Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
C'est une chose désormais acquise que la libre circulation des populations au sein des pays membres de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale). Vous trouverez ci-joint le document signé par le président Ali Bongo Ondimba du Gabon qu'un ami nous a envoyé. Favoriser la libre circulation des biens et des personnes est une forme de ventilation des cultures, des ressources, des compétences et des moyens. Hélas, il y a aussi libre circulation du crime et des criminels. En effet, dans le contexte actuel où le Congo se dépêtre avec les kulunas, ces immigrés venus de l'autre rive du fleuve Congo à la machette facile, libre circulation ne doit pas rimer avec non contrôle des frontières et amplification du banditisme.
La libre circulation n'est prévue que pour 90 jours mais que se passe-t-il ensuite ? Que prévoit le dispositif ? Qu'est-ce qui garantit que telle ou telle personne est rentrée chez elle ? Nous avons un taux déjà très élevé d'étrangers chez nous, syndrome d'une politique frontalière passoire. Il faut craindre qu'avec cette libre circulation des personnes que le phénomène soit amplifié et, dans un contexte où la préférence de l'employabilité de l'étranger est grande dans notre pays au détriment des fils du tsi, nous redoutons un conséquent exode économique qui amplifierait le chômage de nos compatriotes dont le recrutement n'est nullement sécurisé au travers d'une préférence nationale comme au Gabon où l'on parle de "gabonisation" du travail. En effet, tous les pays de la CEMAC n'ont pas la même attractivité ni la même attitude face aux immigrés. Le président Ali Bongo Ondimba et son Gabon sont souvent d'une sévérité exagérée à l'égard des immigrés. Encore faille-t-il que de part et d'autres de ces nations de la communauté CEMAC on ait au moins fixé des balises du genre :
- celui qui entre dans un autre pays de la zone CEMAC doit avoir des moyens de subsistance suffisants pour y séjourner librement de façon à garantir son retour et le contrôle effectif de celui-ci après les 90 jours ;
- que celui qui quitte son pays pour entrer dans un autre ait une bonne raison de le faire : business, invitation, tourisme, échanges culturels - ce qui sied par exemple aux artistes ;
- qu'il soit tenu compte de sa moralité de départ dans son pays (vérification du casier judiciaire qui doit être vierge) si l'on veut éviter la libre circulation des voleurs, des bandits de grand chemin et des criminels de toutes sortes entre les Etats de la CEMAC ;
- Qu'il ait été prévu un bilan de la mesure au bout de quelques années pour voir dans quelles conditions s'exécute ledit l'accord de libre circulation et s'il y a lieu de l'amender, de l'abroger ou non.
Si nous émettons des réserves, c'est parce qu'il existe déjà de trop fortes colonies de migrants dans notre pays, notamment de l'Afrique de l'ouest, du Liban, de la Chine, etc, et, dans une configuration où il est facile de s'évaporer dans la nature sans être inquiété parce que la police ne fait pas son travail, surtout à cause de l'inexistence d'adresses fixes, il faut craindre une immigration sauvage légalement admise dans notre pays. Il ne faut pas que liberté de circulation corresponde avec non contrôle des flux migratoires et avec ouverture de notre pays à toutes les misères économiques de la CEMAC. En effet, il est à redouter que le Congo soit la grande perdante de la libre circulation des personnes parce que les Congolais abhorrent quitter leur pays - même lorsqu'ils y vivent dans des conditions critiques - alors que certaines populations sont plus enclines à l'immigration dans tel ou tel pays...

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