Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Il n'a fallu qu'un jour après notre article pour que le caporal-chef Masson réapparaisse avec une nouvelle livraison audio - après trois jours de silence. Le cap-chef court toujours. Il explique sa stratégie et revient avec une organisation : Le Rassemblement des Caporaux-Chefs Républicains pour la Libération du Congo, en sigle RCCRLC, dont il est le chef et, cette fois-ci, prenant exemple sur Samuel Do ou Daddis Camara, il n'exclut pas de conquérir le pouvoir.
Pour ma part, ceux qui me lisent se souviennent que j'avais dit : même si un cabri chassait Sassou, j'applaudirai le cabri. On peut comprendre pourquoi le mouvement de notre héros national ne s'adresse qu'aux caporaux-chefs. En effet, la hiérarchie militaire étant structurée en grades, il suffirait d'un sergent dans l'organisation pour que la chefferie du RCCRLC bascule entre les mains de quelqu'un d'autre. Notre héros dans l'ombre qui affirme clairement qu'en qualité de soldat, il ne fait pas de politique, a créé son mouvement comme un bon soldat. Reste à savoir si les sergents, lieutenants et consorts vont l'imiter. Après tout, ceux qui vont au front, ce sont les moins gradés.
Nous demandons tout de même au caporal-chef Ferdinand Masson d'être discret et de moins se disperser dans ses communications car une trahison est vite arrivée qui pourrait satisfaire le besoin de sang de Sassou. L'homme nous paraît intelligent. Il utilise peut-être de nombreuses puces téléphoniques "bismuthées", déjà qu'il a réussi la prouesse de modifier son timbre vocal.
Notre héros dans l'ombre a indiqué là où il travaille : LA DGSP ou Direction Générale de la Sécurité Présidentielle. Vérité ou leurre ? Avec une indication de grade et un lieu de travail, Denis Sassou alias Nguesso n'aura aucun mal à traquer tous les caporaux-chefs de la DGSP car comment pourrait-il dormir avec une gâchette qui envisage de lui piquer son fauteuil ? La Bête d'Edou est capable d'écumer toute la faiblesse publique pour retrouver un seul homme. Je parie que c'est déjà le cas.
Et si le caporal-chef n'était pas un caporal-chef ? Et si même son lieu de travail ne servait qu'à fournir une fausse piste aux chiens méchants du régime qui le traquent afin d'introduire la suspicion qui romprait la confiance au sein de la garde présidentielle ? Si tel était le cas, alors, chapeau Ferdinand Masson qui n'est qu'un nom d'emprunt ! La seule certitude que nous ayons, c'est qu'il est en liberté.
Question sens pratique, nous nous demandons comment il pourra orchestrer et diriger son organisation : va-t-il se contenter de donner des ordres via les réseaux sociaux ? Ne prendra-t-il pas à un moment ou à un autre la décision de rassembler son monde ? En attendant, il va mettre le peuple à l'épreuve pour voir s'il est vraiment avec lui : il s'agira de ne pas payer sa facture d'eau et celle de l'électricité pour ensuite entrer dans une désobéissance civile sous forme de ville morte. Il faudra bien que son mot d'ordre parvienne au peuple et il sera nécessaire de dépasser le cadre des réseaux sociaux car tous les Congolais n'ont pas accès au web. L'espoir semble quelque peu permis puisqu'il affirme que la maison de Claudia Sassou à Ngamakosso aurait été pillée.
Nous sommes tous derrière le caporal-chef courage, héros dans l'ombre car il a bien raison de se cacher face à une brute suceuse de sang et de larmes comme Denis Sassou alias Nguesso. Sa clairvoyance n'a de pareille que sa lucidité quand il constate que Sassou a montré ses muscles même contre les siens et n'hésitera pas à tuer si les populations se révoltaient. C'est justement ce qui est intéressant dans cette affaire puisque les caporaux-chefs du RCCRLC pourront faire barrage. Du moins, on l'espère : j'ai toujours déploré le fait qu'il n'existe pas de force armée dédiée à la protection des peuples lorsqu'ils sont attaqués par des dictateurs.
Un caporal-chef défie un Général d'armée. Et il semble que sur le plan de la communication, il a gagné la première bataille médiatique. Nous attendons le passage aux choses sérieuses. Nous avons toujours espéré que des failles apparaissent au sein de la faiblesse publique mais que d'occasions ratées ! L'arrestation du Général Mokoko, celle de Ntsourou ou d'Okombi ou de Dabira, rien n'y a fait. Il a fallu attendre le courage d'un caporal pour que des voix discordantes résonnent au sein de ce qui nous tient lieu d'armée et de police.
Je l'ai dit à l'assemblée nationale française : " Il est venu par les armes ; il ne peut partir que par les armes". La force ne respecte que la force. Nous avons déjà appelé l'armée et les gens en armes à un sursaut républicain. Aujourd'hui, c'est l'occasion de recommencer :
SOLDATS DU CONGO, REJOIGNEZ LE CAMP DU CAPORAL-CHEF FERDINAND MASSON EN PRENANT LA CAUSE DU PEUPLE !
Avant de surgir sur le plan physique, les changements se produisent dans l'esprit, dans le monde des idées. Vous vivez l'injustice mais pire, vous l'entretenez. Je l'ai dit et redit : il suffirait que l'armée lâche Sassou pour que ce système inique s'arrête pour de bon. Obéir de façon aveugle à des ordres meurtriers et iniques fait de vous non pas des soldats mais des ASSASSINS. Vous pouvez arrêter de tourner l'arme contre votre propre peuple en la retournant contre l'assassin de votre peuple. Il est temps de stopper la bête Sassou.
NKOSSI, NGOMBULU ZA MAKANDA
LION DE MAKANDA,
MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU