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Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.

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ALI BONGO ONDIMBA : LA FIN DE REGNE EST EN MARCHE

C'est aujourd'hui, mardi 30 août 2016, que les résultats de l'élection présidentielle à un tour vont être proclamés au Gabon. Le climat est à l'émeute généralisée. Même le temps, signe des temps, est à l'orage. Nous regardons en ce moment même une vidéo qui donne la mesure de la température sociopolitique au Gabon où le peuple est dans la rue sous la pluie. Nous redoutions le positionnement de la force publique mais il est clair qu'elle est avec le peuple.

Battu par Jean Ping, Ali Bongo Ondimba doit prendre le courage de sortir par la grande porte. Les Gabonais ne veulent que d'une chose : le changement, l'alternance démocratique. Les Gabonais se sont inspirés des exemples burkinabè et congolais avec en plus une force publique moins ethnisée qu'au Congo qui a par ailleurs voté massivement pour Ping. La vigilance était de mise dans tous les bureaux de vote où les formulaires de résultats ont été filmés et photographiés.

Dans moins d'une heure, les résultats vont être proclamés par le ministre de l'intérieur, monsieur Pacôme Moubelet, et validés par madame Madeleine Mborantsuo, présidente de la cour constitutionnelle du Gabon. Nous espérons que la transparence électorale et politique l'emportera sur l'intrigue au Gabon, pays de paix. En effet, le ministre de l'intérieur est un ami d'Ali Bongo Ondimba et la présidente de la cour constitutionnelle, sa belle-mère par alliance. Cependant, qu'ils se rappellent qu'ils sont avant tout Gabonais, fils et fille de la terre du Gabon. Madame Madeleine Mborantsuo assumera les conséquences de la violation du verdict du peuple car les Gabonais sont déjà dans la rue. Ali Bongo Ondimba n'est pas plus important que l'ensemble du peuple gabonais réuni. Il apparaît assez net que ce coup-ci, le peuple ne se laissera pas encore une fois voler sa victoire.

Pourquoi diable en Afrique, faille-t-il que la volonté d'un seul individu l'emporte sur celle de la totalité du peuple ? Comment pouvons-nous aspirer à la démocratie et céder à la volonté d'un seul - à tort et à travers ? C'est un paradoxe qu'il nous faudra résoudre. Ali Bongo pourra poursuivre sa vie au Gabon ou au Maroc, pays de son épouse. Après tout, pourquoi s'accrocher à la présidence de la république quand il y a une vie après le pouvoir ? Le premier mandat d'Ali était déjà un mandat de trop car volé au peuple gabonais.

Nous ne pouvons pas dire que c'est la fin du règne de la sphère Bongo parce que Jean Ping est lié à cette famille mais c'est le début de la démocratie au Gabon, la démocratie qui ne saurait exister sans l'alternance politique au sommet de l'Etat. Il faut se dire toutefois que la démocratie électorale n'est pas TOUTE la démocratie mais juste le premier pas.

La marche de l'Afrique vers la liberté et la démocratie sera longue mais nous gardons bon espoir que nous ne sommes pas différents des peuples qui se prétendent civilisés et que nous pouvons envoyer au monde le message suivant : l'Afrique veut prendre son destin en main, librement, démocratiquement, en faisant elle-même ses choix. Que nos erreurs et nos réussites relèvent de notre propre volonté collective à vouloir construire notre avenir, notre destin. Nous ne sommes plus esclaves de personne. Ces temps sont révolus - même si certaines pratiques ont la vie dure. Ce siècle, le vingt-et-unième, est celui de l'émancipation de l'Afrique...

 

        LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

 

 

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