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Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.

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DETTE DU CONGO : DENIS SASSOU ALIAS NGUESSO DOIT REMBOURSER TOUT SEUL LA DETTE DU CONGO

DETTE DU CONGO : DENIS SASSOU ALIAS  NGUESSO DOIT REMBOURSER TOUT SEUL LA DETTE DU CONGO
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Une fois encore, asphyxié par la dette qui pourtant a été réduite de 70% lors de l'admission du Congo à l'initiative PPTE, notre roi national, Denis Sassou alias Nguesso, a dû se résoudre à faire la manche auprès du FMI qui a demandé au Congo un audit sur la corruption et sur la bonne gouvernance avant d'envisager de lui prêter les milliards de dollars de la communauté internationale, en fait, des pays actionnaires du FMI. Qui va s'en charger ? Un serviteur nommé par le régime - alors qu'il eût fallu pour une question de pertinence et d'indépendance que le FMI lui-même s'en chargeât. L'auditeur aura toutes les peines du monde à faire son travail car il se heurtera à l'impunité de certains caciques du régime, le gang en chef, en premier...

La bonne gouvernance suppose d'établir comment les intérêts du Congo ont été défendus (ou trahis) pendant vingt ans par le régime dictatorial qui ruine le Congo. Il s'agit :

- d'examiner les contrats signés par le Congo pour voir s'ils étaient réguliers ou non en examinant s'il y a eu par rapport aux normes internationales des irrégularités volontaires car ceux-ci peuvent être des bons indicateurs de lecture de la corruption. Comment certains pays ont-ils pu construire des infrastructures supérieures à celles du Congo à moindre coût ? Voilà une piste intéressante à explorer. Si un contrat a été lésé au détriment du Congo selon ce qui est convenu ou s'il a été exagérément gonflé, cela peut aussi montrer qu'il y a eu corruption. Il y a donc bel et bien un lien entre mauvaise gouvernance et corruption ;

- d'étudier l'attribution des appels d'offre en établissant comment ils ont été concédés. On peut par exemple facilement montrer la collusion entre certaines sociétés et le clan Sassou & Nguesso au pouvoir depuis vingt ans. En effet, si des contrats échoient à des sociétés dont les présidents sont les  proches de Sassou ou dans lesquels les membres du régime sont actionnaires, on peut facilement établir des irrégularités et montrer que les appels d'offre ont été faits au détriment du Congo ;

- de comparer les biens et ressources des membres du gouvernement, du clan et de Denis Sassou Nguesso lui-même sur la base de leurs revenus réels. Denis Sassou Nguesso doit justifier de l'achat de ses trente mille têtes de bétail, de la façon dont il s'est doté de telle ou telle société, etc. La mauvaise ou mal gouvernance doit aussi établir les détournements du denier public. Cela aurait été facilité par la déclaration des ressources à l'entrée au sein du gouvernement et à la sortie. Denis Sassou et certains de ses proches n'étaient pas aussi riches en 1997 - même si la fortune du premier gangster d'Etat était estimé en 19932 entre 5 et 7 milliards de dollars. On est à peu certain aujourd'hui que Denis Sassou alias Nguesso est aujourd'hui l'un des hommes les plus riches du Congo pour avoir fait main basse sur toutes les ressources et richesses du pays. L'audit le concerne donc à plus d'un titre. Il en est de même pour ses proches et pour ses ministres dont certains cumulent près de vingt ans au gouvernement. Certaines acquisitions ne peuvent être justifiées par les salaires ;

- d'enquêter sur les prêts consentis au Congo à des pays comme la Côte d'Ivoire, pourtant plus riche que le Congo afin de savoir s'il existe des documents attestant des prêts et des modalités de remboursement. Rien n'autorise constitutionnellement Denis Sassou Nguesso à prêter l'argent du Congo à un pays tiers à titre personnel car il s'agit de l'argent d'un Etat. L'auditeur a donc du travail devant lui. Nous souhaiterions par ailleurs qu'il communique de temps en temps sur l'avancement de ses travaux.

Bref, le travail sur la corruption et la bonne gouvernance peut prendre du temps si on prend exemple sur l'affaire des Biens Mal Acquis qui n'a pas encore connu de jugement jusqu'à aujourd'hui, une affaire qui date du temps de la présidence de Nicolas Sarkozy. Nous avons affaire à une comptabilité d'Etat des plus désastreuses voire une double comptabilité avec des dissimulations. Rien ne garantit que le régime va donner pleine et entière coopération dans cet audit.

On peut faire plus simple : si Denis Sassou Nguesso est le seul responsable dans le choix des hommes qui l'entourent, dans la signature des contrats et dans l'attribution des marchés, vu sa détonante richesse faite de détournements de deniers publics et, vu qu'il a peut-être dix ou vingt fois plus d'argent que le montant de la dette du Congo, il pourrait faire en sorte de l'éponger tout seul. Au moins de la sorte, il permettrait au Congo de repartir à zéro. Notre dette est d'environ 8 milliards de dollars. C'est quoi 8 milliards de dollars pour un homme qui en pèse peut-être cent ? Rien du tout. Libre à lui ensuite de se faire rembourser auprès de son gang des barbares d'Etat assurés de l'impunité absolue - à cause de lui. Ils ont tous suivi son exemple en puisant dans les caisses de l'Etat et les malversations sont légions.

Cependant, depuis l'instauration du ministère des Grands et des Petits Travaux, tout l'argent du pays est passé entre ses mains, celles d'Ondongo et celles de Bouya, la Lettre du Continent allant jusqu'à indiquer que sept Mbochis, tous originaires d'Oyo, s'occupaient de toute la gestion de l'argent du Congo - Brazzaville.

Il n'y a aucun domaine de l'économie où Denis Sassou Nguesso n'a pas eu sa part d'enrichissement illicite. Nous estimons qu'il lui faut assumer mais pas juste par les mots cette fois-ci : il s'agit de restituer au Congo une partie de l'argent volé, au moins l'équivalent de la dette nationale. Cela ne suffit pas d'en puiser de temps en temps à la Banque personnelle de Sassou à Oyo - pour payer les salaires des serviteurs du régime. Il faut faire plus : payer toute la dette du Congo. Après cela, il sera plus facile de relancer notre économie. Denis Sassou n'est pas obligé de l'annoncer ; il peut le faire en douce. Nous savons que certains de ses proches ont même prêté de l'argent au Congo, de l'argent pourtant volé au Trésor Public !

Tous les observateurs sont unanimes pour dire que le FMI finira par aider Denis Sassou Nguesso, bon serviteur de la Françafrique. Seulement, le FMI va certainement attendre la fin de l'audit sur la mal gouvernance et sur la corruption. Nous préférons parler de mal que que de bonne gouvernance car la ruine d'un tout petit pays de 4 millions d'habitants, même pas, penche plutôt pour un audit de la mal que de la bonne gouvernance. Nous nous demandons juste ce que fera le FMI des résultats de l'audit. Si l'audit démontrait de la corruption et de la mal gouvernance - ce qui est le cas selon les dires récents de l'ancien ministre Alain Akouala Atipault, que fera le FMI ? Va-t-il se désister ? Va-t-il se contenter d'un remaniement ministériel ou exiger que l'argent volé aux Congolaises et aux Congolais leur soit restitué ? C'est bien de commander un audit. Mais pour quoi faire ensuite ? Pour quelles décisions ? Cet audit épargnerait-il le chef d'Etat ou est-il aussi sujet à examen ? Si oui, pourquoi ? Nous avons le droit de savoir.

Il faut qu'on examine tous les comptes du Congo et qu'on nous dise par quels canaux transite désormais l'argent du Congo. Nous avons aussi le droit de savoir ce que l'on a fait de l'argent de notre endettement national, notamment auprès de qui le Congo s'est endetté et pourquoi - alors que nous avions les moyens de ne pas nous endetter pour entreprendre certains travaux.

Que fera-t-on des corrompus et des corrupteurs ? Il s'agit tout de même de problèmes qui relèvent de la Haute Trahison. Si nous avions une vraie justice, c'est elle qui allait se charger de l'audit. Hélas, depuis vingt ans, notre ministère de l'injustice s'est chargé de protéger les prédateurs et les malfrats de la république royale bananière. Tous les gredins cupides du monde ont pu tranquillement prospérer en toute impunité dans notre pays. Tout cela, par la faute d'un seul homme qui a autorisé l'immoralité la plus inadmissible : Denis Sassou alias Nguesso. Aussi, nous lui exigeons des réparations à titre personnel : il lui revient de payer toute la dette du Congo pour permettre à notre pays de respirer.

 

NKOSSI ZA MAKANDA, LION DE MAKANDA,

MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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M
Bjour LDM! Je lis : "Il faut qu'on examine tous les comptes du Congo et qu'on nous dise par quels canaux transite désormais l'argent du Congo. Nous avons aussi le droit de savoir ce que l'on a fait de l'argent de notre endettement national, notamment auprès de qui le Congo s'est endetté et pourquoi - alors que nous avions les moyens de ne pas nous endetter pour entreprendre certains travaux."<br /> C'est là la question ; une question qui ne trouvera pas réponse du côté ni du FMI qui doit être gêné par cette question, ni du côté du pouvoir de Brazzaville qui n'y voit qu'une occasion de se suicider. Avoir sacrifié l'avenir de tout un pays pour des broutilles de travaux qui 15 ans après n'ont pas eu le moindre effet d'entrainement sur la vie économique nationale, c'était peut-être cela l'objectif premier de ces dépenses de prestige.<br /> Dans les malheurs du Congo, on doit sans peine accuser autant le pouvoir local que les organisations financières internationales, cela d'autant plus facilement qu'un représentant d'une de ces organisations au Congo, a vite fait de démissionner pour se lancer dans le Conseil et l'expertise, auprès du Congo qu'il connaissait fort bien.
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