Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Ce mois, je me suis consacré à la rédaction de mes prochains livres : j'ai des vieux manuscrits à corriger et à mettre en forme. Je suis plus actif sur les réseaux sociaux.
Pendant que le Rwanda s'apprête à lancer un satellite de communication et que ses enfants fabriquent des robots, Denis Sassou Nguesso ne se consacre qu'à la conservation du pouvoir - pourtant entre les mains de l'ethnie-Etat, alors même que personne ne menace le pouvoir. Denis Sassou Nguesso, au lieu de se contenter de gérer sa banque centrale d'Oyo, veut spolier les parcelles des pauvres retraités qui ne pourront pas payer l'impôt foncier ou la taxe d'habitation. C'est le seul projet qui pourrait rapporter de l'argent au régime qui cherche à rassembler les fonds de la prochaine campagne présidentielle de Denis Sassou Nguesso dont la famille est invitée à se cotiser afin d'avoir de quoi célébrer de façon pompeuse les dix ans de la mort de feu madame Edith Lucie Bongo Ondimba, une femme qui je le reconnai,s avait un bon coeur. Si la famille la plus riche du Congo doit se cotiser pour célébrer une fête de famille, il y a de quoi se poser des questions.
Le régime des barbarosaures nous distrait avec le procès d'André Okombi Salissa, une farce qui est une véritable honte pour notre pays - tellement la volonté du prince de condamner un homme innocent est manifeste. Okombi a décidé de se défendre - au lieu d'adopter la politique du silence du Général Jean Marie Michel Mokoko dont le procès en appel aura lieu en mars. On se demande : pourquoi ne s'être pas défendu au lieu de garder le silence ? Nous souhaitons néanmoins bonne chance à ses avocats.
L'honorable André Okombi Salissa a repris l'argument que nous avons émis sur les armes qui sont toutes tracées avec un numéro unique. On peut savoir d'où elles viennent et le régime le sait. Dans l'affaire Okombi, il faut absolument interroger monsieur Ossiébi, l'occupant de la parcelle, aujourd'hui disparu : les armes n'ont pu être déposées chez lui qu'avec sa complicité. Il y a donc vice de procédure dans cette affaire car le principal occupant de la parcelle n'est pas là, madame Okombi se trouvant à Paris et André Okombi Salissa n'y résidant pas. C'est donc un procès farfelu qui oblige le système par un de ses agents d'injustice de prétendre détenir la preuve qui clouerait le bec à André Okombi Salissa, un élément qui ne se trouve pas dans le dossier. On nous distrait au lieu de chercher à résoudre les VRAIS problèmes du pays.
Quel gâchis ! On a détourné 14000 milliards de francs cfa qui auraient permis de doter le pays d'écoles d'ingénieurs, d'architecture, de ponts et chaussées, d'universités dédiées à l'informatique, l'électronique et la robotique, préparant ainsi l'industrialisation du pays totalement livré aux étrangers qui le saccagent et le polluent avec la complicité des membres du système qui sont actionnaires de ces sociétés étrangères - parfois créées par des Congolais qui restent dans l'ombre. La pollution des rivières de Kellé et la destruction de ses forêts par une société chinoise a ému les Congolais. Pour coaguler l'or, on utilise du mercure et de l'arsenic qui tuent tous les êtres vivants dans les cours d'eau. Les habitants de Kellé font bien de se soulever mais tant que les engins restent en bon état, les activités de la société chinoise se poursuivront. Les yeux bridés chinois ont pollué leur pays ; ce n'est pas au Congo qu'ils auront des scrupules.
