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Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.

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CONGO/UPADS : NOUS AVONS ETE LES PREMIERS A EVOQUER LA REFONDATION DE L'UPADS

Dans un article qui date du 28 août 2007, nous avons évoqué la question de la refondation de l'UPADS(Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale), le parti créé par le professeur Pascal Lissouba, comme une nécessité pour sortir ce parti dans les tourments passionnels dans lesquels il était plongé jusqu'au cou. Il suffisait d'un Congrès du parti où les textes étaient révisés pour rendre ce parti plus démocratique afin que le mode de légitimation des élites devienne un mode populaire - à l'image de ce qui se passe dans les partis français ou ceux des autres pays démocratiques. Il faut en effet introduire d'abord de la démocratie interne au sein de nos partis politiques pour prétendre mener notre pays à la démocratie. En effet, comment prétendre servir la démocratie à l'aide d'un outil qui n'est démocratique ? Si au départ, il a fallu créer l'outil UPADS autour de Lissouba pour l'aider à accéder au pouvoir, il faut à présent faire de ce parti est vrai parti démocratique non plus tourné vers une personne mais vers des principes qui permettraient un fonctionnement harmonieux par des règles qui en appellent au vote des militants pour que ceux-ci se sentent concernés et pour que l'élite du parti ait une légitimité indiscutable. Ce sont les militants qui font un parti et non un seul homme. Le défaut du fait d'axer un parti autour de la personne de Lissouba, c'est le risque d'entropie si celui-ci perdait ses facultés à diriger le parti. Lissouba a manipulé les hommes sans respecter les textes du parti qui étaient déjà assez obsolètes par rapport à la configuration d'un parti moderne. Le logiciel UPADS a un bug et Sassou en a profité pour l'amplifier de sorte à rendre le parti encore peu fonctionnel.
Moungounga a compris qu'il fallait procéder à une refondation en 2008 ; nous en faisions déjà état en 2007. Il est dommage que ce cadre fondateur du parti se soit mis très longtemps à l'écart mais sa stratégie n'est pas si mauvaise car il apparaît aujourd'hui comme celui qui peut résister à la furie dominatrice du cobra royal : il a laissé les loups sortir du bois et il finira un jour par incarner ce parti - notamment quand le professeur Lissouba, le porte-étendard de ce parti - sera mort. Et sauf à faire de ce parti une mascarade qui fait de la figuration pour donner une caution démocratique à une dictature qui n'en finit pas de casser les autres partis en corrompant ses leaders, il faudra un jour procéder à la refondation du parti aux trois palmiers et modifier le mode de sélection de son président, de son secrétaire général et voire de son Conseil. A l'UPADS, vis-à-vis de Sassou, il y a très peu de personnalités capables de lui résister et Moungounga Nkombo Nguila a au moins ce mérite. Ce parti devrait s'asseoir autour d'une table et résoudre tous les litiges liés à ses fortes personnalités bardées d'ambition qui sont à couteaux tirés pour diriger le parti et se présenter la première à la table de la mangeoire de la république dont l'hôte n'est autre que Denis Sassou Nguesso qui s'est vanté d'avoir réussi à casser l'UPADS...
Si l'UPADS avait pris au sérieux l'idée de la refondation que nous avons émise en août 2007, aujourd'hui, elle serait en position de récupérer le pouvoir car elle aurait envoyé un message d'unité, de démocratie interne et de capacité à se remobiliser à tous ses militants et à tout le pays. Sassou va certainement aligner Moukouéké dans la course à côté de Kingoumbi Kia Mboungou, la marionnette de Sassou, et de Ange Edouard Poungui, le candidat officiel de l'UPADS, aile Tsaty-Mabiala. Il a circulé une rumeur tenace qu'à l'annonce de Poungui comme candidat à l'élection présidentielle de l'UPADS, on a applaudi et ouvert des bouteilles de Champagne à Mpila. C'est que pour le clan Sassou & Nguesso, la messe est dite : de toute façon, on sait qui financera la campagne de AEP puisqu'il compte sur des amis qui sont à Brazzaville pour lever les fonds de campagne. Comme a dit Kabila père le défunt : "Celui qui paye le musicien dicte la musique"... C'est une danse folklorique d'Oyo que les candidats à l'élection présidentielle vont danser en 2009 !

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