Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Il semblerait que Tartuffe Mvouba, premier ministre inconstitutionnel deux fois (une fois parce que ce poste n'est pas prévu par la Constitution de Sassou qui n'est pas celle de la République et deux fois parce que cette même Constitution sassouiste est illégale et illégitime, la seule valable étant celle de 1992) aurait annoncé l'organisation prochaine d'un dialogue des forces politiques nationales. Entre ceux comme Mandzimba Ewango qui pensent d'abord à solder les contingents comptables générationnels et ceux qui se réjouissent de ce dialogue, on peut noter la prudence d'un Koukébéné qui dit : "Wait and see" ou "Attendons de voir". Il m'arrive parfois de me demander pourquoi des gens aussi intelligents ici et là, bien que l'on comprenne la peur d'un Mandzimba qui souhaite ne pas voir rejaillir sur des nordistes innocents la vindicte d'un sud-Congo meurtri, ne s'interrogent pas d'abord sur le véritable sens d'une telle démarche. En effet, pourquoi le pouvoir sassouiste envoie en première ligne ce ressortissant du Pool ayant coopté son fauteuil par pure logique géopolitique parler de " DIALOGUE" ? Pourquoi MAINTENANT et non avant ? Comment peut-on parler de dialogue alors que Sassou est plus sourd qu'un véritable sourd de l'oreille car la surdité mentale alimentée par un coeur méchant et assoiffé de mégalomanie est plus que la surdité de l'ouïe ? Dialoguer signifie un échange de termes équivalents, un échange qui voyage dans deux univers mentaux réceptifs. Or, avec une dictature, il ne peut y avoir dialogue car il n'y a pas équivalence rationnelle dans le placif des entendements, Sassou n'ayant demandé à personne son avis pour écrire un texte que nous avons dénoncé par ailleurs sur DCB. Alors, comme ça, Sassou ne nous invite pas à la conception et c'est à la fin du dîner qu'il nous dirait : " A table " ? Or, il est de bon ton de refuser une cuisine concoctée par un cuistot qui a l'art de mêler à la mouambe nationale un puissant somnifère parfois sonnant et trébuchant. Quant aux forces politiques nationales, qui les définirait sinon monsieur Sassou lui-même ? Et à l'heure du ralliement d'un Yhombi, d'un Kolélas, à l'heure où les partis politiques ressemblent tous à des groupes folkloriques, de quelles forces politiques, parle-t-on ? Encore faudra-t-il être capable de porter la contradiction à Sassou qui ne vous présentera son repas spiiritualo-politique que lorsque vous serez dans la salle ! Or, un texte politique que l'on veut soumettre au dialogue, il faut le présenter à tous avant la discussion ! D'ailleurs, tous ceux que l'enfant terrible d'Oyo né pour commander à vie inviterait, seraient suspects à mes yeux car il n'invitera pas des contradicteurs mais des alliés. Il est à même de n'inviter que des volontés mollasses - corruptibles et totalement incapables de pénétrer dans les méandres de son esprit sinueux.