Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Comme si de rien n'était, Denis Sassou Nguesso, le ndzokousaure de l'Alima, prépare déjà sa campagne pour l'élection présidentielle de 2021 en s'offrant de nouveaux véhicules tous terrains. Pas étonnant que la diaspora voit un jeune candidat annoncer tambours battants son intention de se présenter à l'élection présidentielle, longtemps à l'avance comme pour faire la course devant. Avec la même célérité, il a même déjà un projet politique peut-être conçu en mode méditation sur les hauteurs de l'Himalaya - même si l'un de ses ex-alliés du parti libéral congolais l'accuse déjà de plagiat. Bref, nous ne lui souhaitons que de renverser la table pour sauver le pays. Nous avons déjà dit que même si un cabri nous sauvait de la dictature, nous applaudirons le cabri qui aura vaincu le grand ndzokousaure. Encore faille-t-il que sa candidature soit effective : il y a un chemin entre l'intention et la vraie élection présidentielle. Pas juste des mots et des intentions.
Le pays est au fond du gouffre : nous sommes sur le point de dépasser la banqueroute avec l'assèchement des devises étrangères et peut-être une dévaluation prochaine, avec un FMI qui joue les capricieux. Cependant, Sassou, le monstre de l'Alima, reste serein dans sa tour d'ivoire en feignant l'insomnie. Comment peut-on déjà se focaliser sur l'élection présidentielle alors que le pays brûle ?
Pendant que les membres du PCTue font la chasse aux devises pour mieux exporter leur pactole volé à l'étranger, avec l'intention d'aller y vivre si les choses basculaient dans l'incertain, Sassou prépare sa campagne. C'est un indicateur que le système ne lâchera rien et se poursuivra dans le statu quo. Il y a une telle dose d'insouciance dans cette posture ! Cela se comprend car pour Denis Sassou Nguesso, seul compte le pouvoir, un pouvoir qui est au bout du fusil. En troquant le treillis contre le costume, Denis Sassou Nguesso a fait oublier que dans notre pays, c'est un Général qui est au pouvoir, un soldat qui a instauré une dictature militaire. On n'entend pas une souris protester dans notre pays contre les militaires au pouvoir. Ce n'est pas parce que des civils au sein du gouvernement y trouve leur compte qu'il ne s'agit pas d'une dictature militaire. Le pouvoir poursuit son acharnement sur la dépouille Congo. Les sauterelles du PCTue sont si voraces ! Tant pis si le pays crève la bouche ouverte parce qu'elles dévorent tout.
Madame Lagarde vient de quitter le FMI pour la BCE. Sassou espère que son successeur lui soit plus favorable. Cependant, ce n'est pas gagné d'avance. De toute façon, avec 14000 milliards de francs CFA bien planqués à Oyo, le ndzokousaure a de quoi maintenir son système jusqu'à sa mort. Il sait aussi qu'il peut compter sur des alliés qui ne veulent pas de la restauration de la démocratie au Congo Brazzaville car des démocrates viendraient gâter leur business qui marche si bien.
Une banqueroute n'entraîne pas forcément une révolution. Après tout, le Venezuela montre qu'il est possible de se maintenir au pouvoir en dépit d'une crise économique monumentale. Il va falloir être patient car rien n'effraie la bête de l'Alima qu'il faudra supporter encore. Peut-être jusqu'à sa mort si la soif du pouvoir ne s'éteint pas en lui. L'homme des actions destructrices de tout un pays, l'homme des masses affamées, n'a pas encore lâché la proie qu'il tient dans ses rets. Sassou n'a pour adversaire que lui-même, le peuple n'ayant pas encore surmonté la peur contre laquelle il se débat. Bref, tant que Sassou combat les excès de Denis et que le peuple laisse triompher sa peur, la diaspora poursuivant son concert de casseroles au lieu de chercher à s'asseoir au mbongui pour arrêter la plongée infernale, le Congo n'est pas tiré d'affaire.
Qu'on se rappelle que notre problème n'est pas seulement de vaincre la dictature mais aussi de préserver les ressources du pays pour les générations futures. Si on se contente à faire de petites vidéos pour la gloriole, on ne pourra pas sauver le pays car ceux qui le dépouillent sont passés en cadence de ruine totale. Non seulement ils ont volé l'argent public pour nous laisser d'immenses dettes tandis qu'ils vendent tout le pays aux étrangers. Dans dix ans, il sera peut-être trop tard. Il ne s'agit plus seulement de la justesse d'un combat mais de dépasser notre étroitesse d'esprit pour sauver ce qui peut encore l'être. Nous avons affaire à un mastodonte sûr de sa force avec sa soldatesque ethno-régionale. Nous ne pouvons pas compter sur des opposants intérieurs fonctionnaires d'État. Même le peuple est englué dans sa propre peur. La diaspora congolaise parle. Qu'elle jacasse à Paris ou au Canada où les révolutionnaires des réseaux sociaux se croient investis d'une intelligence dépassant la sagesse des anciens, ils n'empêchent pas à Sassou de dormir car seul le tracasse le fait de payer soldatesque ethno-régionale. Si la diaspora qui multiplie les associations et organisations n'est même pas capable de se rassembler. Dès qu'une structure nouvelle apparaît, elle ne tarde pas à mourir de son propre venin. SACHEZ QUE LES GÉNIES DE YOUTUBE DU CANADA, LES INTELLIGENCES DE FACEBOOK QUE NOUS SOMMES TOUS, RIEN DE CELA NE SAUVERA PAS LE PAYS CHACUN DANS SON COIN. IL FAUT REGROUPER LES INTELLIGENCES CAR SI LA CRITIQUE EST UTILE POUR DIRE CE QUI VA MAL, ELLE NE SUFFIT PAS A SOIGNER LES MAUX SOCIAUX DONT LA MÉDECINE EST LA POLITIQUE ET LE MÉDECIN L'ÉTAT. A défaut de changer d'hôpital (État), nous devons rencontrer et discuter avec le médecin en chef (Sassou) pour sauver le malade Congo. Que ceux qui ont des solutions et non juste des critiques ne se gênent pas d'apporter leurs solutions. Denis Sassou Nguesso ne sera pas vaincu par la critique. Le courage n'est plus juste dans la critique mais dans la quête d'une démarche qui sauvera le Congo. Tous ceux qui braillent peuvent encore le faire pendant des années que ça ne changera pas la donne politique. Sassou passera. Le Congo restera. Mais que va-t-il rester du Congo si on se contente de critiquer ? L'idée de la conférence nationale ne donnera rien. J'AI PROPOSÉ LA CONFÉRENCE NATIONALE DE LA DIASPORA pour éviter d'attendre la permission de je ne sais qui. Cela demande une organisation en amont. Cette conférence nationale de la diaspora servirait à rassembler toutes les forces de proposition de la diaspora pour apporter des solutions au mal congolais. Nous n'aboutirons à rien sans une certaine sagesse que je qualifie de la voie du milieu. Nombreux parmi ceux qui braillent et se croient des censeurs de la bonne conduite, une fois au pouvoir, seraient pires que Sassou. Cela se sait...
NE NKOSSI ZA MAKANDA,
LION DE MAKANDA,
MWAN' MINDZUMB'