Nous sommes à peine 4 millions d'habitants. Avec toutes les sommes amassées pendant plus de vingt ans, il y avait de quoi loger tous les Congolais. Or, en dépit de notre pétrole, de nos minerais, de notre bois et de nos fleuves, lacs et rivières, nous manquons de tout : pas d'eau, pas d'électricité, pas d'hôpitaux, pensions et salaires non payés, université dont le personnel est en grève. Voilà qu'ils ont même réussi à détourner 14000 milliards de francs cfa au point où nous n'avons presque plus de liquidités à la BEAC, alors que le Congo prêtait (en fait donnait) de l'argent à qui lui en demandait ! Notre économie est totalement entre les mains d'étrangers. Nous signalons que si le Nigeria est la première économie africaine, c'est parce qu'il fait la part belle aux Nigerians dans le domaine des affaires. Il faut trouver le moyen de retenir l'argent dans le pays ; ce que le Ghana et le Nigeria font si bien. Même le Sénégal a un tramway ! Avec la découverte du pétrole offshore, il va avoir plus de moyens pour progresser vers une situation plus "émergente".
Où est passé l'argent du Congo ? Où sont passés les 14000 milliards des générations futures ? On dit qu'ils se trouveraient à Oyo - enfin, juste 60%, d'où la nécessité d'une banque dans une bourgade où la pêche est l'activité principale. Oyo a l'air d'un petit Yamoussoukro : plus grand hôtel du Congo qui tourne à perte, le plus grand hôpital pour une population de trois mille personnes, même pas, un port, un aéroport international dans lequel le personnel s'ennuie, une zone économique spécial, un abattoir, etc. Ce n'est pas une si mauvaise idée de développer Oyo mais si cela n'est dû qu'au fait que c'est le village présidentiel transformé en ville, le destin d'Oyo risque d'être semblable à celui de Gwadolite. Oyo a plus de maisons vides que d'habitants d'après certaines rumeurs, bien sûr, exagérées.
Il faut absolument qu'on se penche sur le cas de notre pays avant que les Chinois sous le prétexte de la dette ne fassent de nos compatriotes des étrangers dans leur propre pays. Ils pillent déjà notre littoral, massacrent nos forêts, polluent nos rivières, s'emparent de notre or, achètent les hectares de nos forêts, coupent notre bois précieux. Demain, il ne leur restera que de s'installer à notre place dans nos cités - ce que Denis Sassou Nguesso prépare sans doute derrière son impôt foncier. En attendant, la gendarmerie et la population se font la guerre à Kellé où Yves Kallas Oyalessa, commandant de brigade, a été abattu par les paysans après la mort par torture d'un enfant de douze ans - ce qui se généralisera si Pierre Mabiala fait du zèle.
Pour le régime, tout va bien ; ses membres vivent bien, continuent à détourner le denier public et à acheter des biens immobiliers à l'étranger. L'ethnie-Etat compte sur le FMI pour se faire de l'argent facile et gagner encore quelques années de pouvoir tranquilles. L'argent du FMI ne servira même pas à résoudre les problèmes des Congolais : il servira à rembourser les Chinois et à enrichir les membres du clan. Madame Lagarde prêtera des milliards de dollars au Congo à ses risques et périls. Si le Congo ne parvient pas à payer ses dettes, à régulariser salaires et pensions, ce n'est pas le FMI qui sera vite remboursé. Denis Sassou Nguesso et son régime ne sont pas dignes de confiance. Ce qu'il faut que le FMI exige, c'est une opération d'envergure où tous les Congolais poseront sur la table TOUS les problèmes du pays. Il faut sauver ce qui peut l'être encore pendant qu'il est encore temps. On peut comprendre que ceux qui démolissent le pays et qui nous laissent des dettes en détournant le denier public ne veulent rien voir car pour eux, tout va bien. C'est le peuple congolais qui souffre par la faute du régime des crocodiles du PCTue. Il faut qu'on leur prouve que le Congo est malade. Et pour cela, il leur faut une opération de la vue qui s'appelle une confrontation politique.
NE NKOSSI ZA MAKANDA,
LION DE MAKANDA,
MWAN' MINDZUMB, MBUTA MUNTU