Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Nous ignorons si Brazzaville a passé noël dans le noir ou s'il y a eu de l'électricité au moins pour qu'on ne recherche pas le berceau du fils de Dieu à la bougie ou à la torche. Une chose est sûre, le quartier Plateau des Quinze ans à Brazzaville est privé d'eau par une vendetta du maire de la ville, le gendre de monsieur Denis Sassou Nguesso, Hugues Ngouélondélé, qui a décidé de faire parler la chicotte, la cravache et le coup de sabot dans une opération dont le but est de lui donner des grands airs de dur en cuir (et non à cuire) : l'opération déguerpissement du domaine public. Vu qu'il a détruit tous les kiosques qui permettaient aux habitants du Plateau des Quinze ans de se débrouiller par le petit commerce de survie, les habitants du Plateau ont aussi détruit les guérites des soldats qui veillent sur lui devant sa maison, ces espèces de kiosque qui occupent aussi le domaine public et qui doivent déguerpir pour utiliser son vocable. Le déguerpisseur déguerpi n'a pas aimé car si lui fait la loi, alors il a le droit d'être hors la loi. En représailles, il est allé détruire le système d'acheminement d'eau au Plateau des Quinze ans privant des milliers de famille du précieuse liquide. Du haut de son mètre quatre-vingt-onze, Hugues Ngouélondélé a une réputation de brute tabasseur - surtout quand il vous trouve sur la piste d'une "souris "aux accessoires remplis de marchandises rebondies. Hugues Ngouelondélé n'a rien trouvé de mieux à faire que de s'attaquer au petit commerce citoyen de survie qui fait vivre de nombreuses familles. Déguerpir le domaine public pourquoi ? Y a-t-il un intérêt à cette brutalité de goujat qui n'a pas fait qu'épouser la fille du président mais qui a aussi épousé les manières fortes du clan au pouvoir ? Avant lui, le président Yhombi Opango avait détruit par pur souci esthétique des milliers de maisons en planches le long des grandes artères de Brazzaville et de Pointe-Noire. Moulinga n'a pas enfumé très longtemps les citoyens. On connaît la suite de l'histoire. Dans une société où l'on ne propose du travail qu'à ceux qui ont des noms commençant par une voyelle et qui ont des ancêtres pêcheurs au bord de l'Alima ou d'un de ses affluents, il faut bien que le reste de la population survive. Le fils du Général a trop entendu des bruits de botte autour de lui dans sa jeunesse qu'il se prend pour une terreur en bottillons. Il faut que s'arrête ce matraque gratuit sans solution de rechange ; les petites causes comme celles-là peuvent produire des grandes conséquences incontrôlables parce que les désespérés n'ont rien à perdre : aujourd'hui, ce sont les guérites que le peuple déguerpit, craignez que demain ce soit vous qu'on déguerpisse !