Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Tout homme un peu avisé sait que les médias sont tous des médias sous influence. Aussi, quand on voit des médias français du câble présenter au grand jour le fait que les deux familles présidentielles du Congo-Brazzaville et du Gabon pillent à l'extrême ces deux pays, on peut se dire qu'il y a de l'abus qui confine à la folie.
Piller ici doit se comprendre comme le fait d'amasser dans des périodes très courtes d'immenses richesses tirées du revenu national, notamment des revenus pétroliers et forestiers par le vol car on ne saurait expliquer autrement l'enrichissement outrancier des deux familles présidentielles congolaise et gabonaise.
Et à ce propos, même des bébés ont des parts ou des actions dans les sociétés d'Edith Nguesso Bongo, première née de Sassou qui a le tort d'être une femme car cela l'exclut de prétendre demain à la présidence ou du Gabon ou du Congo. Par ailleurs, elle n'aime pas trop ses cousins, les Willy, Okemba et consorts sur lesquels son père s'appuie, souhaitant que ce dernier pousse plus en avant ses enfants de sang.
C'est au travers de la progéniture que se fait la plus grosse dissimulation d'argent. A ce titre, pour prétendre à une grosse part de l'héritage du nain téké président du Gabon, Edith s'est empressé de lui donner une nombreuse descendance car on sait que maître omar et c'est peut-être son seul mérite, a plusieurs enfants adoptifs. Edith a compris qu'il lui fallait avoir une progéniture rapidement, même si Omar n'en était pas vraiment le père : un homme qui sait être un père adoptif exemplaire n'aura pas de mal à accepter une naissance de sa femme comme son propre enfant.
Il faut éviter d'apparaître au grand jour comme un milliardaire en dollars ; ça ferait tache d'huile quand on essaie d'admettre son pays comme un pays pauvre très endetté... Ca ne vous étonne pas que nos présidents africains qui sont au pouvoir depuis plus de trente ans n'apparaissent jamais parmi les milliardaires de ce monde ? C'est en dissimulant de l'argent dans les comptes de leurs enfants et dans des sociétés qu'ils réussissent ce manège.
Ca ne vous étonne pas que nos présidents africains qui sont au pouvoir depuis plus de trente ans n'apparaissent jamais parmi les milliardaires de ce monde ? C'est en dissimulant de l'argent dans les comptes de leurs enfants et dans des sociétés qu'ils réussissent ce manège. Sassou utilise ses propres enfants pour accroître son influence dans les pays voisins. Vous serez surpris de savoir que ses filles sont mariées à de puissants généraux au Centrafrique ou ailleurs.
Edith Lucie Bongo est la pièce centrale de ce pillage à outrance : elle a la possibilité de prendre au Gabon pour dissimuler au Congo-Brazzaville et prendre au Congo-Brazzaville pour dissimuler au Gabon. Elle est bien la fille de son père. A ce sujet, savez-vous que Sassou a voulu donner en noces une de ses filles à Kabila fils ? Heureusement, ce dernier a eu la clairvoyance de refuser. Les méthodes sassouistes s'étendraient encore un peu plus en Afrique centrale.
La famille (lisez l'article sur la famille comme mode de gouvernance), nous l'avons déjà démontré sur ce blog, apparaît comme le moyen le plus sûr pour conserver le pouvoir le plus longtemps possible tout en pillant allègrement - sans critiques internes et en toute confiance. Les Gabonais doivent savoir que maître Omar prépare Bongo Ali à le succéder au trône du royaume téké du Gabon... et chez les Nguesso, Willy Nguesso se voit succéder à tonton mais Jean Dominique Okemba qui assume l'interim présidentiel pour garder le fauteuil présidentiel quand Sassou est hors du Congo a aussi les mêmes ambitions, et on ne parle pas encore des fils de Sassou ! Si Sassou venait à mourir brusquement, on assisterait à une véritable guerre du pouvoir - à moins que l'esprit de conservation ne prévale et ne fasse triompher l'intérêt d'un clan par rapport à l'intérêt d'un peuple...
Tout se passe comme si parce que unies par le mariage, les deux familles n'en forment plus qu'une et uniformisent leurs méthodes de prédation. Il est connu de tout Gabonais que tout nouveau ministre gabonais est observé dès qu'il est nommé aux affaires. Si au bout de trois mois, il ne vole pas, il est carrément remercié car n'ayant pas témoigné de la volonté à s'enrichir. Le clan Omar Bongo aura apporté cette pratique dans l'escarcelle des méthodes familles mises en commun. Il faut donc se débarrasser à la fois de Sassou et de Bongo pour éviter que la solidarité ne joue comme cela a été le cas lors de la reprise du pouvoir par Sassou car les avions cargos atterrissaient à Libreville bondés d'armes avant d'être acheminées à Oyo au nord Congo. Si Sassou doit partir, Bongo doit aussi partir. L'alternance politique doit s'exercer à la fois au Congo et au Gabon pour que ces deux peuples puissent respirer... un air vraiment démocratique !