Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Nous venons d'avoir vent par notre réseau au Congo que monsieur Denis Sassou Nguesso aurait pris connaissance de la détresse de nos étudiants en Chine en consultant votre site. Il s'en serait offusqué au point d'envoyer un émissaire en Chine afin de résoudre ce problème.
Le Lion De Makanda ne fait que jouer son rôle de citoyen en mettant cet espace au service de la justice sociale. Nous invitons les étudiants congolais en Chine à nous tenir au courant des avancées que pourrait connaître cette affaire de bourses non payées.
Nous savons qu'il est très difficile à des citoyens de surcroît à l'étranger de porter des revendications qui arrivent jusqu'aux oreilles du gouvernement (qui se complaît souvent à mettre une distance entre le peuple et lui comme s'il représentait des extraterrestres) : déjà qu'ils ne vous reçoivent pas ; c'est encore plus difficile qu'ils transmettent vos doléances à qui de droit - surtout s'ils sont eux-mêmes en cause.
Notre espace se veut revendicatif. Nous répétons que nous n'avons rien contre monsieur Denis Sassou Nguesso ou n'importe quel autre membre du gouvernement pris individuellement : nous ne regardons que les fonctions - publiques de préférence. Nous interpellons un système politico-social pour que la douleur du peuple soit atténuée, que l'injustice sociale soit corrigée autant que possible - même si nous reconnaissons que tout ne peut être parfait. D'ailleurs, nulle part au monde, les choses ne sont parfaites à cent pour cent mais l'idéal est de tendre vers un "mieux", vers une amélioration constante des conditions de vie de l'ensemble de nos concitoyens.
Le traitement des ressortissants d'un pays à l'étranger revêt une importance capitale : il est le baromètre des droits et des devoirs que concède un Etat à ses sujets et cela exposé à l'appréciation de la communauté internationale. La Chine pourrait refuser des étudiants si les bourses ne sont pas payées - alors qu'elle en paye déjà une partie. Envoyer des étudiants à l'étranger pour les laisser mourir de faim - parce qu'un membre du corps diplomatique peu scrupuleux leur causerait du tort - est inadmissible. J'accuse souvent la passivité de l'Etat : un Etat doit être réactif et gérer les réponses au quotidien, le plus rapidement possible et c'est à cela que doit servir la grosse machine de l'Etat.
Il y a aussi le cas des militaires à l'étranger qui ont écrit sur votre site pour réclamer la régularité de leurs émoluments à l'étranger. Nous essayerons de trouver le lien de leur article.
La bourse conditionne la réussite de nos étudiants à l'étranger : il est évident que le stress, la faim, les soucis, peuvent altérer les conditions de l'apprentissage. Aussi, insistons-nous pour que le cas de nos étudiants, de nos fonctionnaires, de nos stagiaires, de nos militaires à l'étranger soit une des priorités du gouvernement. Hélas, nous apprenons aussi que les ministres ont du mal à rencontrer le chef de l'Etat et souvent, certains ne le voient qu'à l'étranger !
Monsieur Denis Sassou Nguesso a nommé des ministres d'Etat à la tête de quatre pôles pour réduire ses contacts avec l'ensemble des ministres, chaque ministre ayant obligation de s'adresser à son ministre d'Etat de pôle de tutelle. Or, une telle politique a un défaut : elle expose les autres ministres au bon vouloir des ministres chefs de pôle - qui peuvent redouter de déranger le grand éléphant. Et ce n'est pas facile de lui en toucher un mot s'il est toujours à l'étranger. En ce moment, il est à Libreville où il va assister à la finale de la CAN, la Coupe d'Afrique des Nations. Ensuite, il trouvera bien l'occasion de s'envoler pour une autre destination...
Nous avons déjà dit que l'on ne solutionne pas les affaires d'un pays au téléphone à cheval entre deux avions. Il faut parfois que monsieur Denis Sassou nguesso aille voir de ses propres yeux certaines réalités. La question du contrôle est essentielle à la bonne gestion des affaires de l'Etat. Aussi apprécions-nous, si c'est le cas, qu'il ait pu déléguer quelqu'un en Chine pour en avoir le coeur net sur la situation des étudiants congolais. Néanmoins, si les étudiants avaient leur propre représentant à l'Ambassade du Congo en Chine, on aurait pu faire l'économie de ce voyage : les étudiants doivent avoir un petit bureau où les membres de leur association pourraient être en contact directement avec les autorités de leur pays dans le cas où leurs doléances ne peuvent être transmises par l'ambassade ou tout autre canal officiel.
C'est une chance que nous ayons mis un outil internet à disposition pour créer une sorte de lien entre la diaspora et le Congo. Nous sommes-là pour apporter aussi faire le peut notre grain de sable à l'édification d'un Congo nouveau où tout le monde aura sa chance selon ses capacités. C'est un travail désintéressé ; à ceux qui se demandent où je trouve une telle énergie pour écrire autant, je ne dirai qu'une chose : ma force, mon énergie, c'est l'amour du Congo et rien d'autre. J'essaie de garder un lien avec mon pays car ce qui s'y passe m'intéresse. Un philosophe a dit : "Les affaires de tout le monde sont des affaires politiques ; les affaires politiques sont les affaires de tout le monde..."