Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Patrick Eric Mampouya, Sassou aime le boycott car cela simplifie sa réélection : pas de candidat sérieux en face, juste ses supporters prennent part au vote, il gagne par défaut, sans contestation, donc sans trouble. Être candidat en face de lui, c'est une bravade car on lui envoie le message : " Tu es un mauvais homme d'État ; je veux prendre ta place. " Le battre dans les urnes, c'est le diminuer, c'est abaisser sa légitimité, atténuer son aura internationale, même si pour l'Occident, il est préférable qu'un gouverneur noir soit au sommet de l'État plutôt qu'un vrai démocrate.
De plus, il ne faut pas ôter au peuple une occasion de manifester son rejet de ce régime car une élection, même si derrière, il y a fraude, permet de mesurer l'adhésion ou la non adhésion du peuple à un régime.
D'autre part, si on appelle le peuple à ne pas voter, on lui demande de renoncer à la seule avancée démocratique que nous ayons réalisée : le One Man, One Vote. Cet acquis doit demeurer pour que toute avancée démocratique soit possible dans l'avenir car il ne faut jamais encourager le RECUL du droit qui doit toujours aller de l'avant.
On observe partout que lorsque le peuple renonce à voter, ce sont toujours les extrêmes qui gagnent. Les 8% d'électeurs qui soutiennent Sassou contre vents et marées, voire contre eux-mêmes, ne boycottent pas l'élection présidentielle, eux. Ce qui fait que Sassou gagne avec des scores soviétiques.
De toute façon, Denis Sassou Nguesso s'en fiche puisqu'il dit que ceux qui ne vont pas voter, c'est tant pis pour eux.
On me rétorquera que voter ou participer à l'élection, c'est accompagner le dictateur et valider sa fausse victoire. C'est tout le contraire : c'est en boycottant qu'on se rend complice de la victoire du dictateur. En effet, en cas de boycott, il est élu par défaut et le dictateur est ÉLU DÉMOCRATIQUEMENT ! On aurait alors tort de contester sa légitimité. Qu'on se rappelle qu'Hitler avait été élu démocratiquement.
En votant et en faisant participer des candidats qui sont capables de battre Denis Sassou Nguesso dans les urnes, il est obligé de tricher, c'est-à-dire, de révéler sa nature de dictateur encore une fois au monde entier. Cependant, un jour, la défaite sera trop grande pour qu'il revendique une quelconque victoire. Bien entendu, on doit se battre pour améliorer le processus électoral. Pourquoi voulez-vous que la dictature vous simplifie la tâche ? Il faut livrer une tenace lutte politique pour changer les choses. Dans l'histoire, nous apprenons que les droits s'arrachent des mains des puissances et des puissants qui veulent les confisquer.
Tirons un peu les leçons de la dernière élection chez nos frères d'en face. Joseph Kabila n'a pas réussi à modifier la Constitution ; il s'est contenté de voler deux ans de pouvoir. Le pouvoir soutient un candidat. Imaginons que Fayulu et Tshisekedi aient boycotté et que seuls les soutiens du pouvoir aient pris part au vote. Le candidat du régime aurait gagné. Même si Fayulu n'a pas été proclamé vainqueur, le peuple a exprimé son choix. La prochaine élection sera organisée par Tshisekedi qui paraît plus démocrate que Joseph Kabila. On pourrait assister ce coup-là à une transition démocratique.
Je l'ai dit : ce n'est pas par un saut quantique qu'on parvient à la démocratie. Il y a des étapes. Aussi, n'encourageons jamais le retour en arrière car autrement, nous œuvrerons en rebours de l'histoire.
Nous avons intérêt à placer en face du ndzokousaure des candidats capables de le battre. Ce n'est que de cette manière que nous ferons avancer la démocratie. J'ai prédit que Sassou ne graciera pas le Général Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa pour ne pas se faire à nouveau battre par des candidats qui n'accepteront pas sa fausse victoire. Il préfère avoir en face un Tsaty Mabiala Pascal le petit ou son fils par alliance qui ne contesteront pas ses fausses victoires. De telles contestations portent en elles l'étincelle qui peut provoquer le brasier qui entraîne la chute d'un éléphant. Allumons le brasier au lieu de l'éteindre. Il faut au préalable entretenir la flamme démocratique...
NE NKOSSI ZA MAKANDA,
LION DE MAKANDA,
MWAN' MINDZUMB',
MBUTA MUNTU