Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le lion de Makanda mwan Mizumba
L'information est tombée par téléphone. Ils sont déjà à Brazzaville, les mercenaires angolais que Sassou a fait venir pour en découdre avec le dernier résistant armé congolais, le révérend Bintsamou alias pasteur Ntumi. Normalement, l'attaque aurait dû être lancée au mois de novembre 2006 mais entre élections et fin d'année, Sassou le tyran d'Oyo ne pouvait que s'armer de patience. Ntumi qui aurait dû venir travailler dans une forme de prison administrative n'est pas venu et Sassou perd de plus en plus patience. Il ne veut pas que ce qui se passe au Kenya se déroule au cours de son élection de 2009 qui sera forcément truquée. Aussi, veut-il purement éliminer Ntumi comme il a liquidé Anga dans son maquis du nord de la république. Maintenant que ses cobras sont devenus l'armée régulière, une armée qui n'a d'armée que le nom puisque chaque officier et sou-officier s'affaire à amasser de la tune, Sassou ne veut plus entendre parler de milice et d'armes dans le camp de l'opposition. Ntumi est donc par la force des choses un Kongo à abattre. A présent que kolélas s'est rangé et qu'il ne représente plus un danger politique, il ne reste plus que ce matsouaniste, cet illuminé de Ntumi à liquider pour que la pacification soit totale et que sa dictature ait de beaux jours devant elle - sans que personne ne puisse plus jamais constituer la moindre menace. En effet, pour Sassou, le pouvoir est et restera au bout du fusil, du canon et le bon fusil, c'est le sien, le seul autorisé, c'est le sien, pas celui des autres....
Son imaptience s'explique par le fait que les nsilulus de Ntumi ne veulent pas déposer les armes ; voilà plus dix ans qu'ils sont les seuls à incarner la résistance armée. Le prétexte du refus de déposer les armes et du fait que Ntumi n'a pas pris son poste à la présidence est tout trouvé. Cette fois-ci, il semble que les Cobras ne veulent pas mourir pour le roi des serpents venimeux, pour la défense d'un pouvoir de plus en plus pervers. Sassou se voit astreint d'en appeler à ses amis communistes d'hier angolais, des mercenaires aguerris pour avoir combattu Savimbi pendant des décennies. Il peut les payer, vu qu'il a quarante-sept sociétés et que le pétrole est à 100 dollars. Sassou n'aura jamais accumulé entre ses mains autant de pouvoir financier. C'est peut-être maintenant qu'il faut éradiquer la résistance une fois pour toutes. Celui qui parle de "paix" comme s'il s'agit d'un mot sacré n'aime pas qu'on lui résiste et, vivre dans la peur d'un Ntumi qu'il calme à coups de millions de francs cfa et de vivres, il en a assez. Le bourreau d'Oyo veut pacifier le pays et il n'aura l'esprit tranquille que lorsqu'il aura abattu Ntumi, le seul rebelle qui ne veut pas lâcher sa kalachnikov, sa guitare et sa Bible.Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog