Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Nous venons d'apprendre sur le réseau "Politique" que Denis Sassou serait arrivé cette nuit à Paris. Bien que nous utilisons le conditionnel, notre source est assez sûre d'elle. Il est plus prudent d'arriver la nuit que la journée pour éviter les manifestants de la place de Paris, n'est-ce pas ? Il n'y a rien de prévu sur le site de l'Elysée. Cela ressemble plus à une visite privée qu'à une visite officielle. Peut-être est-il en France pour se rendre au chevet de son épouse qui selon la rumeur serait hospitalisée à l'hôpital américain de Neuilly. On parle d'un AVC mais rien d'officiel. Nous avons appris qu'elle serait arrivée à Paris dans un avion médicalisé. Si cette rumeur est fondée, cela constitue un indicateur crédible de la gravité de l'état de santé de madame Antoinette Sassou Nguesso. Et ceci expliquerait bien cela. C'est une attitude noble qu'un époux soit au chevet de sa femme malade. Si Sassou pouvait avoir la même attitude à l'égard du peuple congolais... Pour l'instant, à l'égard du peuple, il est plus une arme de destruction massive qu'autre chose.
Nous n'avons jamais cessé de prier pour le Congo et nous continuerons à le faire. Nous prions même pour Denis Sassou Nguesso - même si nombreux sont mes amis qui me l'ont reproché dont certains sont pourtant des chrétiens qui oublient que le Christ préconisait de prier pour ses ennemis. Dieu peut adoucir le plus dur des coeurs. Nous croyons qu'un miracle est toujours possible - même si la réalité nous pousse à croire le contraire. Justement, c'est dans de telles occasions que les miracles sont nécessaires.
Si madame Antoinette Sassou Nguesso est vraiment hospitalisée, nous lui souhaitons prompte rétablissement et nous prierons pour cela. Nous n'approuvons pas le fait que l'on souhaite du mal à autrui : si on souhaite du mal ou le pire à ceux qui nous font du mal, en quoi sommes-nous différents d'eux ? Il ne faut jamais souhaiter la mort de personne. Nous savons que le régime des crocodiles du PCT est mortifère pour notre peuple mais ce n'est pas une raison pour souhaiter la mort des bourreaux du peuple : il faut les arrêter et les juger conformément à la loi en leur demandant des comptes et, si nécessaire, changer la loi pour que que justice soit rendue au peuple. Il y a une différence entre vouloir se débarrasser d'un régime pour le bien du peuple et le fait de souhaiter la mort d'une pauvre femme qui n'est pas directement responsable du sadisme politique de son cher époux.
Madame Antoinette Denis Sassou Nguesso née Tchibota, si vous êtes vraiment hospitalisée, nous vous souhaitons prompte guérison. Votre place n'est pas dans un hôpital parisien mais au Congo auprès de votre époux où vous faites de votre mieux pour atténuer les souffrances du peuple congolais. Nous sommes au courant qu'il préfère écouter sa famille - notamment Jean Dominique Okemba et les autres que vous. C'est une honte qu'un pays aussi riche que le Congo n'ait pas un hôpital digne de ce nom avec le personnel et l'équipement médical le plus approprié. Quand vous sortirez, faites en sorte de pousser votre époux à construire les hôpitaux dignes de ce nom dans notre pays et à les équiper correctement. Nous avons subi une grosse humiliation d'apprendre le décès de feue Edith Bongo Ondimba, femme et fille de président, au Maroc : cela résume assez bien le caractère lamentable des systèmes de santé en Afrique centrale, en l'occurrence. Aussi beau que soit un édifice dédié à la santé, si le personnel hospitalier, l'équipement et l'environnement ne répondent pas aux NORMES INTERNATIONALES, nous avons affaire à un DISPENSAIRE... Si le pays dirigé par votre époux avait des hôpitaux dignes de ce nom, vous n'auriez pas perdu du temps dans un avion médicalisé, s'il en est. Et on sait combien le temps est précieux dans le cas de certaines pathologies. A votre sortie, préoccupez-vous aussi, après votre convalescence, de l'affaire des rétroviraux périmés car c'est un cas d'empoisonnement collectif. Merci d'avance.
LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU