Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Derrière ces murs, se trouve la vérité sur la mort ou la non-mort physique du président Lissouba. Hélas, l'homme sort peu et sa famille filtre ses visites. Lissouba est une véritable relique politique que tous les membres de sa parentèle veulent garder auprès d'eux comme l'arche de l'alliance le fut pour les Lévites. Même aphone, Lissouba est une force politique que ses adversaires veulent tuer. Ici, on veut d'abord tuer l'homme politiquement car il est sous perfusion politique au travers de sa famille, de son conseiller et de sa famille qui parlent pour lui. Il pourrait même mourir qu'on le garderait encore en vie pour gagner des élections ! L'homme ne vit pas que de chair mais aussi de parole qui sort de sa bouche car il faut qu'il parle comme il faut qu'il mange. Et à l'heure où l'on peut même trafiquer informatiquement la parole, seule la présence physique constitue une garantie de vie. Il est bon que les vivants donnent des preuves de vie, surtout s'il s'agit d'hommes publics ! J'ai toujours pensé que Lissouba était politiquement mort et qu'il n'est maintenu artificiellement en vie (politique) que par tous ceux qui vivent de sa "parole" politique même inaudible : Dieu ne parlant plus, il suffit de parler à sa place pour le faire vivre par la parole, et le tour est joué ! Lissouba est certainement l'homme politique le plus indisponible qui est disponible pour tous ceux qui ont du mal à exister par eux-mêmes politiquement ! Or, il arrive qu'on doive exister par soi-même en politique pour l'instant, dans le camp de l'UPADS, je n'en vois pas un seul avoir le courage de monter en prédication et de prêcher en son propre nom la sainte parole politique de l'évangile de l'espérance toujours trahie par nos chers prophètes politiques. Nous mesurons toute la difficulté qu'il y a à créer un leader politique ou mieux toute la difficulté qu'a un homme politique à se créer lui-même. Or, l'existence politique par soi-même devrait être le but ultime de tout athlète désireux de mener les foules car les foules ont cette vertu de faire exister par lui-même un homme politique. Il faut donc gagner les foules. Sarkozy l'a fait admirablement sous la houlette d'un Fillon qui m'apparaît comme une parfaite bête politique alliant froideur, intelligence et charme. Actuellement sous le régime Sassou, il faut un "parrain" pour entrer en politique. Il est normal que l'on soit introduit dans toute sphère où il y a du pouvoir en l'air, qu'il s'agisse du pouvoir politique, du pouvoir financier ou de tout autour pouvoir. Mais si l'on veut éviter d'être à la merci de ceux qui vous intronise dans ses mondes oniriques, il faut prêcher sa propre parole, en créant son Evangile politique selon "Saint Moi-Même".
Il est peu probable que sachant Lissouba mort que la presse et les médias ne répercutent cette affaire. Par ailleurs, le gouvernement français aurait du mal à taire cette information qui procurerait une indicible joie à Sassou qui ne manquerait pas de le reprocher à Sarkozy si c'était le cas : une vraie joie doit se vivre en direct et non en différé. Et ça, Sarkozy le sait ! Comme la mort blanchit, Sassou se verrait même dans l'obligation de lui donner des obsèques nationales pour paraître un seigneur au grand coeur car il est plus facile de pardonner à ses ennemis quand ils sont morts puisqu'ils ne sauront plus nous nuire par quelque manière. Hélas, Lissouba refuse de mourir physiquement ! En France, avec la fortune qu'il s'est constitué, la médecine peut rallonger sa vie de quelques années encore. Et il a en plus un élixir qui donne envie de continuer à vivre : le goût du pouvoir, la sensation d'être adulé par tout un peuple. Et s'il était possible à son staff de le faire encore élire président de la république, qu'il n'hésiterait pas une seconde : il suffirait de l'installer dans un fauteuil et de régner à sa place ! Ceux qui règnent ne sont pas forcément assis sur un fauteuil royal. En attendant, vingt-cinq vices-présidents sont déjà en posture de combat pour lui succéder.
De Gaulle a dit : " Se taire, c'est déjà perdre...". Nous ajoutons : " Se taire, c'est déjà mourir..." Le président Lissouba ne parle plus que par personnes interposées à l'heures où les médias sont multiples. A l'approche des élections présidentielles, pour faire perdre espoir aux militants, Sassou a fait courir le bruit de sa mort. Car Lissouba mort, c'est l'UPADS qui mourrait avec lui, même si le parti continuait à exister : les militants ne sauraient faire confiance à aucun de ses successeurs, même si ceux-ci se déclaraient disciples du maître. Christ mort, les disciples reprennent la pêche. Qui aurait intérêt à faire courir cette rumeur ? Dans quel intérêt ? La seule personne à tirer profit de cette rumeur est le bourreau d'Oyo qui ne sait plus quoi faire pour gagner les élections à venir au Congo-Brazzaville. On notera qu'il fait déjà courir des rumeurs de violence, alors que personne n'a encore manifesté le moindre signe de conflit ouvert, armé ou toute vélléité de jeter le peuple sous les canons du bourreau de Brazzaville qui a déjà perdu la face dans l'affaire des disparus du beach. On a voulu faire croire que cette rumeur venait des militants de l'UPADS ; ce qui est illogique à l'heure des élections : seule la foi en Lissouba peut encore permettre aux candidats de l'UPADS d'espérer être élus. Ils n'ont donc aucun intérêt à crier au monde entier que leur général est mort ! Une rumeur est rumeur parce que sa source n'est pas certaine car si tel était le cas, on saurait pourquoi elle est lancée.
Même pour dire qu'il est simplement vivant, Pascal Lissouba est incapable de parler ! Le démenti est assuré par autrui. Le professeur serait mort pour de vrai qu'on ne le saurait même pas car la famille Lissouba peut éviter que l'affaire soit ébruitée. Certes, la France ne saurait manquer de signaler la mort de l'illustre personnage et comme la mort blanchit, Sassou ne saurait lui refuser des obsèques nationales. Mais rien n'est moins sûr ! Professeur, tes adversaires souhaitent ta mort car tu restes un adversaire redoutable même quand tu ne parles pas. On te maintient en vie politiquement car nous savons qu'en politique, tu es bel et bien mort car on peut vivre en chair et être mort en esprit comme le disait si bien un galiléen universellement connu...