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Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.

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LE FONDS BLEU : UNE ESCROQUERIE ECOLOGIQUE, UNE ARNAQUE SUR LE DOS DU CLIMAT

LE FONDS BLEU : UNE ESCROQUERIE ECOLOGIQUE, UNE ARNAQUE SUR LE DOS DU CLIMAT
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Quand on voit les médias occidentaux faire grand bruit sur les dysfonctionnements climatiques causés par l'industrialisation sauvage enclenchée par les pays riches, les puissances du monde, quand bien même l'Occident et l'Asie détruisent les forêts primaires tropicales pour les transformer en milliards de dollars ou d'euros, comment peut-on prétendre changer quelque chose en matière de climat sans changer de mode de production, de paradigme social ? Les Occidentaux n'arrêtent pas de claironner qu'ils ne changeront pas leur modus vivendi. Ce qui veut dire que la déforestation, la transformation de forêts entières en billets de banque se poursuivra. Cependant, un certain nombre de phénomènes risquent de modifier l'opinion des pays occidentaux  : ouragans, cyclones, moustique tigre, sécheresse ne sont pas très rassurants. Aussi, on invente encore des moyens de s'enrichir derrière le trou dans la couche d'ozone. On sait que la question climatique ne deviendra intéressante que lorsqu'elle rapportera de l'argent, des milliards de dollars - aux monstres cupides et sans pitié de la finance. On invente le compte carbone, le bilan carbone, bref des mécanismes qui enrichissent quelques gros cabinets derrière la crise climatique - sans arrêter de piller les forêts africaines. En effet, on rase les forêts pour le bois car à 2000 ou 3000 dollars le mètre cube, l'okoumé et le limba enrichissent vite les exploitants forestiers. Tant pis si l'Afrique devient un désert, si l'Europe se réchauffe, si l'Amérique est traversée par de plus en plus de cyclones et d'ouragans : on ne peut pas arrêter la course en avant à l'industrialisation qui n'est qu'un moyen de l'enrichissement des magnats des affaires.

On connaît l'importance de la forêt dans l'assimilation du carbone. Il faut donc préserver les forêts et cela tombe bien pour Denis Sassou alias Nguesso que le bassin du Congo à l'instar de celui de l'Amazone, possède l'une des plus grandes couvertures végétales du monde. La préserver demanderait des milliards de dollars et il serait intéressant que  ceux qui causent la déforestation et le dysfonctionnement du climat payent non pas pour préserver les forêts mais une sorte de taxe de destruction de la forêt vierge. Le monstre de l'Alima qui aux dires d'un ami a rasé les forêts du sud Congo sait que la forêt ne connaît pas de frontières. Tout comme les fleuves. Il est donc nécessaire de s'associer avec les autres pays du bassin du Congo pour faire cracher des milliards aux pays riches au prétexte de la préservation des forêts du bassin du Congo - que Denis Sassou Nguesso laisse pourtant détruire.

Il est connu que tout escroc, tout arnaqueur est un opportuniste qui flaire la bonne occasion de se mettre plein les poches. Aujourd'hui, la dégradation du climat qui n'est qu'une conséquence du libéralisme sauvage devient une occasion pour certains de s'enrichir. Que Sassou arrête cette comédie appelée "FONDS BLEU" qui amuse même les oiseaux et les singes qui voient des forêts entières disparaître au travers de la déforestation. Si Denis Sassou alias Nguesso veut escroquer l'Occident et les autres gouverneurs noirs, qu'il trouve un autre prétexte mais pas celui de la protection de la faune et de la flore. S'il veut aussi trafiquer l'eau du fleuve pour la vendre, il n'a pas non plus besoin d'un fonds bleu : si les Occidentaux avaient besoin de l'eau du fleuve Congo, ils ne nous demanderaient pas notre permission pour la prélever.

 

Qu'on arrête de nous distraire. D'un côté, on rase les forêts, de l'autre, on exige des milliards de dollars pour préserver ce que l'on détruit sciemment. Nous avons tous vu les images des forêts dévastées dans la Cuvette ouest au nom de la quête de l'or. En transformant une partie de la forêt en désert, avant d'exploiter l'or, on a prélevé le bois au passage. En polluant les rivières et les lacs, on a commencé par raser les forêts pour ensuite déverser des produits toxiques qui amalgament l'or et qui finissent dans nos cours d'eau comme le mercure qui est un poison pour les animaux aquatiques et les poissons, un poison qui finit par se retrouver dans le sang de ceux qui boivent l'eau des rivières et mangent leurs poissons.

On peut toujours essayer de nous distraire mais nous savons que l'homme d'affaires Willy Etoka détruit les forêts primaires pour les transformer en palmeraies avec le soutien des actionnaires occidentaux. On connaît les hommes politiques impliqués dans l'exploitation illégale du bois. Et nous savons que si rien n'est fait, un jour, le Congo deviendra un désert. L'érosion à Pointe-Noire et à Brazzaville est une conséquence du déboisement sauvage au profit des parcelles d'habitation. Avec les pluies abondantes, on n'a pas besoin d'être un grand scientifique pour comprendre ce qui se passe à Ngamakosso.

 

Il semble que le premier Rwandais de la RDC n'ait pas mordu à l'appât tendu par le mokilimbembe de l'Alima car il a refusé de parapher l'accord final. Le petit Rwandais a compris que le Béninois veut l'entuber derrière une fausse affaire de protection des forêts qu'on détruit pourtant allègrement. Si Sassou veut vraiment que nous commençons à le prendre un tantinet au sérieux, qu'il arrête le déboisement sauvage de notre pays et que l'on laisse aux forêts le temps de se reconstituer. Les sociétés forestières doivent reboiser : à chaque arbre coupé doit correspondre cinq arbustes de la même espèce plantés. Il faut que certaines étendues de forêts deviennent des aires protégées. Le contrôle des Eaux et forêts doit devenir systématique : chaque société forestière doit être accompagnée d'un contrôleur qui aura le pouvoir d'arrêter le massacre de nos forêts en cas de violation des lois de protection de la faune et de la flore. Il faut que ce rôle soit confié à ceux qui survivent grâce aux ressources de la forêt. Or, il n'en est pas question pour le moment. Les grumes sont toujours aussi nombreux en direction de l'Occident. Nous avons donc de bonnes raisons de croire que cette histoire de Fonds bleu n'est qu'un escroquerie écologique, une arnaque sur le dos des dysfonctionnements climatiques.

 

NKOSSI NGOMBULU ZA MAKANDA,

LION DE MAKANDA,

MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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