Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Nous estimons que notre pays ne s'en sortira pas si les choses se poursuivent sans une véritable remise en cause de la politique actuelle, si nous ne cherchons pas ensemble à soigner les maux qui minent le Congo - même s'ils viennent d'une dictature que nous désapprouvons tous. De toute façon, toute seule, la dictature est peu encline à résoudre les problèmes de notre pays qu'elle cause mais pour le moment, elle est aux affaires louches de la république. Il faut faire avec elle. Pour l'instant. Puisque nous ne parvenons pas à la vaincre. Certains pays ont dû endurer l'occupation ou l'invasion de forces étrangères. N'avons nous pas supporté l'esclavage ou la colonisation à un stade de notre histoire ? Nous avons pourtant réussi à surmonter ces épreuves. Nous surmonterons aussi la dictature. Il faut parfois prendre son mal en patience avant de voir la guérison...
Le régime en place, nous le savons tous, ne se soucie que de son maintien au sommet de l'Etat pour jouir de l'argent facile que procure le pouvoir et non du sort de notre pays qui peut sombrer tandis que la caste au pouvoir se remplit les poches et mène la grande vie. Nous l'avons dit encore et encore que l'Etat dans notre pays se comporte comme une entreprise privée dont les dettes sont hypothéquées sur le dos du peuple et du pays - ce qui lui permet de continuer sa marche de démolition sans se soucier du lendemain. Tant que la dictature pourra payer sa milice privée et tant que le peuple divisé ne se soulèvera pas, nous pourrons supporter cette ignominie et cette humiliation pendant encore très longtemps. Même la mort de Sassou ne nous sortira pas de la dictature si les choses se poursuivent en l'état...
Trois domaines nous permettent de conclure que la crise au Congo a toutes les chances de se poursuivre et d'empirer si les Congolais ne prennent pas le mal par les cornes :
1) L'économie physique : elle est quasi inexistante. On ne voit pas au Congo un début d'industrialisation, le Congo ne produisant pas ce dont il a besoin. Nous importons même la tomate et l'oignon. Nous avons du pétrole mais nous manquons de carburant. Le peu d'économie physique que nous avons est tenu par des étrangers que par les Congolais qui vivent juste de rentes et de taxes. Nous n'avons pas assez d'hommes d'affaires nationaux pour promouvoir l'industrialisation du Congo ;
2) L'argent : Il n'y a pas d'injection importante d'argent pour soutenir l'économie physique, l'argent de l'Etat étant détourné pour être planqué à l'étranger et, les étrangers qui viennent faire des affaires au Congo rapatrient tout le bénéfice gagné chez eux sans le réinvestir dans notre pays. L'argent qui circule ne soutient donc pas l'économie réelle et ne reste même pas dans notre pays. L'Etat a eu 14000 milliards de francs cfa, une somme qui aurait pu permettre d'industrialiser et de moderniser le pays. Hélas, cet argent a été détourné et caché dans des paradis fiscaux au lieu de servir au développement du pays ;
3) La finance : Il n'y a pas un secteur bancaire national performant au Congo pour qu'il permette le financement privé de nos compatriotes afin de faire émerger une classe d'industriels et d'hommes d'affaires congolais. On ne peut même pas parler de spéculation dans notre pays qui ne possède pas de bourse ;
4) La dette : Sans système financier pour soutenir l'émergence d'une classe d'affaires, le pays ne peut compter que sur le pétrole. Or, celui-ci est gagé en remboursement de dettes octroyées auprès de pays comme la Chine ou auprès de fonds internationaux. La dette du Congo ne peut que grossir jusqu'au moment où personne ne voudra plus prêter de l'argent à notre Etat voyou. De toute façon, même si le FMI injectait des milliards de dollars dans notre économie, cela ne fera que grossir la dette qu'autre chose, ce gouvernement s'étant montré incapable de développer le pays. Sassou cherche de l'argent non pas pour développer le pays mais pour pérenniser son pouvoir.
Tout ceci s'explique par un système politique qui depuis 58 ans ne cherche pas à industrialiser et à développer le pays, le président Alphonse Massamba-Débat étant la seule exception.
Denis Sassou Nguesso a développé quelques activités à Oyo et ses alentours avec l'argent de l'Etat mais rien de très sérieux qui puisse développer le pays. C'est juste la transformation de milliards en boeufs, moutons, chèvres, autruches, étangs, production de foufou, d'huile de palme, d'eau minérale - pour éviter que toute sa fortune ne revienne aux Occidentaux après sa mort. L'ouverture d'une boucherie permettra de fournir de la viande aux siens pendant les fêtes mais ne pourra pas nourrir tout le Congo.
Comme cela se passe ailleurs - même dans des démocraties, La politique a échoué dans notre pays. Il est temps de s'asseoir et de penser vraiment à l'avenir du Congo si nous ne voulons pas subir dans une dizaine ou une vingtaine d'années une des plus graves crises que ce pays ait connues. L'économie mondiale va connaître une très grave crise. Nous voyons déjà comment de nombreuses économies occidentales vacillent à cause de gestion économique calamiteuse. Si nous ne prenons pas cette affaire au sérieux, le Congo pourrait se somaliser ou se rwandiser - produisant encore plus de misère pour notre peuple...
Le système dictatorial se maintient bon gré, mal gré mais il arrivera un moment où le colmatage ne sera plus possible. La milice armée qui protège le pouvoir finira par le lâcher un jour ; cependant, elle est tenue en laisse par une très puissante idéologie politique qui fonctionne très bien : L'AVENIR DES MBOCHIS qui pousse l'ethnie Mbochi à s'unir contre tout le reste du pays. Le Congo risque de sombrer dans la guerre civile et dans les règlements de compte. Nous devons éviter cette sombre perspective à notre pays.
Nous devons nous asseoir et discuter les yeux dans les yeux pour sauver notre peuple. Les choses ne peuvent plus continuer en l'état. On ne peut pas laisser les étrangers venir s'enrichir chez nous - alors que nous souffrons. On ne peut pas non plus laisser ceux qui sont au sommet de l'Etat continuer à ruiner ce pays qui se trouve déjà en pleine banqueroute. Certes, nous voyons tous les membres du régime mener la grande vie mais nous savons tous qu'ils ne travaillent pas pour le bien-être du Congo et des Congolais.
Nous voyons comment la France est en ébullition en ce moment, prouvant que la démocratie ne suffit pas pour purger tous les problèmes d'un pays - même si elle est toujours préférable à la dictature. Nous devons garder à l'esprit notre volonté de vouloir restaurer la démocratie mais l'urgence me paraît être aujourd'hui de sauver notre peuple en arrêtant la gabegie financière provoquée par le régime au pouvoir dans notre pays. Après tout, ce sont nos enfants qui hériteront de la dette car les barbarosaures détournent l'argent public et nous laissent des dettes.
Il y a le feu dans la maison Congo. Nombreux veulent simultanément et arrêter le feu et emprisonner le pyromane. Cependant, le pyromane est à la fois le chef suprême des armées et le premier magistrat du pays. Il faut peut-être suivre la voie de la sagesse en se mettant d'abord ensemble pour éteindre le feu avant de poser le problème de l'incendiaire. Nos critiques, nos imprécations et vociférations ne suffisent pas à arrêter et l'incendie et l'incendiaire. Mettons nous ensemble pour arrêter le feu. L'incendie éteint, nous aurons tout le loisir de poser le problème non pas de l'incendiaire mais des incendiaires car ils sont nombreux.
Il est vrai qu'éteindre le feu en sachant que le pyromane a toute latitude de relancer l'incendie n'est pas l'idéal mais pendant que le feu poursuit son travail de destruction, nous risquons de ne plus avoir de village. Il faut arrêter les dégâts avant que tout ne soit détruit. Nous avons besoin du pyromane car il a privatisé le seul puits du village qui contient l'eau qui peut arrêter le feu : ce puits d'eau s'appelle POUVOIR. Il est donc le problème mais il empêche aussi qu'une quelconque solution soit trouvée parce qu'il est assis à l'endroit où l'on trouve des solutions. Ce n'est pas une question d'amour mais de réalisme : nous devons dépasser notre haine, notre rancœur pour l'associer à la recherche de la solution.
Ce qui complique le cas de la maison Congo, c'est que le pyromane empêche qu'on éteigne le feu parce qu'il semble prendre plaisir aux étincelles qui brûlent le pays. Souffrons de nous asseoir avec lui pour qu'il nous permette de puiser l'eau dans le seul puits afin de sauver notre pays. Ensuite, nous verrons le reste au moment opportun. La seule question que nous devons nous poser est la suivante : si nous ne faisons rien, si nous refusons de discuter entre frères, entre compatriotes, si nous opposons la haine à la haine, dans quel état retrouverons-nous notre pays dans dix ou vingt ans ?
Après tout, nous n'aurons toujours pas de pétrole. Les spécialistes prédisent la fin du pétrole en 2065 - ce qui n'est qu'une hypothèse car la disparition des glaces pourrait permettre l'exploitation du pétrole de l'Arctique, de la Sibérie ou de l'Alaska. Si on n'arrête pas les Asiatiques, les yeux bridés détruiront toutes nos forêts. Sans industrialisation, sans argent, notre dette ne fera que grimper et ce n'est que de la dette que nous hériterons - sans oublier la haine. Nous n'avons qu'un seul pays - même si nous vivons pour certains à l'étranger. Nous devons réfléchir de façon dépassionnée car la passion n'a rien donné jusqu'à présent. La haine appelle la haine. Si la haine combat la haine, il en résultera de la destruction réciproque à coup sûr. Nous en avons assez des guerres déclenchées par la haine dans notre pays ; nous en avons marre de la ruine du pays au nom de l'avenir et de la suprématie d'une ethnie sur toutes les autres. C'est toujours le peuple qui trinque et paye le pris fort en cas d'hostilités. Il est temps que l'amour du pays confronte la haine du pays. Il est temps que l'amour du pays prenne le pouvoir...
NE NKOSSI, NGOMBULU ZA MAKANDA,
LION DE MAKANDA,
MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU