Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
Denis Sassou Nguesso a été reçu par François Hollande à l'Elysée le lundi 8 avril 2013. S'exprimant à sa sortie devant la presse, il a fustigé la justice française de faire de l'ingérence dans les affaires intérieures du Congo pour des biens qui se trouvent pourtant en France. Utilisant un faux syllogisme certainement inspiré par maître Bienvenu Okiémy, Denis Sassou Nguesso a voulu nous expliquer qu'en fait, il n'y avait pas une affaire des Biens Mal Acquis en France mais seulement au Congo - question de laisser la justice congolaise totalement sous influence s'en charger comme elle avait organisé un faux procès du Beach.
Il arrive parfois que la peur vous bouche la mémoire si ce n'est un oubli volontaire. Sassou est venu en apôtre de la non-ingérence en France pour se défendre et défendre les siens contre la justice française. Or, il oublie qu'il a lui-même attaqué le président Pascal Lissouba en l'accusant d'avoir acquis son hôtel particulier avec l'argent de l'Etat congolais - DEVANT CETTE MEME JUSTICE FRANCAISE. A ce moment-là, comme lui Sassou qui incarne l'Etat était le plaignant, il estimait que la justice France avait le droit d'ingérence. A présent, qu'il s'agit de lui et de sa famille, il tremble comme une fillette et évoque un principe dont il ignore le fonctionnement.
Denis Sassou Nguesso est arrivé au pouvoir en chassant son prédécesseur Pascal Lissouba par les armes en octobre 1997. Entre les deux hommes qui étaient pourtant alliés contre Bernard Kolélas au deuxième tour de l'élection présidentielle, s'est installée une vraie animosité confinant à la haine - tellement ils voulaient en découdre. Le président Pascal Lissouba s'est réfugié en France après sa défaite par les armes. C'est alors que Denis Sassou Nguesso a ouvert les hostilités judiciaires pour continuer une nouvelle guerre judiciaire contre le professeur Pascal Lissouba devant les tribunaux français, poussant même le professeur Pascal Lissoubaà s'exiler à Londres pour un moment.
Hier, Denis Sassou Nguesso a accusé le professeur Pascal Lissouba d'avoir détourné l'argent de l'Etat pour s'acheter un hôtel particulier. Le président Pascal Lissouba a fait face à la justice française sans discuter parce qu'il savait que le bien se trouvant en France, elle avait toute légitimité d'ester, de juger. Aujourd'hui, comme Denis Sassou Nguesso se trouve du côté des accusés, exactement dans la même situation que son prédécesseur, il estime qu'il y a ingérence.
Voici un article datant de 2006 qui rappelle cette affaire. Sassou et les siens doivent se dire que la justice passera et elle passera d'autant plus que le cobra royal est venu l'insulter comme s'il était le magistrat suprême de ce pays dont la justice a prouvé son indépendance. MONSIEUR DENIS SASSOU NGUESSO DOIT CHANGER DE LIGNE DE DEFENSE CAR L'ARGUMENT DE LA NON-INGERENCE EST NUL ET NON AVENU.

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