Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
En regardant TVMONDE très tard ce soir, nous apprenons que l'affaire des disparus du beach est relancée en France. Pour rappel, il s'agit de plus de 350 refugiés congolais de Brazzaville rentrés du Congo démocratique assassinés par Sassou et ses neveux - sous prétexte qu'ils allaient reprendre les armes pour continuer la guerre. L'affaire avait été jugée en France et avait été sanctionnée par un non lieu mais en cassation, cette décision a été invalidée car prise par Chirac pour des raisons politiques. A Brazzaville, il y a eu une mascarade de procès mais cette affaire relève du Tribunal Pénal International dont nous jugeons Sassou et ses neveux passibles. Sassou, tu seras jugé par le TPI un de ces jours ! Dieu m'entende !
Il faut se battre contre l'injustice et ne jamais baisser les bras : la raison humaine a conduit à l'institution des droits de l'homme. Et est-il encore nécessaire de rappeler qu'un homme en vaut un autre et Sassou ne peut impunément tuer des gens rentrés chez eux sous le regard de la communauté internationale.
Il faut que les populations du Congo-Brazzaville se souviennent en 2007 et 2009 que Sassou est un assassin. Comment les gens du Pool peuvent-ils voter pour lui ? Ca serait semblable à un suicide ! Un monstre qui a tué vos frères sans pudeur, vous daignerez le réélire ? Mais sans blague, quel peuple es-tu, peuple congolais ?
TSS : Tout Sauf Sassou !
Ci-dessous la réaction du gouvernement congolais qui se targue que nul ne peut être jugé deux fois, alors que le procès de Brazzaville n'avait de procès que le nom. Oui, nul ne peut être jugé deux fois et on va pour la première fois juger cette affaire macabre...
Déclaration du Gouvernement sur la décision de la Cour de Cassation de Paris (source : site officiel du président Sassou )...
Le ministre de la Communication, chargé des Relations avec le Parlement, Porte-parole du Gouvernement, Alain Akouala vient de faire une déclaration relative à la décision de la Cour de cassation de Paris sur l'affaire des disparus du beach de Brazzaville. Voici l'intégralité de ladite déclaration.
"Courant 1999, au port fluvial de Brazzaville (Beach), des Congolais ont disparu, alors qu’ils étaient réfugiés en République Démocratique du Congo, et revenaient dans leur pays à la suite d’un accord tripartite conclu entre le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), la RDC et notre pays, définissant un couloir humanitaire placé sous les auspices du HCR.
Une information judiciaire a été ouverte à Brazzaville, et un arrêt de la chambre des mises en accusation renvoyait quinze citoyens devant la Cour criminelle de Brazzaville, pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide.
Les accusés poursuivis pour leur responsabilité dans ces disparitions ont été acquittés. Constatant que les disparitions déplorées ont été rendues possibles par une défection du système de sécurité au Beach de Brazzaville, la Cour criminelle a retenu souverainement la responsabilité civile de l’Etat congolais et l’a condamné à payer diverses sommes d’argent à diverses parties civiles à titre de dommages et intérêts.
Ce procès s’est déroulé en toute transparence durant un mois à Brazzaville et, fait rare au monde, il a été radiotélévisé en direct par les médias nationaux et internationaux. De hauts officiers de notre pays accusés dans cette affaire ont été interrogés et confrontés publiquement aux parents des disparus et aux témoins.
A ce jour, seules les parties civiles ont intenté un pourvoi en cassation contre la décision intervenue sur le plan des intérêts civils, ce qui confère à cette affaire l’autorité de la chose jugée au pénal.
En l’absence du pourvoi des accusés et du Ministère Public, celui des parties civiles n’a aucune incidence sur l’action publique qui, désormais, est éteinte.
Dès lors, il est contraire au droit international et à la coutume internationale qu’une juridiction d’un pays étranger, en l’occurrence la juridiction française, se saisisse de cette affaire pour la juger, violant ainsi le principe de la souveraineté des Etats.
L’immixtion de la justice française dans le règlement judiciaire des crimes et délits reprochés à des congolais au Congo est une atteinte grave à la souveraineté de notre Etat. Elle est susceptible d’entraîner, si elle ne prend fin de suite, une détérioration grave des rapports de coopération entre la France et le Congo.
Nul ne doit être jugé deux fois pour les mêmes faits (NON BIS IN IDEM).
Il paraît que la juridiction française a agi au nom de la compétence universelle. Mais cette compétence ne paraît être effective qu’envers des pays sortis de la colonisation considérés comme étant des Etats faibles. Cependant, celle-ci est outrageusement inopérante, voire inexistante face à certains pays que nous ne citerons pas.
Il est clair que l’action de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), qui a excellé dans la politisation de cette affaire, tend à instrumentaliser la justice française en voulant jeter l’opprobre sur la Justice congolaise. Cela est intolérable.
L’histoire contemporaine, à travers certains procès montre combien la justice française n’est pas un modèle du genre.
Le Congo est un Etat souverain qui n’acceptera pas que sa souveraineté soit remise en cause.
Fait à Brazzaville, le 11 janvier 2007.
Le Ministre de la Communication, chargé des Relations avec le Parlement, Porte-parole du Gouvernement"