Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
Depuis 1997, année où Denis Sassou Nguesso a renversé la démocratie naissante dans notre pays, nous ne parvenons pas à restaurer la démocratie. Il est temps de s'interroger sur les raisons de l'échec - tant au niveau intérieur qu'extérieur.
Il y a échec au niveau national pour une raison simple : nous n'avons pas une opposition crédible mais des collabos du pouvoir qui jouent à l'opposition. Quand vous avez le chef de l'opposition qui est un fonctionnaire d'État, vous avez tout compris. Pascal le petit Tsaty Mabiala travaille pour Denis Sassou Nguesso ; son objectif n'a jamais été et n'est pas de renverser la dictature qui ruine notre pays.
Reste la diaspora. Pourquoi échouons-nous au niveau de la diaspora depuis que nous avons commencé la résistance à la dictature ? Aujourd'hui, je vais vous donner l'avis d'un homme qui a assisté à l'évolution de tout le processus qui est parti de Lyon avec quelques individus.
L'échec est prévisible parce que
1) Nous ne savons pas garder et travailler longtemps pour un idéal abstrait et élevé : on veut récolter des fruits concrets tout de suite. Il nous manque la patience et la persévérance ;
2) Nous ne savons pas taire notre ego pour suivre un chef et ses directives. IL FAUT ADOPTER LES MÉTHODES D'UNE ORGANISATION MILITAIRE ET TAIRE SON EGO. OR, CHAQUE CONGOLAIS SE CROIT PLUS INTELLIGENT QUE LES AUTRES ET FINIT PAR CRÉER UNE NOUVELLE ASSOCIATION. Tôt ou tard, la guerre des ego détruit l'organisation ;
3) Nous ne parvenons pas à intégrer les populations nationales dans nos projets politiques : tout projet qui n'a pas d'assise sur le terreau national ne peut pas grandir ;
4) Nous ne parvenons pas à nous donner les moyens financiers entre autres de notre lutte. Pour l'exemple, je viens de lancer une mise en commun de moyens financiers pour agir sur le terrain - je vois que nous sommes à peine cinq. Vous voulez réussir un projet politique juste avec des paroles ;
5) Nous croyons réussir sans confronter la dictature qui détruit le pays : il faut d'abord commencer à discuter avec elle pour qu'elle vous donne la possibilité d'agir à Un National Level pour une plus grande visibilité ;
6) Nous omettons de mettre la conquête du pouvoir comme objectif final : en effet, c'est l'objectif final qui détermine la marche de l'organisation. Si votre but est juste la critique ou devenir un président d'association, je suis au regret de vous dire que ce n'est pas un projet politique ;
7) les projets économiques peuvent aider à gagner le peuple en partant des plus symboliques aux vitaux : c'est en effet le meilleur moyen pour s'implanter sur le terrain ;
8) Nous ne savons pas choisir les hommes pour mener à bien nos projets : on confond bavardage et stratégie, critique et efficacité politiques et n'importe qui ne peut pas être chef ;
9) Nous sommes dispersés dans plusieurs organisations - ce qui nous affaiblit et empêche de garder un secret. Nous ne réussissons pas à créer l'unité dans ces conditions ;
10) Nous manquons de soutiens internationaux - notamment auprès de certaines puissances et ne disposons pas d'un outil pour la lutte armée - déjà que nous ne pouvons provoquer une insurrection populaire, faute de relais sur le terrain.
Pour ces dix raisons, parfois juste pour une nous échouons. Multiplier les organisations ne servira à rien. Vous les voyez et les verrez toutes échouer...
NE NKOSSI ZA MAKANDA
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