Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
Pendant que nous suivons en France l'expression d'une démocratie véritable qui a vu le Front National remporter des élections nationales pour la première fois, preuve que la démocratie élective permet au peuple de sanctionner l'élite politique en cas de mécontentement, Denis Sassou Nguesso, s'entourant d'un public choisi et acquis à sa cause est conforté dans son intention de perpétrer un hold-up constitutionnel. Il n'y a pas eu jusqu'à présent un vrai débat contradictoire sur le sujet. Ceux qui entourent Denis Sassou Nguesso ou ceux qu'il invite à ses meetings sont des gens convaincus et corrompus : notre mastodonte national n'entend donc qu'un son agréable sans note discordante. C'est tout simplement de la malhonnêteté politique.
Quel que soit le talent politique d'un homme, aussi exceptionnel soit-il, et ce n'est même pas le cas de Denis Sassou Nguesso, en démocratie, il faut respecter le principe de l'alternance - notamment quand il est garanti constitutionnellement. Ce que disent quelques membres du P.C.T. triés sur le volet n'a en fait aucune valeur et ce tour du Congo aux frais de l'Etat pour rechercher un plébiscite auprès de personnes convaincues et rompues à sa cause n'honore pas le grand ndzokou. C'est triste qu'il en vienne là. Juste parce qu'il veut se maintenir lui et son clan au pouvoir dans l'impunité absolue.
Dans la mesure où le recensement organisé par le pouvoir est tronqué, aucune élection ne sera réputée valide. Personne ne peut croire que le nord soit miraculeusement devenu plus peuplé que le sud - même si Denis Sassou Nguesso travaille habilement à un nivellement des populations du sud.
Aldous Huxley a dit que la meilleure dictature était celle qui se cachait sous les oripeaux de la démocratie - notamment élective. Denis Sassou Nguesso peut donc remercier François Mitterrand car désormais il n'a plus besoin de s'octroyer directement le pouvoir : il suffit de faire croire qu'il vient du peuple, et le tour est joué. Une dictature "démocratiquement" élue aussi paradoxale qu'elle puisse paraître vaut toujours un peu plus aux yeux de la communauté internationale.
Les quelques personnes que Sassou consulte ne sont pas la totalité du peuple congolais, même pas celle des citoyens habilités à voter. Il ne peut donc pas tirer une quelconque légitimité à exiger un référendum au peuple congolais en partant de son tour des régions - surtout lorsqu'il termine sa croisière dans son fief du nord.
Quoi qu'il fasse, en 2016, pour nous, Denis Sassou Nguesso cessera d'être chef de l'Etat et n'aura plus délégation de parler au nom du peuple congolais ou de représenter ce dernier.
Partout ailleurs, la démocratie s'accompagne de l'alternance - notamment lorsqu'il s'agit d'un régime républicain et une transgression à ce niveau démontrerait clairement à la face du monde que Denis Sassou Nguesso est un dictateur. C'est un homme dont la parole sera totalement dévaluée s'il renie son propre serment de défendre la constitution du 20 janvier 2002...
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