Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
Le rituel des discours de fin d'année prononcés par les chefs d'Etat est bien connu. Le dictateur Denis Sassou Nguesso n'a pas dérogé à la règle. Il s'est exprimé face à la nation et face aux forces armées congolaises. Nous avons pris la peine de voir la vidéo du discours de fin d'année de Denis Sassou Nguesso et celle de l'allocution qu'il a prononcée à l'endroit des forces armées congolaises - en sa qualité de chef suprême des armées ethnisées du Congo. Dans la première, monsieur OUI POUR SANG confirme ce que nous avons dit en annonçant que 2017 sera une année difficile. Difficile pour qui ? Pour son clan ? Bien sûr que non ! Difficile juste pour le peuple. Le clan Sassou & Nguesso est riche de tous les milliers de milliards de francs cfa dérobés dans les caisses de l'Etat. La faillite de l'Etat, ceux qui la ressentent le plus, ce sont les citoyens lambda et non les nantis du système PCT et apparentés. Ils trouveront même le moyen de s'enrichir de plus bel sur notre souffrance : ils le font déjà...
Un de mes amis redoutent la baisse des salaires et des retraites - alors même que le paiement selon indice de la grille des fonctionnaires n'est déjà pas respecté. Nous avons suffisamment expliqué pourquoi 2017 sera une année difficile ; vous n'avez qu'à lire les articles précédents. Même si le pétrole remontait un peu, cela ne suffira pas à résoudre nos problèmes financiers. L'endettement de l'Etat qui hier distribuait ses milliards à tant d'autres pays africains se poursuivra. L'érosion de la population active se poursuivra aussi et avec elle plus de misère frappera le peuple. L'ensemble du peuple.
Soutenir Denis Sassou Nguesso finira par apparaître un jour comme absurde et suicidaire. Absurde parce que cela n'a aucun sens de soutenir un système qui détruit l'avenir de ses propres enfants et suicidaire parce que ce soutien finira par coûter la vie à ceux-là qui le portent à bout de bras - si ce n'est déjà le cas. Il ne saurait se comprendre que l'on soutienne surtout manu militari une dictature qui affame et tue le peuple qui vous a donné la vie !
Si le discours à la nation à été insipide et terne, celui aux forces armées se caractérise par un appel des soldats au sacrifice suprême, c'est-à-dire, à sacrifier leur vie en défendant celle du dictateur afin de pérenniser son régime tyrannique. Nous savons tous que cet appel fait écho et allusion à ce qui se passe dans le Pool où de jeunes soldats de Tsambitso meurent pour rien. Le monstre d'Edou, mi-ndzokou, mi-ngoki, incite ses mercenaires à mourir pour lui, à défendre son pouvoir, quitte à donner leur sang, à verser par terre leurs vies. Il ne veut plus seulement prendre et sacrifier gratuitement le sang des autres mais voilà qu'il est prêt à sacrifier le sang des siens qu'il avait déjà sacrifié en 1997 en se hissant à nouveau au sommet de l'Etat. Bien entendu, si ceux qui sont en première ligne au front sont de son sang royal. Aucun de ses enfants n'est engagé dans l'opération Mouébara. Pas plus que ses neveux. En somme, Denis Sassou Nguesso exige le sacrifice suprême aux enfants des autres, les siens se contentant d'en engranger les bénéfices. Les Sassou & Nguesso sont devenus des dieux pour lesquels les fils du Congo doivent mourir. C'est bien triste.
Ceux qui meurent sous les coups de la résistance de nos compatriotes du Pool meurent pour rien car Ntumi et ses hommes, en position de légitime défense, ne menacent ni l'Etat, ni le pouvoir, ni le pays. Ils meurent pour rien. Un soldat ne devrait mourir que pour défendre son pays et son peuple et non pour pérenniser une dictature. Or, le sacrifice qu'on exige ici consiste à massacrer ses compatriotes, quitte à mourir de leur riposte légitime. Ce n'est pas Ntumi le danger qui menace l'Etat et le Congo mais bien Denis Sassou Nguesso. Si les soldats veulent vraiment que leur sacrifice vaille quelque chose, ils savent ce qu'ils doivent faire - d'autant qu'il est encore temps de sauver et l'Etat et le pays de la ruine totale qui nous menace si on laisse Denis Sassou Nguesso poursuivre son amateurisme destructeur au sommet de l'Etat.
Chers membres de la force publique, il faut rompre avec l'obéissance aveugle et avec la servitude volontaire. Ceux qui défendent ce régime à tort et à travers seront aussi coupables de la faillite totale de notre pays quand elle surviendra. Quitte à se sacrifier, mieux vaut le faire en sauvant des millions de vies au lieu de les condamner. Encore une fois : même si un cabri nous délivrait de la tyrannie de Denis Sassou Nguesso, nous applaudirons le cabri. Tout véritable sacrifice doit être utile à sa nation. Il ne faut pas seulement se sacrifier pour sauver le peuple mais il est encore plus important de le faire pour lui garantir un avenir.
Soldats de la république, à quoi cela vous sert-il de vous sacrifier pour un individu qui ruine l'avenir de vos enfants ? Vous êtes envoûtés par la logique de l'ethnie-Etat mais quand surviendra la faillite totale, nous souffrirons tous. Ne souffrons-nous pas déjà tous au nord comme au sud, à l'est comme à l'ouest ? Ouvrez les yeux. Il est encore temps pour vous de sortir de votre léthargie pour prendre la bonne décision. IL FAUT SAUVER LE CONGO PENDANT QU'IL EST ENCORE TEMPS. Vous avez fait le serment de défendre votre pays. Il vous faut à présent déterminer qui est votre véritable ennemi car c'est celui-là qui est l'ennemi de votre peuple, le peuple qui vous a donné la vie. Un sacrifice suprême, celui dans lequel on engage sa vie, celle-là même que Dieu nous demande de préserver, doit en valoir la peine. TOUS CEUX QUI MEURENT A CAUSE DE SASSOU SONT ASSASSINES ET CEUX QUI MEURENT POUR SASSOU SE SUICIDENT. Vous ne méritez aucune reconnaissance de la part de notre peuple. L'histoire ne se souviendra pas de vous, déjà que Denis Sassou Nguesso ne se souvient même pas de vous. Vous êtes des morts pour rien...
LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU