Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Au lieu de s'en prendre à des jeunes qui n'ont rien fait de préjudiciable - comme Roland Nitou et les INDIGNES DU 242, Toto Ngakala et l'injustice congolaise feraient mieux de s'occuper du cas Rodolphe Adada s'il veut vraiment servir à autre chose qu'au rôle d'un chihuahua injusticier, aboyeur et accusateur à tort d'innocents. Apprendre que son Excellence Rodolphe Adada excelle dans le détournement silencieux du denier public, au point où il a planqué aux îles Caïmans et à Belize une fortune mal acquise de 800 millions de dollars, soit plus de 520 milliards de francs cfa devrait pousser un gouvernement responsable au moins à le rappeler de son poste d'ambassadeur du Congo en France. Qu'il estime ne pas être le seul n'est pas le problème mais lui, est un ambassadeur, un homme qui représente le Congo à l'étranger et donner au monde entier l'image d'un gouvernement de voleurs est une insulte au peuple congolais. Rodolphe Adada ne s'est pas constitué cette fortune à l'huile de coude. C'est forcément de l'argent mal acquis, de l'argent détourné dans les caisses de l'Etat.
Alors que le Congo ne parvient pas à payer le personnel médical du CHU de Brazzaville, on se rend compte qu'un individu a planqué près de 19% de notre budget national ! Et la justice ne s'en mêle pas. Bien sûr que dans un climat de détournements généralisés du denier public, il serait mal placé de poursuivre un membre de l'ethnie-Etat - alors que tous sont coupables et si Adada vaut 520 milliards de francs cfa, on peut se demander combien pèsent Denis Sassou Nguesso lui-même, Bouya et les autres. Dans un climat de pillage général des caisses de l'Etat, qui peut lever le petit doigt pour accuser son prochain ? Personne. Rodolphe Adada, membre puissant du royaume, appartient à l'ethnie-Etat ; il est donc détenteur de l'impunité absolue dévolue à tous ses membres. Il peut dormir tranquille : personne ne lui demandera des comptes. Pendant que Congolais meurent faute de soins, Rodolphe Adada a de quoi soulager la crise de l'hôpital à lui tout seul.
Rodolphe Adada, le porteur de noeud papillon, le noeud papillon du vol, ne remboursera pas l'argent qu'il a volé au peuple congolais. Il n'aura même pas à s'expliquer devant les tribunaux du Congo et il gardera son poste d'ambassadeur du Congo en France - même s'il doit nous foutre une honte internationale. Pourquoi ? Disons-le clairement ; parce qu'il est Mbochi, l'ethnie-Etat, l'ethnie dont les membres sont automatiquement nantis de l'impunité absolue - même quand ils tuent des innocents. C'est au tribalisme exacerbé de Denis Sassou Nguesso que nous avons à déplorer ce pillage systématique des caisses de l'Etat. Voilà où nous a conduit le tribalisme : à la ruine du pays, à l'impunité des gangsters d'Etat.
La France pourrait revoir l'accréditation d'ambassadeur de son Excellence en détournements du denier public, Rodolphe Adada, mais elle n'en fera rien. Il en résultera que l'homme pourra dormir tranquille parce que le système mis en place par les barbares venus des berges de l'Alima ne consiste qu'à une chose : trouver les voies et moyens pour piller le Congo et lui laisser des dettes. Rodolphe Adada n'aura aucun regret car il trouvera comme excuse le fait que tous les membres de l'ethnie-Etat sont comme lui des Angwalimas qualifiés. Lui, n'a eu que la malchance de se faire avoir, non d'avoir été découvert.
Si on pouvait récupérer la moitié des sommes détournées par le régime du gang des barbares de l'Alima et apparentés, on pourrait facilement atteindre les 50.000 milliards de francs cfa. Non, le Congo n'est pas en crise à cause de la baisse des courts de pétrole mais à cause du pillage systématique des caisses de l'Etat par des énergumènes sans scrupules rassurés par l'impunité que leur conférait la proximité au premier gangster d'Etat, le barbare en chef, Denis Sassou Nguesso. Et il y a des gens pour soutenir ce genre de criminels en col blanc, des barbares en costume - cravate.
Le tribalisme a fini par conduite notre pays dans la fosse tombale. Et on veut me dire qu'il faudra demain pardonner à ces voleurs et à ces assassins. J'entends d'ici les Aya Tonga du Congo prendre excuse de ces crimes en essayant de tenir la comparaison avec le régime du professeur Pascal Lissouba. On peut tout reprocher au président Pascal Lissouba - sauf le fait d'avoir lruiné son pays. Il a laissé un pays debout. Denis Sassou Nguesso le laissera complètement dans la tombe. Bien sûr, les membres du clan et leurs complices de toutes les ethnies pourront garantir des lendemains sans inquiétude à leurs enfants mais notre peuple est à jamais perdu. A présent que le FMI regimbe à venir en aide à ces voleurs, notre peuple va souffrir.
Que ceux qui pensent que le scénario zimbabwéen pourrait se produire au Congo ne rêvent pas : le Congo n'est pas le Zimbabwé. L'armée est entre les mains de miliciens nordistes et mbochis qui ne feront rien contre leur KANI - même si ce dernier entraîne le Congo en enfer sur terre. La seule chose qui pourrait faire réagir le régime, c'est que le pouvoir échappe au nord ou aux Mbochis.
Et pour couronner le tout, ils désirent que le pouvoir reste ad vitam aeternam entre les mains de ces barbares voleurs et assassins. A l'allure où vont les choses, si un sursaut global n'est pas possible, ils conserveront le pouvoir à la mort du mastodonte de l'Alima. Je me rappelle encore cette image du pouvoir-gibier capturé par Sassou, une parabole évoquée par un griot du régime en mbochi qui se demandait comment le pouvoir pouvait leur échapper. Pourquoi s'accrochent-ils au pouvoir au point de nier ou de ne pas vouloir de la démocratie ? Pour le bien du Congo et des Congolais ? Pas du tout ! Ils ne pensent qu'à l'enrichissement facile - quitte à ruiner le Congo. De toute façon, ils ont déjà pris des dispositions pour fuir si les choses tournaient mal mais il n'y a aucun risque : la milice tribale est prête à tout pour protéger les barbares qui règnent sur le pays. Encore une fois, c'est notre faiblesse qui fait leur force. Et qu'est-ce qui fait notre faiblesse ? Le tribalisme qui a divisé les Congolais au point où une insurrection généralisée sur toute l'étendue nationale est difficilement envisageable. Il est donc temps de débattre sur le tribalisme qui a ruiné notre pays.
LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU