômeurs qui veulent travailler. Résultats : une route Pointe-Noire - Dolisie à refaire parce qu'elle se détériore à peine construite, un barrage d'Imboulou qui n'est pas totalement opérationnel, des bâtisses construites à Bacongo qui commencent à se délabrer comme l'hôpital de Loandjili, pas d'eau potable, etc.
Nous l'avons dit, en matière d'infrastructures, il faut faire jouer la concurrence et prendre la technologie et les compétences les plus performantes - au lieu de donner tous les marchés ou presque aux Chinois - ce qui est louche et peu prudent.
Il vaut mieux parfois payer le prix fort si l'on veut des oeuvres consistantes mais si Sassou le faisait, où trouverait-il l'argent pour se montrer généreux avec les étrangers à qui il distribue le denier du peuple congolais - et cela, même lorsqu'on ne lui demande rien ? Comment aurait-il pu s'offrir plus de deux mille six cents vaches, entre autres animaux de bétail ? Comment pourrait-il s'offir tous ces palaces en France, en Espagne et ailleurs dans le monde ? Toutes ces voitures de luxe ? Et il n'est pas le seul : tout son entourage veut la belle, la grande vie, à l'instar des princes saoudiens ou du Qatar. Hélas, eux au moins font pousser des tomates dans le désert - alors que nous qui sommes gâtés par la nature importons tout - même la tomate...
A cause de son incompétence et de la mauvaise qualité des infrastructures énergétiques, LA SNE est obligée de demander de l'aide à la société française EDF sur les plans technique, commercial et managérial. On devrait confier à EDF la construction du barrage de Sounda, par exemple, pour surfer sur l'expérience de cette entreprise reconnue au niveau mondial et résoudre définitivement les problèmes d'électricité au Congo mais comme ils l'ont dit : "Tant que nous serons au pouvoir, le barrage de Sounda ne sera jamais construit". Le ministre Henri Ossébi peut-il nous dire où en sont les études qui devraient être menées pour évaluer la faisabilité de cet ouvrage capital ? Comme nous le redoutions, c'était juste un effet d'annonce. Vous remarquerez que tous les projets de barrages à construire concernent le nord de la république puisque le prochain sera construit dans la Sangha...
Nous disons aux caciques du P.C.T. : "Hier, vous avez organisé un meeting pour protester contre la France. Aujourd'hui, vous faites appel à une société publique française pour venir vous tirer de la fange dans laquelle vont ont plongé vos amis chinois. Pourquoi ne pas avoir appelé vos amis aux sourires jaunes pour venir vous sortir de la mélasse ? La France n'est-elle donc plus jalouse de vos petites réalisations ? " En matière d'affaires, il n'y a pas de sentimentalisme : on doit pouvoir s'offrir le meilleur dans son domaine lorsqu'on a les moyens - et nous avons les moyens puisque Denis Sassou Nguesso n'arrête pas de prêter à qui vient lui tendre la main du mendiant.
Non seulement, on emprunte - sans raison - de l'argent aux Chinois mais on leur demande d'être les maîtres-d'oeuvre - au lieu de faire appel à des sociétés occidentales méritantes. Au final, nous avons des infrastructures pourries et nous devons en plus leur rembourser les milliards de dollars d'emprunts. Si ne n'est pas malheureux comme le disent nos amis ivoiriens...
